L'ostracisme
«Dans nos folles sociétés, tu peux tuer, voler, frauder, écorcher toutes les réputations, rien n'est aussi grave qu'un attouchement sexuel, même s'il est non violent, sans domination ou intimidation»,
Jean Simoneau
Malgré cette conception légale idiote, on essaie de faire croire que la sexualité est bonne.
Agir ainsi, à deux visages ou deux vitesses de discours, permet d'investir plus de subventions dans le discours moraliste et de cette façon, maintenir artificiellement le pouvoir des regligions. «Le ciment social.» Cela favorise aussi le chantage face à ceux qui veulent s'offrir le luxe de la désobéissance aux nouvelles règles, comme si la petite nature humaine s'était transformée avec le temps d'où la guerre moderne des religions...
Entretenir la peur et la combattre en même temps crée une insécurité très payante quand on veut conserver le pouvoir. Les gens ne savent pas quoi penser. Ils pensent comme les autres.
Ypontife
« Plus les gens sont confus, plus ils consulteront»
Ypontife voyait déjà les avantages de tout savoir avec la confession. Mais, il était un peu trop précoce... il a fallu attendre le christianisme pour atteindre cette étape. La culpabilisation ne germe pas en 24 heures.
Ypontife
Les gens en général ne réfléchissent pas longtemps sur la pertinence de ce qui leur est interdit, surtout si on pense que ça toujours été ainsi. C'est comme ça, voilà tout.
Ypontife voulait organiser une campagne de dénociation alors il envoya une prêtresse dans les lycées pour proclamer le besoin de crier ses péchés à voix haute, mais les dirigeants de
Un dirigeant de la Cité
La sexualité est un besoin naturel, modelé par ton genre homme-femme. Ton sexe construira l'image en toi, ce qui t'identifie, au plus profond de ton insconscient, alors pourquoi enseigne-t-on dans les écoles le devoir de dénoncer, dénoncer, dénoncer du viol au simple attouchement comme s'il n'y a aucune différence ?
Ne sait-on pas que c'est normal d'essayer de se comprendre, de se découvrir, de se comparer, quand on est jeune ? Que beaucoup de jeunes aiment se retrouver avec des gens plus âgés ? Alors pourquoi l'interdire ?
Pourquoi abolir les cours sur la sexualité, une connaissance essentielle pour éviter bien des problèmes ? A-t-on peur de la vérité, du besoin de se connaître ? Ou est-ce parce qu'on se rend compte des contradictions entre la vie et ce que l'on prêche ?
Ivoitout
L'interdit sexuel est essentiellement basé sur la honte d'être sexué. Freud parlerait du besoin de castration avec la féminisation de la société.
La peur du sexe est tout particulièrement à la base de l'éducation de toutes bonnes jeunes filles. Une éducation religieuse selon laquelle la femme est inférieure à l'homme. La femme est le mal, l'objet sexuel convoité. Le sexe est l'objet maudit de toutes les convoitises.
Ne dénonce-t-on pas habituellement ce que l'on juge mauvais ? Pourquoi entretenir ce double langage ? Pour nous rappeller que nous sommes tous des pécheurs, selon le discours religieux ?
Selon les pudiques, la victime ne s'en remettra jamais, qu'elle ait aimé ça ou pas. Qui n'aime pas se faire caresser ? Le traumatisme est perpétuel. Quelle folie ! Qui est celui qui prétend que le plasir la rendra folle de désirs et qu'elle perpétuera évidemment ce crime ad vitam aeternam. Qui est touché touchera ! Névrose automatique garantie ! Si elle n'a pas aimé ça, elle doit en avoir honte pour le reste de sa vie, se sentir coupable d'avoir été victime. Elle doit se confesser publiquement pour passer du statut de la victime à celui de héros : la personne qui n'a pas su affronter seule ses démons. Psychose automatique garantie ! Il faut aussi avoir peur des autres. Des violeurs potentiels qui ne pensent qu'à ça. Paranoïa automatique garantie !
Ypontife avait compris la nécessité de maintenir la croyance populaire et avoir des communautés dignes d'être haïes... le mal vient d'en-dehors... des impies. En jouant ainsi sur plusieurs tableaux, inévitablement, les gens auraient un besoin absolu de la religion.
Ainsi, pour avoir plus de dons dans les temples, on camouffla les désirs, tout en les permettant. Pour combattre le sexe, on inventa le sport. Et c'est ainsi que sont nés les jeux de la «tague» et de la «cachette». Ils furent tellement populaires que certains songèrent même d'en faire une disciplie olympique. Mais, pour garder du piquant, on les a interdits à ceux qui ont plus de 16 ans. On remplaça, chez les vieux, ces jeux par le jogging pour combattre les tendances à avoir une grosse bédaine en vieillissant.
Puisque les jeunes ne connaissent pas la provenance de ces sports de jeunesse, ils ne sauront jamais qu'ils furent jadis interdits à leurs aïeuls parce qu'ils étaient trop populaires. On a ordonné qu'il faille se mettre à détester ces jeux au fur et à mesure que l'on vieillit. Ainsi, l'éducation serait automatiquement orientée vers l'abstinence totale. Le temps figerait cet interdit dans les mœurs innées de chaque individu.
Virus fut, dans cet esprit, accusé d'avoir touché un sein de sa petite Amefèpétéléplom parce qu'il n'avait pas encore l'âge de partager son lit avec une demoiselle. Certains prétendaient qu'un tel geste pourrait empêcher ces petits seins de s'arrondir et nourrir plus tard une famille noble. Tout ce qui est secrupuleux naît toujours de l'ingnorance. Quoiqu'il en soit, Virus était plus vieux qu'Amefèpétéléplom, c'était donc à lui de dire non. Et le libre arbitre a fouttu le camp, battu à pleines coutures par la morale populaire...dans le libre arbitre, on peut dire non, mais on a aussi le droit de dire oui, c'est une autre forme de morale, basée sur la responsabilité individuelle.
Dès son arrivée en prison, les prisonniers inventèrent un sobriquet à Virus : « Imfabandé». Tous les prisonniers salivaient, se demandant dans quel secteur les gardiens étaient pour l'envoyer. Ils rêvaient à des nuits étoilées, éclairées par la lune, dormant sur la peau de ce magifique éphèbe.
Un toucher, c'est le mal suprême, même si ce n'est qu'une convention, un interdit, qui fut accepté partout aveuglément, religieusement à travers les siècles. Aucune punition n'est assez sévère. Rien ne justifie autant de haine. Ça permet aussi aux autorités de faire croire qu'elles travaillent au Bien de la population, qu'elles combattent le Mal.
Les grands gueules devaient alimenter la paranoïa, en privilégiant les nouvelles à sensation.
Ainsi, quatre grands gueules furent dépêchés dans Athènes pour informer les gens qu'un misérable maniaque venait d'être arrêté. Le crime le plus odieux, car il risque de donner le goût du perpétuel « recommencer vite».
Tu peux frauder des vieux à la retraite pour 100 millions de dollars, tu feras le tiers de ton temps. La croix est vite portée dans ce genre de crimes. Les remords fondent avec le temps.
Cependant, si tu ne suis pas une thérapie pour avoir laissé ta main frôler un petit zizi durant quelques minutes, non seulement, tu dois faire tout ton temps, mais tu es mis sur une liste de danger potentiel pire que la bombe atomique jusqu'à la fin de tes jours.
L'insécurité rend la vie insupportable parce que c'est un crime qui ne s'éteind jamais : tu peux être accusé d'une aventure qui s'est déroulée trente- quarane ans plus tôt. Que tu le veuilles ou non, tu es à la merci des plaintes, et si tu as déjà été accusé, un procès signifie automatiquement la prison, les râclées potentielles, si ça se sait. Finalement, tu finis par te dire que tu es mieux mort, mais encore faut-il avoir le courage de se suicider. Ceux qui pensent que c'est facile à faire ne l'ont pas vraiment tenté. La vie est une cochonnerie comme le wisky : plus t'es saoul, plus t'en veux encore...
La vie d'un pédéraste puisqu'on la confond à celle d'un pédophile, d'un psychopathe ou d'un réseau de traite des humains en entier ou en morceaux, est ainsi. On n'y peut rien. Certains avaient cru échapper à leur destin, à
On ne pouvait pas accuser Virus d'être pédophile, cette conception est née seulement en 1970 avec la peur du sexe qu'entretenaient les féminounes du Québec.
Par pur sadisme, les gardiens décidèrent d'enfermer Virus seul dans un cachot. Pourquoi le partager avec les prisonniers ?
À Athènes, il n'y avait pas encore de libérations conditionnelles automatiques. On pouvait attendre très longtemps pour qu'un juge entende la cause. Certains mouraient même oublé en prison.
Virus craignait pour sa petite chérie. On l'accuserait peut-être elle aussi de profanation du corps à un âge indu, comme le voulait tous les Ypontife de ce monde qui font semblant de ne pas savoir que la libido se confond avec les premiers coups de poing du bébé à l'intérieur de la maman.
Aussi, fut-il ravi de recevoir la visite de son tonneau préféré : Diogène. Ce dernier n'apportait que de bonnes nouvelles. Platon, lui, et Aristote avaient obtenu un procès rapide et confidentiel. Pas de grands gueules, ce fléau humain... Mieux, Amefèpétéléplom ne serait pas poursuivie et Platon s'en occuperait jusqu'à la libération de son petit Virus. Comme des milliers d'autres, Virus était très fier de préférer la présence des plus vieux, une attirance qui l'avait toujours bien servi.
Virus et Diogène arrivèrent à la maison, tout sourire. Pour la première fois, ils riaient tellement ensemble que Diogène oublia ses tentations habituelles. Inutile de préciser que Virus courut immédiatement retrouver sa petite Amefèpétéléplom. L'étreinte n'avait plus le petit côté enfantin que Platon avait décelé jusque là.
Cette sépration les avait donc rapprochés. Virus se fit même plus discret et amena sa petite vierge dans sa chambre où il put enfin lècher ses larmes et inventer mille caresses. Une des raisons d'exister de la tendresse n'est-elle pas de soigner les âmes en détresse ?
Platon demanda à Croisos d'amener les animaux, payés en guise d'amendes, au temple dirigé par Ypontife. « Dès ton retour, nous nous paierons un petit gueuleton. Il n'y a pas que l'enfant prodigue qui a droit à sa pizza. T'auras droit, toi aussi, à un morceau supplémentaire pour la commission,»
Aristote fit venir un serviteur pour le dépêcher auprès d'Alexandre et lui demander une couple de bonnes bouteilles de vin. « La liberté, ça s'arrose.» Mais, la liberté peut aussi s'éteindre comme un incendie arrosé trop rapidement... Ypontife, ayant été informé que Virus était déjà libre décida de se venger.
Pendant qu'Aristote flattait Péritas, le chien favori d'Alexandre, dont il avait la garde ; Ypontife et deux mercenaires firent irruption.
Ypontife expliqua à Platon qu'il était accusé d'avoir hébergé et soutenu un homme accusé d'atteinte aux bonnes moeurs de
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Virus est arrêté.
Socrate est mort, ayant osé, remettre en cause l'intervention des dieux dans la vie quotidienne. Ses enseignements, selon les stoïciens, corrompaient la jeunesse. C'est incroyable le nombre de fois que les fascistes, qui veulent imposer leurs idées, se servent de la nécessité de protéger la jeunesse pour instaurer leur dictature mentale. C'est si facile à faire croire…les jeunes ne sont pas là pour dire leur point de vue.
Les autorités sont championnes à faire croire que les plus vulnérables, les plus jeunes, ont besoin d'être protégés, d'où faut-il absolument les priver de tous leurs droits naturels, surtout sexuels. La libido, sa petite nature, peut être tellement forte que
La philosophie, où la recherhce de
Socrate croyait dans
Diogène se moquait de toutes ces hypocrisies. Il faut, selon lui, faire avec les circonstances, en exigeant le moins possible comme un rat, animal préférable à un chien , car ce dernier est dépendant de son maître... Un loup n'avait que la peau et les os, tant les chiens faisaient bonne garde, c'est tout ce qu'il avait réussi à retenir après un mois d'effort, étant trop distrait par la beauté qui s'agitait autour de ses barils. Que vaut-il d'être un roi, si le seul plaisir est de se masturber dans le noir en rêvant à son petit page ?
Quant à Aristote, il prétendait qu'on ne connait la vérité qu'en vivant. Donc, il ne blâmait pas Virus, se contentant de se demander où tout celà conduirait ce bel enfant. Diogène avait une maîtresse, Aristote avait une épouse et son fils Nicomaque, pourquoi cela ne devenait-il accepable qu'à 30 ans ? Est-ce vrai qu'en étant plus jeune, le sperme ne serait pas assez développé pour engendrer un enfant en santé ? Certaines civilisations croyaient même qu'un jeune devait être enculé pour que l'aîné puisse y déposer la semence que portera ensuite le receveur. Qui a raison ? Seul le temps et l'expérience peuvent apporter une réponse.
Quand il est question de sexe, qu'on l'aborde émotivement, presque tout le monde devient fou comme si cet aspect de la vie était ce qu'il y a de plus important. On ne passe sa vie en pensant au sexe.
En aimant une petite fille au lieu de s'offrir les fesses à un petit vieux qui s'occupe aussi de son développement et de son éducation, Virus commettait le crime des crimes. Il remettait en cause les structures imposées par les plus riches qui se déguisaient derrère la démocratie puisque la grande majorité des gens ne savent pas lire et obéissent à la lettre aux religieux qui prétendaient détenir la vérité de Dieu lui-même. Et, les religieux dictaient les règles de la vie sexuelle. Quand tu travailles sans cesse tu n'as pas le temps de te demander si on te manipule.
Cet amour illicite proclamait intrinsèquement l'égalité des humains, ce qui ne fait pas l'affaire de ceux qui désirent les exploiter.
Ainsi, Ypontife arriva avec deux soldats pour arrêter Virus accusé d'avoir laissé ses doigts mouler les seins naissants d'Amefèpétéléplom. Ypontife expliqua à Platon que si si tous les petits d'Athènes se mettaient dans la tête de vivre ainsi, il n'y aurait plus de petits pour particper aux olympiques.
Virus fut amené à la prison. Il avait commis le crime de désobéissance. On avait pas encore le droit de penser autrement que la majorité. Même des siècles plus tard, cette tare existe encore.
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jeansimoneau 2010
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Une manif anti-hétéro....
Virus pensait avoir atteint le fond du baril quand le soir venu, une centaine de vieux et de vieilles, torche à la main, commencèrent à défiler devant la maison de Platon, en scandant et en agitant leur chemise « L'amour n'est pas pour les jeunes ! ».
Un groupe vieilles folles s'agitaient quant à elles, en ajoutant aux cris de la foule : « T'as encore les gosses trop petites ! Laisse- les grossir avant de te les vider. »
Puis, ils déchiraient un peu leur vêtement, question d'officialiser leur opposition à cet outrage moral. À ce rythme, si la manifestation se poursuivait longtemps, les manifestants avaient toutes les chances de se retrouver en bobettes. Toutes les moumounes qui commençaient à s'agiter contre la nudité auraient certainement organisé une contre-manifestation en portant la burka. La folie ne porte pas qu'à tuer...
Évidemment ces adultes, qui étaient manifestement passés date, manifestaient contre le droit d'un jeune d'avoir sa propre vie sexuelle comme l'enseignait si bien Ypontife.
Ce dernier, craignant que ça vire au grabuge, se faisait représenter par son cinquième petit serin « Tipontife», le frère cadet de Ti-Zizi, héros de Valdabie, un roman de Jean Ferguson, un auteur québécois.
On entendait également les manifestantes crier à répétition : « Laisse cette pauvre petite !» Elles se jetaient alors par terre, criant comme des perdues, juste pour signifier quelle misère devait vivre "la petite" qui, selon elles, devait endurer le vice de ce maudit petit Virus, qu'elles confondaient avec le H2 N4. Une maladie inventée par la pharmacie, soit la « Vous serez malades pareil» et qui garantissait la vente de milliers de foies de tauraux pour se soigner. Chaque année, une grande course était organisée et les plus plus valeureux devaient attraper leur taureau pour y prendre le foi et le vendre au temple. Un profit extraordiaire, même plus payant que les jeux olympiques. On devait payer les «coureux» au mille parcouru. Plus la course était longue, plus cher était le foie.
Virus était ulcéré par la venue de ces gens qui n'avaient aucun lien avec sa Amefèpétéléplom adorée. « Ils viennent se mêler de mes affaires personnelles, de ma vie privée ». Les aînés ne reconnaissent pas aux jeunes ce droit fondamental. Ils savent très bien que les jeunes ne seront jamais capables d'expliquer qu'ils peuvent aussi prendre leur responsabilité. Les vieux vicieux préfèrent que les jeunes ne soient pas instruits sur les réalités de la vie. Ainsi, est née la censure.
Ypontife craignait le réveil des jeunes, surtout ceux qui avaient lu " Six moineaux", un philosophe enfermé par l'armée canadienne de Harper, parce qu'il ne croyait pas que le sexe est mal, Dieu l'ayant créé ... et , selon ce misérable pédéraste, le but de la vie est de contempler et adorer Dieu, pour son oeuvre magnifique, pour l'éternité. Si-moineau avait d'ailleurs peur de s'embêter devant un tel programme pour l'éternité. "On se tanne bien de regarder la télévision.", disait-il.
Virus avait perdu son emploi, mangé une râclée, n'était-ce pas suffisant pour avoir osé contredire les jeux de rôles sociaux de son Athènes tout aussi adorée que sa petite «pieuvre» Amefèpétéléplom ?
C'est lui qui prendra dorénavant la responsabilité d'offrir une vie décente à sa petite flamme, pas cette bande de vieux frustrés. Qu'est-ce que ces vieux « gramm-o-phones» avaient à venir parader devant chez Platon pour inciter les gens à le détester. N'avait-il pas le droit d'aimer sa petite ex-compagne de travail ? N'était-elle pas mieux avec lui, qu'esclave à la mine ?
Un eunuque sortit du groupe des manifestants et se mit à arranguer la foule.
L'eunuque
Quelle honte ! Quel devergondé que ce Virus ! Pourquoi n'a-t-il pas assez de morale pour respecter la tradition de nos pères, de nos grands-pères et de nos arrières-arrières-arrières grands-pères ?
Avant de faire des enfants, il faut avoir au moins cinq pouces de queue et selon toute vraissemblance, il n'en aurait encore que trois et demi.
Il rougit car il tenait cette information secrète d'Ypontife qui avait regardé Virus pisser, en se dissimulant derrière un arbre.
L'eunuque
Cette pauvre petite fille sera perturbée quand elle réalisera que son serpentin est encore beaucoup trop fragile pour créer un enfant fort. Qui devra s'occuper de sa progéniture ? Encore une taxe pour
De gros nuages couvrirent le ciel et une décharge électrique atterrit droit dans la couche arrière de l'eunuque. Il avait vraiment le feu au cul...
Zeus
Je me suis trompé de cible !
Apeuré par ce signe de Zeus, les manifestants retournèrent dans leurs fermes. Ils racontèrent que le dieu des dieux venait de se payer un eunuque.
Depuis ce te temps, les sodomites ne peuvent plus se vanter que leur passion est sans danger. Pour s'assurer que les "derrières" ne soient pas des forêts en flammes, Ypontife ordonna que tout sodomite devra dorénavant prendre une cuillerée de «petite vache» avant de faire l'amour à leur petits novices. Ce qui donna la tradition de se beurrer le pêteux avant de l'offrir, au cas où le passage serait trop serré.
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jean simoneau 2010
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Le sectarisme : racine de toutes les discriminations.
Croisos comprenait enfin, grâce à la réaction de la majorité envers Virus, pourquoi toutes les formes de sectarismes sont les racines de toutes les ségrégations. Juste devoir se dire féministes, gais, alcooliques ou autres, c'est se placer dans un moule pour permettre aux autres de te juger, de t'aimer ou te condamner. Créer des ennemis permet à la majorité de se défouler. D'ailleurs, les Romains le comprendront plus vite que les médias d'information. Tuer, ça peut être payant, tant que c'est un spectacle. Ce défoulement permet ensuite une plus grande tolérance envers ceux qui dirigent la société. Le système sera la mafia au pouvoir.
Par contre, il n'arrivait pas à saisir pourquoi ces situations existent.
Croisos
Ça n'a pas de sens ce que tu dis, Ivoitou.
Comment pourrait-on à travers les siècles en arriver à penser le contraire de ce que nous croyons aujourd'hui ? Si les femmes sont montrées comme le mal ambulant dans tous les livres saints, comment pourrait-on les percevoir autrement ? Ce serait admettre que les dieux nous ont menti ou qu'on les a faussement interprétés ? Ce serait admettre que l'on a inventé le mal.
Il faudrait abandonner les religions ou du moins les transformer, si on désire retrouver une certaine spiritualité qui conçoive l'égalité entre les humains. On devra repenser notre approche de la sexualité, si on veut tuer les différences qui justifient cette manière de percevoir l'homme et la femme.
Croisos
C'est peut-être aussi parce que les religions sont des commerces fondés sur des croyances dont on ne peut pas justifier ou prouver la véracité, mais qui animent nos vies.
Ivoitou
Leur morale sert à orienter la consommation : tu ne manges pas de porc chez les uns, tu manges du poisson le vendredi chez les autres. Tu tues de telle façon pour éviter que le consommateur ait le choix des coupes quand il achète de la viande, pour obéir aux dieux qui n'ont jamais mangé de viande. Les rites et les modes servent à distinguer les uns des autres. Les purs des impies. Cette division créera des règles nouvelles et de fil en aiguille, on oubliera de réfléchir sur ce que l'on est et on croira que le plus important est ce que l'on a. « Hors de l'Église point de salut ! »
Un certain Montesquieu fera croire que la magnifique,
Au lieu de comprendre les aspects négatifs des guerres, le prix à payer, on croira que le pouvoir est un bien. On choisira le pouvoir comme une fin, un but dans la vie plutôt que l'amitié.
Avec le temps, on sera même assez fou pour faire croire que l'homsexualité est une maladie mentale. C'est ainsi que se transmetteront les valeurs. L'homme se cherche encore. Les psys de toutes les sortes ont besoin de maladies pour s'assurer un bon salaire. C'est ce que l'histoire nous apprend.
Diogène
J'avais raison.
Croisos
Qui peut prétendre que l'amour d'un homme pour son petit apprenti ne soit pas la plus belle et la plus pure façon de vivre ? Aristote ne dit-il pas qu'il faut l'égalité entre les amants pour que l'amitié soit possible ? Ce n'est pas une question de sexe ou d'âge, mais de vibration. L'attrait l'un pour l'autre est d'abord physique.
Ivoitou
Platon et Aristote ont raison : nous vivons pour être heureux. Et, le bonheur exige que nous soyons au moins deux pour se compléter. La solitude est le début de la stérilité. L'existence de l'autre nous force à nous dépasser. Seul, on se contente de pleurer sur son sort et on devient aveugle à la beauté de ce qui nous entoure. Mais, l'amitié est sans sexe. La génitalité n'en est qu'une version plus corporelle de l'attraction amoureuse. Une étape vers l'essentiel. La soupe d'entrée du repas, du festin.
Aristote
Oui. Mais, il existe une différence fondamentale entre moi et Platon. Platon croit dans les dieux, moi, non. Il est plus près des acètes, plus spirituel que moi. Je ne crois pas que le corps est séparé de l'esprit. Je ne crois pas dans leur dualité. Rien ne nous prouve que l'esprit peut exister sans le corps. Personne ne l'a vécu. On voit rarement se promener une âme, sans corps.
Ivoitou
Tu as raison, car, un jour on découvrira que le corps est un support essensiel à la vie. Le corps permet de se souvenir, c'est la mémoire des siècles, c'est aussi l'intelligence, grâce au développement du cerveau.
S'il y a des hommes et des femmes, c'est que la procréation est non seulement la combinaison de deux ADN, mais aussi de leurs différenciations qui, à travers les siècles, donnera naissance à des êtres différents.
Ce droit au choix à travers notre sexualité est le fondement même de notre liberté. La vraie différence d'un humain d'un autre animal, c'est sa possiblité de choisir son partenaire sexuel ainsi que le moment de s'accoupler. Tous les animaux communiquent entre eux, même si ce n'est pas le langage humain. Mais, aucun animal ne peut échapper à sa période de rut. L'animal ne tombe pas en amour. Il procrée strictement pour assurer la survie de l'espèce. La sexualité n'est encore qu'un instinct. C'est ce qui nous distingue. C'est ce qui modiefiera notre vie en société. Notre rapport à l'amitié.
Tous les autres animaux obéissent instinctivement au besoin de se reproduire. C'est une force qui peut même les amener à s'entretuer. C'est la force, la libido, qui confère le rang que tu occupes dans la meute ; mais chez l'homme, tu peux choisir ta femelle ou ton homme. Ta connaissance peut te permettre de compenser pour un corps plus chétif. Tu sais qu'un jour il pourra y avoir surpolulation et que le meilleur moyen d'y échapper est de laisser la nature s'exprimer. L'homosexualité est une forme de sélection naturelle. Un diférence dans le choix et l'expression des chromosones.
C'est vrai, mais les grands changements viendront tout simplement parce que notre planète compte de nombreuses civilisations. Celles-ci ont évolué différemment, selon la connaissance et l'interprétation de la nature. Nos dieux existent pour expliquer ce que nous ne comprenons pas. Ils nous dirigent car leur pouvoir, leur force existe en fonction de notre ignorance.
Le problème : chacun croit qu'il a raison. Les atomes sont aussi réels que la réalité que nous percevons avec nos sens. Même notre corps change entièrement au cours de note vie. Qui sommes-nous alors ? Un moment de transformation d'un état à un autre. Que sommes-nous après notre mort ? Un champ magnétique qui vient d'éclater ?
Un jour, notre conception de la société sera glorifiée par ceux qui nous aurons vaincu, mais leur aristocratie et leurs dieux seront si violents qu'ils s'entretueront. La mère tuera le fils, le fils assassinera son père, un empereux fera brûler sa ville. À Rhum ? La décadence, c'est la violence. Mais, la violence c'est payant.
C'est ce monde ignoble que les intellectuels de l'Europe choisiront comme modèle pour l'avenir. Plus les hommes évolueront plus ils seront un danger pour les autres espèces, et pour eux-mêmes. Ils auront chosi la violence plutôt que l'amitié.
Plus l'homme se développera techniquement, plus il s'enfoncera dans une morale d'hypocrites et d'abuseurs, car ils inventeront le mal et passeront plus de temps et d'énergie à combattre la sexualité qu'à s'appliquer à faire le bien. Le monde sera dominé par l'argent. Des peupes entiers seront affamés, d'autres seront déciminés sous prétexte qu'il faut aimer Dieu.
Dans un monde évolué, les hommes et les femmes ainsi que les enfants seront égaux en droits, car on aura compris que chaque individu est un humain. On en viendra un jour à garantir un minimum vital à chacun et on fixera un maximum de richesses pour chacun. La vie vraie cherche l'équilibre. Un jour, elle s'imposera où l'homme s'entre-déchira jusqu'à diparaître totalement. Le mal, c'est l'orgueil, c'est la voracité de l'argent et du pouvoir. Le mal, c'est un manque d'amour, la violence, le mensonge et la censure.
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jean simoneau 2010
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Croisos s'en mêle...
Après avoir raconté son expérience à Platon et Virus, Diogène n'attendit pas d'être guéri pour resentir à nouveau ses pulsions. Il s'approcha de Virus et très délicatement, en passant le doigt sur un endroit ensanglanté, il se mit à le plaindre.
Virus réagissait comme s'il était entre les mains de sa maman. Il se laissait toucher sans dire un mot alors que de grosses larmes coulaient sur ses joues.
Évidemment, avec Diogène, le désir passe vite à la vitesse passion. Il profita de l'indifférence de Virus pour commencer à lécher quelques plaies, se dirigeant à la vitesse d'une soucoupe volante, vers l'ultime plaisir qui s'éveillait dans le bas-ventre de Virus, malgré la souffrance des plaies, concentrées surtout sur le reste du corps.
Pas chanceux, il venait à peine d'étirer la langue pour retrouver le membre de la virilité de Virus que Platon entraîna son fiston vers le bain pour mieux s'assurer que ses plaies soient propres et désinfectées. Diogène demeura figé comme une statue de plâtre, perturbé par le départ du corps qui devait lui réchauffer le bout de la langue fatiguée de rechercher ce membre tant désiré.
Encore un fois, cette merveille lui échappa. Platon enveloppa Virus d'une serviette au sortir de l'eau et l'aida à se rendre à sa chambre où Amefèpétéléplom l'attendait en larmes, comme il se doit chez une fille sensible. Quand Platon quitta la chambre, Virus était déjà noyé sous les étreintes de sa petite amie.
C'est, à ce moment, qu'Ivoitout arriva, accompagné d'Aristote et de Croisos. Ce dernier était visiblement perturbé par les événements. Il se calma quand Platon lui dit que Virus se portait bien et était entre bonnes mains.
Croisos pleurait. Il expliqua à Platon qu'il sentait avoir fallli à sa tâche puisque malgré ses pipes, Virus avait mal tourné et s'était amouraché de cette petite esclave.
Croisos
« Qu'aie-je mal fait ? Peut-être qu'il aurait préféré la sodomie ? C'est ma faute, j'en suis convaincu. Je n'aurais jamais dù hésiter et démontrer plus de passion. Qui pourrait résister au plaisir ?
Platon
-- Ben non !, en le prenant dans ses bras. Virus vit son destin. Comment expliquer qu'il préfère une fille ? Je ne le sais pas. Peut-être cache-t-il une dépression nerveuse ? Une tare hériditaire ? Tu sais qu'il n'a jamais été très enthousiaste dans le lit. Peut-être a-t-il été traumatisé par la mort des petits frères de sa mignonne à la mine et qu'il se croit responsable de sa détresse ? Il se prend peut-être pour un sauveur.
Aristote
Virus a toujours été différent. C'est son droit, même si je ne partage pas ses valeurs. Qui nous dit qu'il a tord ?
Ivoitout, quant à lui, fut horrifié quand il vit la gueule croche de Diogène. Il s'approcha et se mit candidement à lui flatter la tête. Diogène ronronnait comme un chat. Il leva le derrière, espérant qu'ivoitout touche à tout.
Ivoitout
Incroyable. Dans plusieurs siècles, les rôles seront inversés. Les gais seront vus comme inférieurs aux femmes. On passera même une période où l'on fera croire qu'être gai est une maladie mentale. Puis, l'économie jugeant que les gais sont riches et peuvent nourrir plusieurs portefeuilles, on revisera leur statut et on orientera les répressions contre les pédophiles, un mot qu'inventeront les féminounes qui sont parfaitement ignorantes dans les années 1970, puisqu'on ne sera pas assez honnète pour les distinguer des pédérastes d'aujourd'hui. L'ignorance ne disparaîtra pas dans la prochaine décennie.
Croisos n'en revenait tout simplement pas.
Croisos
Comment pourra-t-on croire, même dans des millénaires, que la femme a réellement une valeur autre que celle de mère ? Il savait qu'aucune religion ne valorise les femmes. Tous les livres saints affirment la déchéance féminine. Comment pourraient-elles un jour passer du statut de tentation, de mal à celui d'égal à l'homme ? Quelle civilisation pourra être assez folle pour leur accorder le droit de vote ? Même les dieux sont supérieurs aux déesses.
Ivoitout
Pourtant, c'est ce que je vois dans ma balle de cristal.
Croisos se fichait pas mal de toutes ces distinctions. À son avis, on aime ceux qu'on aime. La folie c'est d'y voir le mal.
Croisos
On est tous des hermaphrodites. Malheureusement, pour nous, notre statut d'androgine a cessé d'évoluer, de se développer, ce qui fait que nous sommes d'un sexe ou de l'autre, tout en ayant l'âme d'un androgine. Nous sommes des êtres imparfaits, donc, mortels. Le sexe n'existe que pour assurer la progéniture. L'amitié, elle, est sentiment. C'est l'aspect spirituel de la vie. La force d'attraction entre les gens. Et, la tendresse est sa voix, son expression. Diviser le corps de l'esprit c'est un non-sens, car la nature implique les deux composantes.
Je dois aider Virus. On n'a pas le droit de persécuter une personne à cause de son sexe et de ses préférences sexuelles, tant qu'il n'y a pas de violence, de domination ou d'intimidation. Mon amour pour Virus est pur parce que je veux son bonheur et quelque chose me dit qu'il en est de même pour Amefèpétéléplom.
Il y a quelque chose de supérieur au sexe, il y a l'amitié. Défendre les relations entre deux individus, quel que soit le sexe ou l'âge, c'est tuer l'amitié. C'est éliminer la chose la plus noble qui soit. Et, tant qu'à moi, l'amitié enferme aussi les rapports charnels.
Aristote
Tu as parfaitement raison, le jeune. Comment peut-on acquérir de l'expérience, savoir ce que l'on doit choisir, si on en fait jamais l'exprérience ?
Ivoitout
T'as raison, un jour, on reconnaîtra cette réalité.
Croisos
Le jour où l'on aura la sagesse d'admettre que l'homme est un animal.
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jean simoneau 2010
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