À mon avis, la crise financière qui secoue présentement le monde est la fraude du millénaire. Cette situation naît du manque de contrôle sur le système financier et la voracité de celui-ci. Ce n'est pas la fin du système capitaliste, mais un moyen de sauvegarder des institutions qui normalement engrangent des milliards de dollars de profits, mais qui ont profité de la situation pour grossir la consommation à crédit. Encore une fois , ce sont les plus pauvres qui devront se serrer la ceinture pour nourrir la grande mafia internationale mondiale. Il s'agit que d'une restructuration à la suite de l'application des idéologies de Bush et des grands de ce monde qui n'ent ont jamais assez. Bush et sa droite , ses appuis dans le monde , auront réussi à créer des guerres autour du pétrole et cette fois de dévaliser les plus pauvres aux États-Unis. Sommes-nous assez aveugles pour ne pas voir ce vol légal ? Les riches vivent à un autre niveau, mais se nourrissent de nos bras et de nos sueurs. Une telle crise démontre jusqu'où nous sommes impuissants devant ces bandits à qui on remet le pouvoir. S'ils sont incompétents, qu'ils ne savent pas limiter les risques , ils devraient payer pour leur présomption , sans arracher leur rédemption des poches du petit peuple. Plus ça va, moins ça change. Les magnats du pétrole et des énergies sont l'équivalent de l'aristocratie. Des parasites.
À toi , qui a tant peur des bourrasques et des chemins fermés, j'annonce un dégel : la rivière nous attend entre des forêts -champignons. Nous serons seuls à s'aimer autant, en toute beauté, sans briser nos rêveries. Je vois des géants de laine en grimaces devant des pipes- usines, des lapins schizophrènes qui gazellent dans les ronces en tourniquet d'abeilles.
J'entends des lutins rire des sauterelles- ruches- de- miel , des ours en peluche chantonner des grivoiseries, des brebis chasser le loup avec des baisers.
Je voudrais t'étreindre dans mes bras , en te chantant une berceuse, pour t'assurer que le temps des tornades a franchi nos barrages. Des pivoines informes éclatent dans des herbes violettes. Et, couchée près des arbres, la joie aromatise nos visions. Nous fermons les yeux afin d'ouir l'étendue de nos instants se dire des clins-d'oeil.
Il s'est étendu
sur le foin dans une étable
le beau Pierrot.
Complètement nu, à moitié ivre
il avait près de lui une demi-douzaine
de bonnes bières et deux verres de volka.
Il avait pendu , sur le mur ,
un portait de nu
ouvert une fenêtre
pour sentir dans ses poils
courir les courants d'air.
Et, dans sa bière, la dernière,
dansaient trois onces d'aspic.
Il est mort le beau Pierrot
un verre de bière à la main
une femme nue dans l'oeil
et la queue dans l'autre main.
Il est mort comme convenu
profitant des seuls plaisirs de la vie
n'ayant pas connu ceux de l'esprit.
Et, sur un bout de papier,
laissé près de son cadavre
le furibond avait écrit
juste avant de mourir :
je quitte le monde
comme je l'ai connu
je trouve la mort
en riant très fort
du sublime rigaudon
qu'est la vie...
Extrait de Hymne à l'amour , le vice, la révolte. 1968 (Poésie de jet)
Trinquons, ô Satan,
Trinquons !
Une goutte d'humanité
pour se gorger des plaisirs
de la charité.
Un tonneau d'égoïsme
avec un mélange de douleur
pour se fortifier.
Deux immenses verres
de nature et de cieux
pour s'envoûter.
Et une larme
une toute petite larme
de réalité
pour dégueuler ...
I was looking at the sea
the brain in my heart was crackling
over the waves, ô water and salt
like my childhood. Sky beauty.
over my skin. Humanity is born
with you ... little man...
in such a pretty instant
I will never forget ...
When I die in your eyes
peacefull dans blue
ready for love.