Enlevons les masques de nos corps
et fuyons au-delà de nos chastes prison
empruntant pour sillons tes cheveux blonds
qui coulent au tréfonds de la mer.
Les yeux aveugles laissons -nous ballotter
au gré du canot soudé de nos bras
vers un pays longtain, sans frontière, ni pensée.
Laissons-nous emporter au courant de nos lèvres
parmi les forêts vierges d'un mystère insondable
enfin unis, par un péché commun :
le meurtre du temps, charpente du réel.
Oui ! il et beau, d'aimer toucher le ciel
oublier que sur cette terre tout passe, tout passe
excepté ton corps léger qui s'enfile au mien.
Le pire viol de conscience nous vient des religions qui condamnent la sexualité, donc, notre réalité humaine. Fruits de sacrifices, les dogmes sont devenus des délires que l'on nous impose, surtout quand nous sommes jeunes et que nous nous réveillons au plaisir de la chair. Les religions ont confondu leur connaissance dans la spiritualité avec le désir de dominer et de s'enrichir. Toutes les civilisations ont leur religion, par conséquent, l'outil pour entretenir la peur de la mort et ainsi dominer la conscience de tous. Dans les années 1950 , au Québec, c'était la censure, la grande noirceur, entretenue par l'Église catholique. La religion a été éliminée ; mais on a aussi écarté son aspect positif : la spiritualité ou le goût d'un grand idéal. L'argent a pris la place de dieu.
