Tout ce monde qui coule
qui roule et s'écroule à mes pieds
tout ce temps qui s'écoule
ils se lèvent, ils montent
et se posent devant moi, en juges.
Je voudrais fuir, fuir loin,
n'importe où , dans un pays neuf
ou mieux, dans l'oubli, dans la nuit.
Je sens ce linceul
il piétine mon échine
et j'ai peur, j'ai froid.
O délices de la folie
enfin , je vous tiens
c'est la libération, c'est l'amour.
Je suis las , de tant de procès
je sens refroidir ma moelle
Comme c'est doux , la folie !
plus de procès, plus de juge,
seulement le temps qui s'écoule muet
et le monde qui danse dans ma tête.
Textes tirés de Hymne à l'amour, le vice et la révolte. 1968