Qu'on en pense ce que l'on voudra , la série des prochains textes , touchant ma foi chrétienne que je remettais en question après avoir voulu , comme bien des jeunes du Québec, être un saint ne fut pas qu'un geste de provocation, mais la proclamation la plus sincère et profonde de ma foi. En fait, à travers mes poèmes, je proclamais que si Jésus était un dieu, il était aussi un homme . Et, un homme, ça a nécessairement , obligatoirement une sexualité. Comment pouvait-il autrement dans ses enseignements nous démontrer qu'il fault être d'une absolue tolérance, comme il le fut avec Marie-Madeleine. Il faut savoir que ma tendre enfance a été marquée par la censure religieuse , ce qui m'a profondément révolté, car, il s'agit à mon sens, non seulement d'un mensonge, mais d'un viol de conscience. J'ai eu terriblement peur de mon audace quand j'eus publié ces textes en 1968. Comment faire comprendre à mes lecteurs que ce n'était pas un blasphème , mais une façon de voir qui me réconciliait avec "la foi de mon enfance", à l'époque de mon adolescence. Aujourd.hui, je trouve ça plutôt comique d'avoir vécu de tels tourments intérieurs. Un grand masochisme spirituel. Je ne veux choquer personne, donc, vous êtes avisés. Ce fut une période de mon expérience de vie... Une chance que je n'étais pas musulman, je me serais bien fait crucifier.