Comme vous l'avez sans doute remarqué , depuis hier, je publie des textes d'un autre livre soit : Autoportrait d'une révolte. La majorité des textes ont été écrits dans les années 1970 dans L'Amourajeux et repris depuis dans Autoportrait d'une révolte , publié il y a deux ans. Puisque j'y parle de pédérastie, l'Association des auteures des Cantons de l'Est, à Sherbrooke, a décidé de me bannir.
La raison pour laquelle je n'ai pas de poèmes plus récents est simple : j'ai enseigné durant 15 ans et alors je n'ai publié que des nouvelles littéraires, puis, à cause de problèmes personnels rattachés à mes idées ( l'indépendance du Québec et surtout le droit à la liberté sexuelle des jeunes, si elle est non violente ). Les éditeurs officiels ont cessé de me publier comme si j'avais d'un coup attrappé la fièvre. Avec le gouvernement conservateur au Canada, nous retournons des siècles en arrière en ce qui a trait à la liberté sexuelle. Heureusement, en étant un gouvernement minoritaire, il ne peut pas faire ce qu'il veut. La sexualité est devenue en Amérique une industrie du chantage. Après avoir été un élément définitif de progrès, les féministes sont redevenues les défenderesses de la morale bourgeoise et prétendent maintenant remplacer les curés par leur étroitesse d'esprit.