Afin de combattre un tabou, j'ai publié ce texte il y a deux ans. Même si ça m'a créé bien des problèmes, je considère avoir bien fait , car la censure est la racine principale du fascisme.
Espace pédéraste
Mon pays n'a pas de nom
je suis de race pédéraste
je contemple la vie
rivé à l'extase sourire
des premières éjaculations
d'un petit bonhomme qui me plaît.
Mon pays n'a pas de nom
je suis de race pédéraste.
Je bois l'amour et le bonheur
au bout de petits organes
qui apprennent en soubresauts
les gammes de la jouissance.
Mon pays n'a pas de nom
je suis de race pédéraste
de ceux prêts à mourir
pour un regard
pour un toucher
pour juste un peu d'amour.
Mon pays n'a pas de nom
je suis de race pédéraste.
Et, c'est pour ça
que l'on m'exclue
que l'on me chasse
que l'on m'accable
qu'on me condamne.
Amour antithèse de la guerre et de la drogue
amour antithèse de l'inégalité, du jugement
amour fascination de l'autre
amour-compassion anti-misère.
Je n'aurai jamais de pays
autre que le corps d'un gamin
que je découvre
avec ma langue.
Mon ami Marc s'est suicidé quand on l'a dénoncé dans une lettre anonyme. Quand les inepties religieuses l'emportent sur la compréhension, la vie n'a plus d'intérêt.