Pour moi, écrire c'est une passion. Je passe des heures tous les jours à réfléchir sur ce qui doit arriver dans mes petits billets. Parfois, j'hésite énormément parce que beaucoup de mes textes n'ont jamais été publiés. Si je meurs, ils seront vite oubliés (peut-être tout le reste aussi), sauf si une maison d'archives si intéresse, On a déjà une bonne partie de mes écrits, les vieux des années 1970 à 2000, mais tout ce qui est contemporain n'existe pas.
À date, j'ai publié , avec ma maison d'étition, créée juste pour avoir le droit de publier, Les Éditions du Temps. Sauf que , malheureusement, il faut de l'argent, beaucoup d'argent pour maintenir un tel passe-passe. Et, je n'en ai pas. Pire, toutes les associations de littérature au Québec m'ont écarté sous prétexte que j'ai un livre qui s'intitule Laisser venir à moi les petits gars , avec une des plus grandes maisons d'édition québécoise, soit Parti-pris. Quant à mon livre Il était une fois dans les Cantons de l'Est dans lequel tout est politique, il n'existe même pas sur les plaches des bibliothèques de la ville de Sherbrooke où y vit Jean Charest, premier ministre. Je ne dis pas ça pour me plaindre, mais pour prouver l'hypocrisie de nos institutions . Le crois ou meurs existe encore chez-nous.
Les archives nationales ont refusé mes textes, sous prétexte que l'arrivée du premier ministre ferait en sorte que les archives de l'Estrie manqueraient d'espace pour recevoir les documents gouvernementaux. Après on prétend que la liberté d'expression existe au Québec. Même la Commission des droits de la personne est d'accord avec cette censure. C'est un sujet qui me vaut encore de ne même pas pouvoir être bénévole, au cas où. Personnellement, je crois qu'il faut être malade pour interdire aux autres le droit de vivre , d'être libre penseur , tant qu'il n'y a pas de violence, de domination ou d'intimidation. Il faut dire aussi qu'à l'époque, j'étais très politisé : un bel argument pour essayer de te la fermer.
Pour contourner le problème, j'ai décidé de faire parler des gens de l'époque de la Grèce Antique. Cela me permet de critiquer notre civilisation. Je lis tout ce que je peux trouver sur le sujet afin de mieux faire ressortir les racines de notre monde. Quant aux Romains, les préférés de Monsieur Montesquieu, parce qu'il était contre l'homosexualité, je n'arive pas à lire leur histoire. Ils m'écoeurent tout simplement avec leur violence.
C'est ce que je fais sur mon autre blog qu'on peut aller voir à partir de mes liens. Malheureusement, il est encore impossible de publier un texte suivi en respectant sa pagination. Peut-être qu'un jour ce sera possible. Demain, j'entreprendrai probablement la copie d'un de mes textes qui n'a jamais été publié. C'est une façon d'offrir quelque chose d'exclusif quoique j'hésite encore. Peut-être devrais-je avant écrire mes nouvelles littéraires. Elles étaient publiées à Val-d'Or, grâce à mon très bon ami, auteur et éditeur, Jean Fergusson.