Je suis le module XIe93, situé quelque part dans l'espace, en quête d'une identité propre. Le module condamné à crever dans une période déterminée, de la main d'un destin irréversible, dù à ma décidion de refuser être une masse informée pétrie par le système.
Crever cette année ou l'an prochain, ce n'est pas tellement important. L'essentiel est de demeurer le module XIe93 , tel qu'il a toujours été envers et contre toutes formes de sociétés dominatrices et exploiteuses.
Certains modules courent dans l'espace comme des amibes, d'autres rampent comme des serpents. Module XIe93, je ne sais quel mode de locomotion j'emploie. Tout ce que je sais : je ne rampe pas. Je ne le ferai jamais, j'espère.
Je suis perméable au vent et à la tempête. Je suis sensible au feu et je me consume vite. J'étouffe dans la fumée des usines qui tentent de me pétrir, car, je suis allergique à la pollution.
Il y a place dans ce monde à bien des changements. L'oxigène se prête à bien des sauces. Quant à moi, je n'ai pas encore découvert la mienne,
Je suis niché entre deux étoiles. Immobiles sont mes pensées, fixées sur cette identité que j'aimerais bien définir. Qu'importe, après tout, cette recherche, je mourrai bientôt , comme ça, pour la sainte vache humanité puisque la reine l'a décidé.
Je ne cherche pas à échapper à ce destin, la vie est ainsi faite. Je suis né avec la mort écrite dans le front, avec l'impuissance installée au creux de ma main. J'ai au rein , greffée, toute une époque de frustration, de misère et de cris inutiles.
À quoi sert de gémir, la vie est de poursuivre une route inutile. Du néant au néant.
Module XIe93 , j'appelle la terre. Terre, m'entendez-vous ?
Qu'importe tant de précipitation, la terre ne peut m'entendre. Elle est sur une autre orbite autour du soleil. Et l'étoile devant moi ne sait que dire à tant de refrains saccadés de désoeuvrement.
Je suis seul. Irrévocablement seul.
Il faut se faire à tout, même à son non-être dans l'espace et le temps. Il faut apprendre à jouir de cette non-participation aux conflits de la vie. Mais comment ? Il est inutile de songer au suicide, le suicide est une forme d'euthanasie active. Il suffit de le faire pour que le lendemain soit découvert le processus de se mettre au monde, par avortement.
Il faut attendre patiemment. Regarder autour de soi où se cache l'orgasme. Il faut oublier que jadis, peut-être, il aurait été possible, par le fumier, de rencontrer un virus-transport et de ramper jusqu'à la matière encore inarticulée d'une pierre tombale. Et de là, à l'improviste, sauter dans le monde d'une plante ou d'un insecte par la sueur. Même la pierre sue.
Il faut être vide, malgré tout. Contre tout. Jamais je ne remplirai mieux ce rôle. Je suis le vide même de l'anti-matière.
Je suis un trou dans l'espace, un souvenir du temps où on était fier de soi.
Ici, maintenant. Je vis dans un sac de polystyrène. Je suis rasé et j'ai les ongles arrachées. En plus de l'air irrespirable , mes geoliers à chaque jour m'injectent de nouvelles peurs, de nouvelles hontes. Les autres qui m'entourent sont des bêtes affamées qui, comme moi, cherchent un moment qui leur permettra de vivre au-delà de cet enfer. Pourtant, nous savons que tous nous pouvons nous en sortir autrement que les deux pieds par en avant. Nous sommes les prisonniers de notre propre invention. Nous sommes prisonniers de nos propres phobies. Nous sommes prisonniers de notre état d'hommes. On n'échappe pas à l'évolution. La création spontannée est un mensonge.
Nous naissons avec dans le sang le poison qui nous tuera. Nous naissons aussi avec le goût d'aimer. Nous voudrions être des arbres. Seuls. Entourés de personne, sinon quelqu'un pour nous flatter, nous gaver de plaisirs, un autre nous. L'amour se vit nécessairement en couple . Le couple est une façon de vivre sa solitude à travers deux miroirs qui se reflètent l'un et l'autre.
Vivre la même schizophrénie , la partager pour la rendre moins pesante. Voilà ce qui nous hante , ce qui nous déchire et nous brûle jusqu'au moment où, en plus , pour nous revaloriser, nous allons jusqu'à mettre nous-mêmes sur nos blessures le sel qui nous électrocutera. Nous aimons notre déchéance jusqu'à la boire dans les tavernes. Les tavernes sont bien les seuls endroits de la terre où les prisonniers proclament à tout rompre la liberté en s'enchaînant aux autres.
Oui, nous vivons dans un monde de chiens au sens péjoratif du mot. Dans le monde luciférien, celui de la répression de l'amour, de la glorification de la puissance , de la violence. De la déification de l'argent. Nous sommes fidèles à notre esclavage. Nous le léchons et le respectons ... en laissant les autres, les dirigeants du système, de la mafia légale, toujours débiles, assoiffés de pouvoir et d'argent, hypocrittes, crosseurs et menteurs, décider du bien et du mal ... On les laisse nous laver le cerveau et nous imposer des valeurs diaboliques au nom de leur dieu : l'or noir. Nous avons besoin, tout aussi grands que nous soyons, d'un autre pour nous posséder , nous tyranniser. Nous avons besoin de notre misère pour nous donner l'illusion de vivre. Nous parlons d'un pays, notre corps, qui n'existe pas puisque nous sommes trop lâches pour l'aimer assez pour le faire naître. Nous rêvons d'amour, de feu, de sang , pour nous sentir héros ou martyrs. Nous embrassons dans nos lectures ceux qui ont su à leur époque défoncer le sac de polystyrène et nous crachons sur eux pour nous faire croire que nous sommes mieux.
Pourtant, nous sommes de maudits lâches. Nous sommes des peureux. Nous avons peur de vivre notre révolte jusqu'à la démence, parce que nous savons que cette révolte nous conduira nulle part.
Notes d'un professeur de littérature sur le texte de Mario, produit par un auteur pas très connu.
Un jour avant...
Ce texte duquel Voltaire aurait certes écrit, comme en réponse à Châteaubriand : "Crève, tu cesseras de nous casser les oreilles avec tes pleunichages, ton texte tient du délire." L'auteur n'a certes pas manqueé de transfigurer les événements dont la trame s'est enfilée autour de trois faits marquants et qui expliquent cette forme d'écriture, spéciale.
D'abord , une rumeur voulant que l'assassinat de Mario Bachand, du Front de Libération du Québec, ait été perpétré par deux agents de la Gendarmerie royale du Canada ( à la retraite au Québec) de façon à faire croire à un règlement de compte interne au sein du FLQ et ainsi provoquer un mouvement de panique chez tous les jeunes qui auraient pu avoir l'intention de poursuivre la lutte révolutionnaire de ce jeune felquiste. Aucun rapport avec les amours de l'auteur.
Puis, la beauté ahurissante d'un petit camelot du journal régional dont l'anniversaire de naissance était le 25 avril. Ce fait inconnu, trop privé, a suscité bien des interrogrations envers l'auteur, à cause du 25 avril. Était-ce une information ? Un projet ? Comme dans les bons films , certains pensèrent même que c'était une forme de double-jeu. On savait que la police fournissait parfois des jeunes pour piéger ceux qu'ils enquêtaient ou encore pour récompenser les mouchards, les juges et certains politiciens en échange de services rendus. Cette paranoïa suscita toutes sortes de fables, les unes plus risibles que les autres. Plus tu fais de prison quand tu es près d'un mouvement clandestin, plus les motifs sont politiques . T'es loin d'être acheté. On essaie simplement de t'écarter du chemin. Si en plus d'être soupçonné d'être terroriste, tu aimes les petits garçons, inutile de dire que les autorités essaient de te pièger. On aurait dû savoir que dans un Québec, sous le joug du clergé, le 25 avril signifie le jour de la "LIBÉRATION" dans la liturgie catholique. Est-ce que l'auteur lui-même le savait ? Voulait-il plutôt attirer l'attention sur sa concentration en faveur d'un changement de société ? Donner un aspect prémonitoire à quelque chose qui n'existait pas ?
Finalement, le texte parle aussi d'une soirée au cours de laquelle l'auteur en quête du grand amour dénicha , par hasard, deux jeunes garçons qui, après avoir fait valoir leur expérience dans la prostitution à Montréal ( étaient-ils vraiment en fugue ? ) acceptaient l'hospitalité, avant de se sauver , avec un 20$. Petit larcin qui justifiait leur fuite. L'événement aurait vite été oublié, et non les acteurs, si quelques mois plus tard, l'auteur, en cellule, mangeait toute une râclée par les policiers pour avoir eu des relations sexuelles avec des garçons envoyés par les enquêteurs, piège dont la police ne pouvait se servir puisque les jeunes avaient volé avant de se sauver. La police politique n'a aucune conscience. Elle est au-dessus des lois et des règles sociales. Ainsi, elle peut jouir dans tous les sens du mot « VICE» , pour contrôler les individus. La police politique est à la fois le bandit et le shérif, ce qui permet aux juges et aux politiciens de s'assurer que ni la loi, ni la pègre n'échappent à leur contrôle. C'est ça le pouvoir. Être capable de créer des lois qui nous favorisent et nous protègent , tout en dissimulant la vrai raison pour lesquelles elles sont crées. Les lois sont un compromis entre la police et la pègre, la délimitation du territoire, car toutes les deux sont des sources de revenus inépuisables.
Sous prétexte de protéger les enfants contre leur sexualité , contre les mauvais maniaques qui pourraient profiter de leur désir de caresses, la police politique peut fournir quelques jeunes pour pincer celui qui en profite hors du système fabuleusement rentable de la prostitution. Il ne faut pas que la prostitution existe s'il n'y a pas de proxénète parce qu'elle n'est pas rentable pour le système... mais, le système lui, acceptera que l'on fasse sauter la cervelle d'un jeune avec des drogues, produites par le système , ce qui prouve bien que pour le système la queue a plus d'importance que le cerveau... d'ailleurs, les jeunes qui ont perdu les pédales ne sont pas soignés, ils sont emprisonnés ... les enfants de Duplessis ou de Rochon, ça existe encore. Dans ce cas, la police est aussi à la fois le bon et le méchant. On ne légalise pas le droit de semer une consommation personnelle de pot à la maison parce que le marché de la drogue serait perturbé. Tuer le cerveau des jeunes est un nouveau moyen de contrôler les masses ... Les drogues fortes ont tué toute une génération.
La Justice est une bête à deux têtes, une portant la Couronne ; l'autre, ayant la forme d'un glaive... malheur à ceux qui n'ont pas d'argent ou ne pensent pas comme le pouvoir ... une apparence de sagesse... Tout ce qui appartient à la violence sert le " POUVOIR" .
Un autre fait encore plus fondamental, celui avec qui l'auteur avait passé la nuit s'appelait Mario ... La force de l'évocation et du délire naissent de la beauté corporelle, mêlée à la poésie. Toute une tentative pour créer u nouveau style littéraire.
L'auteur aurait été mieux de créer un roman policier avec tous ces éléments. Son texte aurait survi à sa mort. Quand on retrouva le manuscrit ,on put lire : " Aux révolutionnaires de tavernes et à la go-gauche pan-canadienne ... Un puzzle littéraire... "
J'aurais voulu crever tant j'avais honte de ne pas avoir la fierté de porter " mon crime " , celui d'être tel que je suis, mais d'instinct, je savais que crever ne conduit nul part et qu'il est parfois plus difficile de vivre que de crever.
Cette saison en enfer m'a créé tel que je suis. Cet enfer a semé en moi la peur, mais aussi le courage et la détermination d'abandonner le combat que le jour de la victoire. Mario, je ne t'oublierai jamais puisque je suis toi et que tu es moi. Puisque tu es la terre et que je t'aime. Aucune frontière ne peut m'atteindre et restreindre mon amour, ma bien-aimée, Terre-Mario. Terre-Québec... terre universelle.
Tu aimeras, Terre-Québec, par la lucidité des choses, ces peuples qui s'éveillent en inventant la galaxie de l'amour et de la liberté. Chaque pays aura son Mario. Son but. Son amour du peuple. Chaque pays s'éveillera à la démocratie et aux droits de l'Homme . La vie empruntera aux pierres leurs atomes en mutations et nourrira les sillons nécessaires aux récoltes.
NOUS SERONS DES ENFANTS POLISSONS, MAIS ADORABLES ...
Oui ! nous vaincrons. Nous vivrons sur terre Royame des Hommes libres. Le royaume de ceux pour qui l'Amour est plus important que l'argent et la gloire, pour qui la Vérité d'Être est plus fondamentale que le plaisir, UN QUÉBEC LIBRE.
L'important ... c'est de t'avoir connu. C'est d'avoir appris que la non-violence vraincra l'ordre et le fascisme quand les hommes seront maîtres de leur destinée. Quand la forêt aura vaincu la ville. Quand la poésie aura pris sa place au trône de chaque humain. La non-violence vaincra l'ordre quand nos mains affamées d'amour se tendront vers les autres, caresses et baisers. Redécouverte du toucher... interdit pour tuer la tendresse. Communication-aimant. Les humains ne sauront survivre à la voracité de l'argent, sans apprendre le bien essentiel des caresses, de la tendresse.
Même si le système économique s'ingénie à tuer ceux qui pensent, à briser leur conscience et leur lucidité, viendra le jour où l'amour vrai, la passion, non hypocrite et libre, triomphera. Alors, les gens sauront qu'aimer n'est pas exclusif, ni possessif, mais qu'il est le visage, le corps que l'on cherche et que l'on découvre. L'âme-soeur. Notre complice d'une vie.
Tu ne peux savoir mon Amour à quel point j'aimerais dans l'ivresse d'un geste d'amour, que cessent les Biafra, Nigéria, Cambodge, Palestine, Afghanistan, Tchétchénie, Haïti... que cessent toutes les dictatures meurtrières.
Serait-ce que la terre est plus pesante à la conscience que le Cosmos ? Échappe-t-elle aux lois de l'idéal ? La vie ne doit pas être une larme. Tous les soldats sont des assassins décorés ou non... car ils vivent pour tuer.
Mario-Réjean, mon Cosmos, je t'adore !
Sherbrooke 1972
Texte revu et adapté, Montréal, 1997.
Le roc a en son sein la première énergie qui s'éleve de la terre jusqu'à l'esprit. L'énergie se mute par degré de qualité. Plus elle est proche de son achèvement, plus elle est amour et liberté.
J'oublie le temps de la dague en mes mains. Du désir serein de voir couler le sang entre mes doigts pour me venger de la tyrannie quotidienne du système qui m'épiait alors que peut-être un peu masochiste, j'errais dans l'air pur, conscient de ma condamnation . J'étais seul parmi les miens et j'ai refusé de fuir. J'aspirais à la purification. Les autres par leurs jugements nous rendent trop facilement coupables, errants... la seule loi de Dieu est de tendre au bonheur, patio de l'adoration ...
J'avais hâte de payer. Et j'ai payé pour rien ! Je n'avais rien à payer. Rien à me reprocher. Merde de merde. Cependant, cela m'a permis de te connaître mon bien-aimé. Je me condamnais d'avoir aimé et désiré ta chair et par l'absence de celle-ci, j'en apprends la valeur et son caractère essentiel. La répression sexeulle est une forme de maladie mentale.
L'enfer ! L'enfer ! J'ai connu les derniers jalons de l'écrasement, les dernières balafres à la dignité humaine. J'ai connu combien les folies sociales de la morale peuvent avoir l'art inné de briser un humain, de le rendre mérisant à lui-même. Kâliss ! Le Canada est un pays faciste, l'hypocrisie incarnée. Le chef d'oeuvres des multimillardaires ... où l'on rend le peuple complice de l'exploitation ... Le Canada n'est qu'un appendice américain ...
La folie est entrée dans mes pores. Elle soufflait de partout des airs de culpabilité. Je suis devenu par la force de leurs mots plus coupable que le peuple américain qui s'apprêtait à baigner le Moyen-Orient dans le sang. Je me sentais plus coupable que tous les boss qui tuent à longue haleine des centaines et des milliers d'humains. Plus coupable que les compagnies d'essence qui mettent l'Afrique à sang. Plus coupable que les laboratoires des armées qui inventent des sidas et d'autres épidémies pour tester leurs nouvelles armes bactériologiques ... Plus coupable que ces crimes organisés, que la mort du petit Daniel Desrochers dont on laisse les meurtriers en paix alors que pour un attouchement sexuel, dans le cirque du réseau féminoune international de chantage, il suffit de la parole du maître-chanteur pour te condamner ... plus coupable que du meurtre d'un enfant par la drogue ou autrement, il faut des preuves à n'en plus finir alors qu'une caresse, l'amour d'un garçon est aux yeux de ces exploiteurs d'une morale bourgeoise, un crime éternel ... Quels hypocrites ! Eh oui ! j'aime les garçons... «si c'est pas écoeurant», diront les débiles qui ne peuvent pas faire la nuance entre l'Amour et l'exploitation des mafias internationales. Pauvre Mario, qui n'a que douze ans ... et qui sait déjà jouir de son corps ... et de la liberté ... comme tu dois souffrir de cette méconnaissance des adultes de tes besoins les plus primaires, les plus essentiels à ton développement ... il n'y a que les femmes perverties par la morale des religieux qui peuvent croire qu'une caresse est une souffrance ... pour se sentir déposséder par un baiser ... d'ignorer le plaisir, la joie, la tendresse d'une fellation et du parcours pour y arriver.
Que peut-on faire quand on est accusé de partout ? Un peu plus et la terre sera détruite par cette " faute " d'amour ". Ce crime impardonnable de refuser la sélection " commerciale" des rôles sexuels imposés par et pour le bien d'une collectivité minoritaire, les faiseurs de morale qui exploitent la masse des humains qui a la naïveté de les croire sans savoir que les sectes religieuses sont le cheval de Troyes des policiers de l'espionnage ... Le colonialisme par la morale des autres... L'aliénation qui permet aux religions de répandre leur venin.
Oui ! je n'ai commis qu'un crime : ne pas avoir assez aimé.
Mais l'Amour se multipliera partout. Il engendrera la sève dans roc puisqu'il est mutation, orgasme.
Je souffre une vie entière dans un espace quelconque, dans un temps si court. J'ai mal de vivre ma vie, qu'elle me conduise à la déportation ou être fusillé. Si un jour la pollution prend la terre d'assaut et sort vainqueur : c'est la mort. Je suis prêt à franchir le temps pour te demeurer fidèle. Même la prison ne peut pas m'arracher cette hantise. Comment puis-je te trahir ? Ne pouvons-nous vivre nos rêves ?
J'aimerais que partout , comme nous, nous nous aimions tous. Qu'à jamais l'envie soit déracinée en nous. Que la suffisance de notre propre bonheur individuel soit notre vie et non la recherche d'un bonheur illusoire de pouvoir et de domination.
N'y a-t-il pas eu assez de Vietnam ? Maudit impérialisme ! Tout peuple a le droit à sa liberté. N'y a-t-il pas assez eu de guerres ? Le monde est assoiffé de paix ... mais pour avoir la paix , il faut l'amour, l'égalité entre humains, et pour avoir l'amour, il faut le droit à la passion. Dépasser les frontières des langues, des races et des religions.
Je t'offre mes lèvres. Je t'offre mes mains. Je t'offre mon corps, mon pénis, mon cerveau. Mario , utilise-les. Dicte paroles et gestes. Et par la suite ... advienne que pourra. Ce sera pour nous le paradis ou la pollution. Ce sera pour nous la campagne ou la ville, le cheval ou l'auto , la victoire ou la prison. La liberté ou l'exécution.
J'ai foi en nous. La liberté sera notre Amour. Notre vie sera celle que nous aurons choisie. Il n'y aura plus de démocrassie capitaliste et d'autoritarisme communiste, mais une participation de tous à sculpter ton corps, notre corps, notre propre épanouissement et notre propre destinée. Nous serons tous un même JE dans une gamme que l'on ne saura jamais détruire. La démocratie sera d'être nous-mêmes, au service de tous, selon notre propre vie, nos talents et nos possibilités.
Mario. La liberté aura vaincu l'espace et le temps. Il n'y aura plus de capitalistes, de communistes, de socialistes; il n'y aura plus de mahométans, de bouddhistes ou de chrétiens ; il n'y aura plus d'hommes et de femmes, mais des humains ... des HOMO-FEMMES, des HUMAINS libres, assez intelligents pour vivre au-delà de tous ces rackets, de toute forme de violence, de vivre la VIE pour VIVRE.
Partie 3
Maudit ! il y a des guerres partout. Les guerres servent à nourrir l'économie. Les catstrophes naturelles sont des produits de nos armées pour poursuivre l'exploitation vorace des êtres humains qui ont encore une conscience... Les catastrophes naturelles ne font qu'obéir à une mafia pré-historisque qui les créent dans les laboratoires de nos armées. N'y a-t-il pas moyen d'y mettre fin ?
Je rêve au jour où les hommes n'auront plus à empiler leurs liasses parce qu'il n'y aura plus d'argent.
Je rêve au jour où l'intelligence ne sera plus au service de la gloire et de la domination, mais au service du coeur, de l'Amour et de la Compassion.
Je rêve au jour où nous aurons construit notre paradis car, un jour, c'est sûr :
L'AMOUR VAINCRA