Quand oscille le chronomètre de ta pupille
aux volcans internes de mon coeur
mon corps albâtre à son rocher
tutube aux vagues souffles de ta gorge.
Mes mains palmées de pervenches s'épongent
à la forêt fléchie au vent des marais
au crescendo de nos éjaculations.
Atmosphère osmomètre
du vertige de la vie ...
Ton sourire m'a envoûté
malgré les distances, les paysages
je trouve en toi les couleurs de la vie.
L'hiver nous enivre
dans soleil de Floride
la neige nous enveloppe
nous grise de se revoir.
De boire à ta jeunesse
de gamin exalté
de ta puissante naissante
je renais à l'enfance
je partage la grisaille.
Tu m'es apparu LIBERTÉ et j'ai voulu te saisir
il est des SOS qu'on lance à la face de la nuit
des volutes de braises pour y voir jaillir les flammes du
DÉSIR
Rien n'est plus difficile que d'inventer les mots qu'il faille pour décrire ce que nos mains tentent de créer, d'exprimer. Ces mains anathèmes, bandits ; ces mains proclamations; touche de vie;ces mains résurrection, sensation de soleil; infiltrée dans la peau; ces mains besoin de rire; ces mains cicatrices ; ces mains sculpteurs d'instincts ; ces mains qui s'acahrnent à l'antre de tes cuisses ruisselantes d'hommages.
Il est un langage du geste, un langage spontanné que ne saurait traduire la forme des voyelles, un langage hélas prison, plaisir castré, jadis ,pourtant module de VIE , avant que les religions l'aient broyé.
La guillotine s'abat sur mes poignets et le sang coule vers toi , telle une éternelle obsession à refuser de mouvir ... Le Soleil est dans ma main... laisse-moi le porter à ma bouche ...
Je veux mourir pour toi
mourir d'amour et de volupté
mourir condamné de t'avoir caressé
d'avoir déchiré le voile de la haine
pour entrevoir le ciel toujours bleu
toujours chaud des caresses du soleil
hypnose permanente de beauté
de soif de ton corps.
Ange, je serai enfin en toi
la mort est une porte d'entrée
un accès interdit aux hypocrites
une bouche chaude qui t'aspire
dans l'infini qui se révèle
indifférent à la haine des hommes
drogués de pouvoir et d'argent.
Je mourrai
fier de t'avoir fait connaître
la jouissance et la liberté.
Comment dire je t'aime si je ne peux exprimer ma fascination ?
Comment puis-je dire liberté si je dois ramper devant le code moral des autres ?
Comment puis-je te crier la beauté que je chante à travers toi,mon pays, mon petit ?
Cette beauté que j'ai besoin de toucher et qu'on me ravit au nom de je ne sais quel dieu.
Quel mensonge ! Dans quelle hypocrisie nous force-t-on à vivre !
À cause de vous
curés
À cause de vous
politiciens verrat
À cause de vous
féminounes paranoïaques
homophobes hétéros
Indésiré partout
je suis privé de ma folie
je dois parler langue étrangère
la violence s'infiltre dans mes chansons
moi, le pacifique , l'amant .
À cause de vous
chaque jour je suis assassiné
Mais contre vous
J'ai les doigts qui résistent à la vengeance
cramponnés dans votre fosse de béton
ils me racontent Riel et les Patriotes.
J'ai les doigts saignés
de vos coups de fouet
je suis sur mon lit d'agonie
couché déjà dans mon sépulcre
en forme de buildings de béton.
Je suis muré. Claustrophobe. Axphyxié
Par votre pensée unidimensionnelle.
Le monstre que vous voulez créer
pour vous servir de punching bag
m'apparaît pour être tué.
Entre l'enfance et l'adolescence
mon corps se mute
se démute perpétuellement
au rythme des tempêtes que j'assume.
J'ai le vouloir de vos corps, de vos corps-coquilles, de vos corps-paysages, de vos corps -fleurs, de vos corps poissons, de vos corps-oiseaux, de vos corps- océans, de vos corps-vie que la mort n'a pas encore flétris, de ces corps qui me permettent de passer de l'agonie à la vie.
J'ai besoin de vous pour vous dire:
il est encore des vies qui méritent d'être vécues.
fascination des corps comme les vôtres
admiration, désir de chair et d'esprit
amour divin, soif d'infini ...
je vous aime avec mon sang
je vous aime à en mourir.
Tous ces textes sont tirés d'un recueil de poésie Portrait d'une révolte . Ce sont les textes qui imagent le plus mon parcours à travers un monde qui n'a pas le temps de se demander pourquoi nous sommes vivants , un monde qui assiste à la destruction de la terre , sans même réaliser que ceux qui nous gouvernenent sont ceux qui nous exploitent. Il faut réfléchir aux leçons de la science et se demander si les préceptes religieux font un sens. Les religions en condamant la sexualité ne nous condamnent-ils pas à nous haïr ? Le fanatisme religieux n'est-il pas une des sources profondes du fanatisme et des guerres ?
