Notre système n'a pas encore assez d'intelligence pour faire la distinction entre l'individu, le privé et le crime organisé. Puisqu'il est aussi bien responsable de la police que de la mafia, les gouvernements en votant les lois s'arrangent pour départager ce qui est payant de ce qui ne l'est pas. Comment demander à un monstre à deux têtes de penser normalement ? Quand la police joue au tapin pendant qu'on s'entretue au niveau de la pègre pour le pouvoir ou les territoires, il ne faut pas croire qu'elle jouit d'une grande moralité; mais c'est beaucoup plus plaisant de se faire poigner le cul ou de se faire donner un massage que de recevoir un coup de poing en combattant la pègre sur le terrain... C'est moins dangereux et les arrestations continuent d'alimenter les statistiques pour justifier l'emploi policier et un meilleur salaire... On crimilalise la pédérastie parce que l'on a peur que trop de jeunes aiment leurs expériences et deviennent gais. On oublie que l'orientation sexuelle est innée et , à moins de violence, elle est inchangable. La chasteté est moins naturelle que la curiosité sexuelle.
Il est débile que la cour ait sursauté quand j'ai affirmé dans mes écrits que notre système est meilleur pour protéger les pénis que protéger les cerveaux des jeunes de la drogue... Pour la drogue, on tue. Le petit Daniel Desrochers est l'exemple parfait. Aujourd'hui, on tue le cerveau des jeunes en leur fournissant la drogue dans les écoles... Attention ! je suis pour la déciminalisation d'une possession personnelle de mariuuana, si elle est produite à la maison, pour des adultes. Quand on en consomme trop, c'est une maladie, non un crime. La pègre augmente la force de la marijuana pour mieux vendre, mais en même temps elle détruit la jeunesse. C'est pire qu'une pipe. Mais, pour la police, c'est peu important, un pédophile ça risque moins d'être dangereux quand on l'arrête après avoir utilisé des leurrres sur internet que de s'attaquer au crime organisé. Une justice de féminounes ! La police remplace le père. Pourtant, sur internet, les parents peuvent surveiller leurs enfants par le contrôle parental ?
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Les drogues dures ( les médicaments chez les vieux ) sont les pires ennemis de l'Occident. Les drogues détruisent génération après génération. Pire, mariées à la violence dans le cinéma , et srutout dans les jeux chez les jeunes, elles sont une des causes profondes de la brutalité de notre société. Ce n'est pas pour rien que les Mormons voient à éliminer toutes les scènes de nus, à Hollywood, mais sont indifférents à tout ce qui est violent. Ce n'est pas pour rien que l'on dit que l'industrie pharmaceutique et l'immobilier sont les moyens par excellence de blanchir l'argent du crime organisé. Payer un logement ,un et demi , 450$, même chauffé, c'est du vol, de l'exploitation.
Que l'on protège le réseau des trafiquants de marijuana pour conserver les emplois des vendeurs de rues, ce n'est pas important. C'est même acceptable, selon le système, car les statistiques n'en parlent pas, tant qu'il n'y a pas de guerres internes qui fassent monter le taux des crimes. Pourquoi ne s'assure-t-on pas de contrôler d'une manière absolue la qualité et la force de la marchandise si on ne peut pas l'empêcher, spécialement si elle devient accessible aux jeunes. Pourquoi détruire un cerveau c'est moins grave que relation sexuelle sans violence ? Parce que la relation sexuelle ne paye pas le système qui comprend aussi tout ce qui est fait au noir. En créant des zones grises, ça permet à la pègre d'opérer en toute impunité. Un policier a la tâche plus facile quand il s'agit de se noyer l'oeil dans la pornographie infantile, de se faire passer pour un jeune, que de tenter de mettre fin aux réseaux de crime organisé.
Actuellement, 80% des maladies mentales et émotionnelles chez les jeunes seraient dues à de mauvaises drogues ou aux drogues dures. Est-il plus dangereux de sucer le sexe d'un peit gars qui y découvre la frénésie de vivre que de lui flamber le cerveau avec des drogues ? Pourtant, c'est ce que le système dit en refusant la décriminalisation individuelle de la marijuana et de la liberté sexuelle individuelle. La prostitution doit être une décision personnelle et non exister à l'intérieur de réseaux qui exploitent les prostitué(es). Ces règles sont la violation du droit sacré d'être le seul et propre maître de ton corps ... Les féminounes n'ont pas encore compris que dans ma lutte, je préconise l'égalité de tous les humains, mais la responsabilité individuelle de ta vie et de ton bonheur . Elles pensent que la sexualité est sale, mérisante, parce qu'elles l'ont vécue comme ça. Moi, je pense que la sexualité est un moyen de se réaliser individuellement à travers l'amour, qui est d'abord et avant tout l'attraction physique. Pour elles, la sexualité est encore un montre comme du temps des Inquisitions. Et, depuis leur enfance, on leur fait croire qure la sexualité est une saleté, un danger. Notre morale sexuelle rejette la réalité humaine et le droit de jouir de son corps. C'est une morale malade, irresponsable et diabolique. On croit que nous devons tous penser pareil. On a pas le droit de croire que la sexualité est bonne.
La loi condamne la prostitution individuelle en encourageant le proxénétisme ( l'esclavage sexuel féminin organisé)... Est-ce normal ? Parce que depuis toujours et pour toujours, la majorité des humains sont hétérosexuels. Le système, en créant les lois , est à la fois la police et la mafia... une même poche pour encaisser les profits. Un ami ex-policier de la Sûreté du Québec, Pierre Faucher, me disait : « prouve-moi que la pédrastie est payante et elle est permise demain matin » . La mort des jeunes est considérée moins importante que de les sauver d'une relation sexuelle avec un adulte qui leur apprendrait à jouir de la vie... comme l'ont toujours fait les grecs anciens et les chamans. Chez les dits primitifs , au moins, cette maladie qui veut que la sexualité est condamnable n'existe pas. Pour la loi et la morale, pour contrôler, notre société est prête à sacrifier sa jeunesse. pourtant , la morale sexuelle bourgeoise n'est que le rejet des Autres, de ceux qui lui sont différents. On préfère tuer à l'amour. La répression sexuelle est une affaire d'ignorance. Cependant , le jeune doit être abslument libre dans son choix à savoir « s'il aime ou n'aime pas » la relation sexuelle qui lui est proposée. La liberté doit être absolument un chemin conduisant à l'autonomie et la responsabilisation individuelle. Aucun rapport avec un jeune ne doit être violent ou imposé. Cette liberté doit tenir compte du fait que pour le jeune, tant qu'il ne peut pas procréer, la sexualité est un jeu, une curiosité à assouvir. Que l'on cesse de s'imaginer des dangers qui n'existent pas. Malheureusement, il existe un trafic d'humains qui sans conteste doit être combattu, mais c'est à un autre degré. C,est le fruit du crime organisé. Les psychopates ne sont si nombreux.
Le crime organisé devrait être jugé différemment que l'individu seul, car, l'individu n'a pas les ressources pour s'en sortir seul. La justice devrait être mondialement réformée pour assurer plus d'équité envers les pauvres. Pour le moment , ta valeur monétaire égale ton degré de liberté. Le crime organisé est un état dans l'état, ce qui est absolument inacceptable.
Je ne suis pas scrupuleux, mais je veux le bien du peuple.
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À Val-d'Or, il y avait un immense problème entre les skinheads et les punks. Un jour , je me faisais traiter, car, j'étais tombé dans ma cave à Monréal et je m'étais blessé à une épaule, m'enlevant presque toute capacité à bouger mon bras droit. Un type qui était sur aussi sur une table de traitement près de moi m'a dit que le problème, la guerre entre ces deux groupes de jeunes, avait été solutionné en donnant de la drogue aux jeunes punks. « Ils en ont eu assez qu'ils se sont tous tués à force d'en prendre excessivement. » Il y avait eu effectivement une vague de suicides. Cette révélation m'a scandalisé. Six jeunes étaient morts d'avoir trop pris de drogues à Val-d'or, à cette époque précise. J'ai demandé à cet individu ce qu'il faisait dans la vie pour confirmer ce dont je me doutais. Il m'a répondu qu'il était policier à Val-d'or. Puisqu'on prétendait devoir m'écarter pour m'empêcher de révéler un secret, ce devait être le secret.que je ne devais jamais révéler. Je n'en vois pas d'autre. Je n'en parle pas par vengeance, mais pour m'assurer que jamais plus une telle chose soit possible. Un jeune délinquant est toujours un humain. Il a besoin d'aide et non d'être écrasé. Comment la police acceptait-elle de fournir les drogues qui ont causé ces suicides ? Même en combattant le crime organisé, ca n'a aucun sens. J'avais un étudiant qui m'avait fait cettee révélation auparavant, mais ça me semblait trop gros pour être cru.
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La société a le droit d'exiger que la police soit au-dessus de tout soupçon et la forcer à respecter la loi. Un policier qui dévie du respect de la loi devrait payer davantage qu'un criminel, car le peuple est en droit d'exiger un respect absolu de la loi par les policiers et ceux-ci doivent savoir que la prévention est souvent plus importance et efficace que la punition. La police devrait s'occuper plus du crime organisé que des actions sans violence commises par des individus contre les règles créées par nos gouvernements pour faire payer le peuple ( les voler ?) comme les billets de contraventions , par exemple. La police n'est pas là pour protéger les bandits devenus riches, mais assurer la sécurité de tous les individus qui forment la société.
Malheureusement , comme certaines femmes, les féminounes, la police aime mettre le nez dans les affaires sexuelles des autres. La sexualité est pourtant ce qui est le plus individuel et privé. La sexualité est la source intarrissable de la compréhension, de la communication avec l'autre, de l'empathie et de la solidarité. En prônant la dénonciation, les féminounes engendrent la paranoïa , la haine de l'autre et le maintien du pouvoir de la bourgeoisie, car la répression sexuelle tient de cette capacité de contrôler le peuple. Tout individu a une sexualité et nous avons, tous, un petit reproche à nous faire dans la vie quant à observer scrupuleusement les règles. Voià pourquoi, cette honte et cette culpabilité permet de parler de péché originel et de devoir travailler davantage pour se déculpabiliser et se réhabiliter, face à sa propre image. Ce péché a été créé dans le seul but de dominer l'autre. Les écrits de W. Reich sont éloquents à ce sujet.
Quand tu regardes un film de pornographie sur internet et que tu te masturbes chez toi, ça ne fait pas mal à personne. C'est préférable que de s'attaquer aux jeunes pour oublier la frustration. Les policiers qui essaient de te prendre l'oeil dans l'appareil jouisse aussi, n'est-cepas ? C'est de l'hypocrisie pour justifier leur emploi. Qu'ils s'occupent de la violence et ils n'auront pas assez de temps pour contempler ou se frustrer de voir les autres jouir. Un leurre , ça demeure quelque chose de profondément immoral, même si c'est un moyen employé par la police pour remplacer le père dans les maisons où la mère n'a pas assez d'autorité pour surveiller ce que ses jeunes regardent sur internet.
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jean simoneau 2010
Aujourd'hui, je m'en suis sorti parce que je peux affirmer avec sincérité que le salut de l'humanité passe par la non-violence d'un Gandhi. Les système économique sera toujours plus pourri que mes attouchements sexuels , posés avec amour, car le mépris du système pour tout ce qui est différent conduit jusqu'au suicide, mais les gens aiment comme ça. On y peut rien. Les gens se font laver la cervelle dès leur enfance. Il faut des péchés pour avoir des " fidèles soumis" ...
Toutes les révolutions n'ont servi qu'à mettre d'autres tyrans au pouvoir. Le mal est en chacun de nous : le refus de l'amour, le rejet de l'autre parce qu'il est différent. Ce refus est versé en nous depuis notre petite enfance par des religions qui se prétendent tout amour ou toute miséricorde. J'admets que sans la déformation de l'Église, les Évangiles sont très révolutionnaires, dans le sens, que Jésus remettait tout son système religieux en question. C'est probablement ce qui pourrait être le plus révolutionnaire actuellement si on mettait son enseignement en pratique : on a qu'à voir comment il traitait Marie-Madeleine et le petit Saint-Jean, l'apôtre de l'amour infini.
Il faut remettre l'humain au centre de la vie et le vécu humain comme le sens de la vie. Nous sommes sur terre pour découvrir la beauté de la création, la beauté en nous, et par conséquent , Dieu (si on y croit ) dans sa réalité métaphysique. Croire en Dieu , c'est sentir Dieu en nous. C'est quelque chose qui nous anime ou il n'existe pas.
Les Évangiles ,selon Saint-Jean, ne condamne pas la sexualité. Bien au contraire, il est , malgré ses quinze ans, l'apötre bien-aimé de Jésus; Marie-Madeleine, la putain, est pardonnée parce qu'elle a su aimer. Se sauver, c'est donc de pouvoir aimer, même charnellement, puisque nous sommes des animaux sexués. Est-ce qu'un pédophile est pire qu'un Staline qui a tué des millions d'individus ? Que les religieux qui ont fait des croisades et tuer des milliers d'innocents pour s'approprier des reliques ? Tuer pour des motifs économiques comme le pétrole , vider les vieux de leur retraite par des arnaques, c'est moins pire qu'une pipe ? Je ne dois pas être le seul fou qui pense que nos sociétés issues de l'Inquisition ne se sont pas encore sorties de leur ignorance qui nous mène à la folie collective.
Pour moi, la révolution, c'est la recherche de la Vérité. La révolution demande la décriminalisation de la sexualité. L'acceptation de l'individu dans sa corporalité, incluant son sexe. La mise en doute du paradis serait-elle un premier pas vers la lucidité ? Certains meurent pour tuer les cochons d'infidèles, mais ce cochon habite en moi comme en chaque individu car c'est la force qui devait garantir la survie de l'espèce. Pas de sexualité, pas de futur. On est plus à l'époque où l'on croyait que le sperme était une partie de notre cerveau dont on se privait pour avoir une descendance... Est-ce que la jouissance qui a permis de dominer ces peurs est la raison première de notre existence ? Ce n'est pas tout le monde qui a compris que le seul côté qui limite la jouissance est la condamnation dès la naissance à mourir, son éphémérité. Mais, c'est la jouissance qui guide nos pas, même chez les ermites qui croient que leurs soufrances les purifient. Ils font simplement une vie de masochistes... Il y a aussi de la jouissance dans la souffrance . Certains pensent que l'extase est l'aboutissement de la souffrance... Quelle religion peut se vanter de ne pas avoir fait tuer quelqu'un ? Est-ce que a pureté rend malade ?
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J'ai trouvé cependant trouvé encore plus écoeurante l'interprétation de l'Homo-Vicièr qui a amené mon juge à affirmer « que je mettais les institutions du pays en danger ». À son avis, j'étais plus dangereux par mes idées que par mes actions... C'est vrai que je suis pas membre de la mafia légale... je suis un pauvre.
Il y a toujours 10 et 20 ans entre chacune de mes accusations sexuelles. Ça fait bien des coups de poignet ( masturbation) entre chacune ... d'ailleurs , ces condamnations sont complètement ignorées dans mon présentenciel.
La conclusion qui définit ma pensée et le but ultime de l'Homo-Vicièr, page 100, se lit comme suit : « Il faut chercher ce qu'il y a d'assez valable que même les défauts de la société ne nous arrêtent pas; mais au contraire, nous incitent à créer un monde où la Connaissance et l'Amour banniront la violence et l'injustice. Un monde où l'on s'élèvera au-dessus de tout ce qui nous sépare en tant qu'hommes et engendre la violence et la haine.»
C'est vrai que la paix est dangereuxe. La paix tuerait le système économique dans lequel nous vivons et si les hommes s'unissaient peut-être que les quelques milliardaires qui dirigent le monde pourraient commencer à craindre pour leurs fesses.
J'ai toujours cru dans la réhabilitation. J'étais le pécheur repentant , à genoux qui crie pardon d'avoir aimé ses petits compagnons un peu plus jeunes que lui. J'étais assez stupide pour croire que les interdits sexuels reposent sur des raisons valables, non inventées à mesure pour garder les humains en catégories.
Ce n'est pas étonnant que je fusse condamné puisque dans mon présentenciel, on confondait mon 'Homo-Vicièr avec un autre livre de mon bon ami Jean Ferguson dont le titre est : « V'là le bon vent ou L'histoire raisonnée des besoins naturels à travers les pays et les âges.»
On m'accusait d'avoir un faible pour la merde ( d'être scatologique) dans la première partie de l'Homo-Vicièr, même s'il n'est jamais question de merde dans mon livre. Pour ce qui est de la haine viscérale que je dois avoir pour les femmes, je me demande comment j'ai pu vivre avec trois d'entre elles, si cette accusation est fondée ? Ferguson a , c'est son droit , a toujours été plus radical que moi en ce qui concer ne les femmes et les juifs. Le temps nous dira s'il était plus clairvoyant que moi. Cela ne nous a jamais empêché d'être d'excellents amis. On avait souvent l'oeil sur les mêmes garçons, mais on était pas jaloux l'un de l'autre. Cela ne nous éloignait pas , au contraire, ça faisait partie du romantisme... Malheureusement , il est condamné à mort par un carcer ( qui a d'ailleurs déjà fait son oeuvre) ... C'est un bon écrivain à découvrir. (Au musée d'histoire de Val-d'Or.)
Dans cette lutte stupide, je ne savais plus qui était l'ami ou l'ennemi. Ferguson me dit un jour pour s'amuser qu'il avait dirigé les opérations par derrière et que la seule raison pour laquelle j'avais été poursuivi visait à récolter de l'argent. Malheureusement , j'ai toujours été endetté. D'autre part, il me disait qu'il battrait le père de Mathieu s'il le rencontrait parce qu'il ne pouvait pas pardonner à celui-ci de ne pas avoir empêché tout ça. Pour lui, il ne pouvait plus être son ami... Avec Ferguson, on ne savait jamais quand le prendre au sérieux. C'est probablement pour cette raison qu'on était d'aussi bons amis. N'empêche que la prison est comme un cancer, elle ouvre les portes à la paranoïa qui s'insinue goutte à goutte, selon tous les gestes de haine qui sont portés contre toi. Plus je vieillis plus je me sens atteint.
Je suis aussi fanatiquement pour l'égalité de la femme. car, pour moi, tout individu est le seul maître de son corps. Il n'y a pas d'hommes et de femmes, il n'y a que des êtres humains avec des corps différents et une vocation différente. Tout individu est à la fois un homme et une femme, hétéro-homosexuel, juste une petite question de dosage dans les gênes, dans les hormones, une historicité différente pour qu'un pénis cesse d'être un clitoris... Pourquoi les hommes qui prétendent tant aimer les femmes se conduisent-ils toujours comme s'ils étaient des êtres supérieurs ? Pourquoi une femme ne mérite pas le même salaire que l'homme à compétence égale ? Simplement parce que l'ordre économique est le même que l'ordre religieux... Les vrais maîtres ce sont les femmes, même si elles se plaignent toujours ... c'est dans leur nature...
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Quesl est le con qui a décidé que punir est préférable à la réhabilitation ? L'Évangile disait que l'homme devait être le serviteur de l'homme...
Il serait intelligent de faire une nuance entre la façon de vivre la sexualité pour un homme et pour une femme qui, elle, porte tous les résultats et tous les maux ... La honte du corps , entretenue chez la femme, est un élément clé de la domination mondiale. Les règles morales quant à la sexualité que l'on nous enseigne sont ce que les femmes battues ont retenu de la sexualité Leur haine est devenu la mesure étalon de nos sexualités. Ces règles de peur de la sexualité servaient surtout à combattre l'homosexualité. Or, encore aujourd'hui, un homme caressant un jeune garçon est cochon alors que si la femme fait le même geste elle est simplement une bonne mère, même si ce n'est pas son fils...
La seule chose que je déteste des femmes tient de leur esclavagisme, mode qu'elles nourrissent à travers leur perception négative de la sexualité à cause de la religion... dont elle ne se sont pas encore libérées. Elles ne sont pas capables de s'accepter comme elles sont... Elles se sentent toujours moins belles... comme les hommes se pensent supérieurs quand ils ont un gros et long pénis. Elles sont esclaves de ceux qui décident de ce qui est beau et laid. Je déteste le fait que les femmes ne s'assument pas assez pour être fières de ce qu'elles sont , d'avoir un sexe, sans devoir comme les gais, se créer des mouvements qui doivent encore crier qu'elles sont femmes... comme si on le sait pas juste à les regarder... L'homme et la femme sont égaux. Le jour où ce sera mis en application, on aura pas besoin de crier sur les toits qu'on est féministe... Comme le jour où la science délogera les religions on cessera de parler de l'homosexualité comme un vice. Pour reconnaître un vice, il faut être vicieux...
Je déteste le rapport des femmes avec la sexualité, car, il s'établit toujours en disant que la sexualité est laide et sale. Une paranoïa que les curés ont créée et que je ne peux pas accepter. À mon sens, au contraire, la sexualité dans le sens commun ( génital) . comme on l'entend presque toujours , ainsi que la sexualité dans un sens plus large, soit l'émotion, l'affection est la cerise sur le sundae, l'aboutissement normal, naturel d'une relation humaine et elle ne correspond pas à une orientation sexuelle. Comme l'avait découvert la Grèce antique, la sexualité ne sert pas qu'à assurer une descendance, mais elle permet à deux êtres qui s'aiment de combattre à jamais la solitude, en se réalisant réciproquement . C'est la raison pour laquelle le couple l'a emporté sur l'amour des garçons. On faisait en sorte, par les règles de la décence que l'amour des garçons meurt avec l'âge adulte, avec l'apparition de la barbe. On croyait que la femme était inférieure parce qu'elle était sous l'homme. Notre civilisation a préfèré les Néron et les empereurs romains, des malades comme les rois qui n'hésitaient pas à tuer pour créer leur empire...
Quand tu es jeune, c'est la découverte de ton corps et du plasir. Quand tu vieillis, c'est la découverte de la beauté de l'autre, le combat de la solitude ... Malheureusement , on ne tient plus compte de l'affection, mot qui rime avec touchers, caresses, plaisirs, mots qui rendent les féminounes folles, car elles s'imaginent que leur peur de la sexualité est le gros bon sens... elles sont incapables de comprendre que leur vison est faussée.. On ne parle plus en terme d'amour, mais de domination.
L'affection est ce qui manque le plus à notre monde pour avoir un visage plus humain. Il faut cesser d'avoir peur de s'aimer, de se caresser et de s'aider entre nous. La peur de l'affection , c'est de la paranoïa pure. Mais pour dominer le système économique a encore besoin de nous diviser en catégories. La lucidité met l'économie en danger, car elle nous permet de se rendre compte que les changements que la société endosse servent seulement aux plus riches de s'enrichir davantage.
J'ai toujours voulu payer mes dettes. Je ne veux pas être un voleur, mais pour cela, il me faut un travail décent qui le permet Je ne peux certainement pas être plus voleur que nos gouvernements qui nous taxent de plus en plus, nous étranglent, sans donner plus de services.
Par contre, la prison m'a permis de constater que je n'ai jamais été et ne serai jamais, je l'espère, un terroriste ou un danger public. J'ai mes défauts comme tout le monde, mais j'ai toujours voulu être meilleur. La seule vraie révolution possible est de s'améliorer soi-même. Je peux dire ce que je pense, mais les gens sont libres de m'écouter. C'est le défi de la fierté et de la démocratie : croire en l'individu et à l'amélioration de l'espèce humaine, même si elle est terriblement lente à évoluer.
J'ai toujours cru que la révolution est de travailler avec toutes ses tripes à améliorer la société dans laquelle tu vies ... la révolution, c'est rêver un monde idéal ... La révolution est essentiellement non-violente.
J'ai joué au révolutionnaire pour donner du poid aux mots. Je m'étais créé un double que j'ai même nié dans mes poèmes, il y a bien longtemps, car, la violence est une forme de maladie mentale si elle n'est pas contrôlée. La répression sexuelle, à mon avis, engendre la violence; mais notre civilisation accepte et glorifie la violence. Je suis bien content (22-11-2001) qu'un écrivain exprime le fait historique qu'il n' y aurait pas eu de deuxième guerre mondiale, si Hitler, dans sa jeunesse, avait joué un peu plus avec son yoyo, instrument de masculinisation et de plaisir.
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Le Québec ne peut pas songer à sa souveraineté en se servant de la force et c'est bien aisni ... ce sera sûrement plus long, car c'est une question d'éducation. Et, la conscience est plus longue à réveiller qu'une marmotte ou un ours en hibernation.
J'avoue avoir été bien d'accord dans les années 1970, avec les buts du FLQ. Pour moi, le FLQ c'était comme Mandrin ou Robin Hood : des gens qui avaient compris que l'état était plus bandit qu'eux, en volant le peuple afin de vivre leur frénésie.
Les leaders asseyaient leur pouvoir sur la répression. Le FLQ, c'était l'incarnation de la défense des droits des Québécois puisque les trois colombes , le French power de Trudeau, nous avait trahis, confondant ses intérêts personnels à celui du peuple. Le French power servait de courroie de tranmission, de cabinet de service, d'amplificateur de la haine qu'ont les Waps contre les francophones , surtout du Québec.
Le French power a trahi le Québec, en ce sens, que ceux qui le formaient se sont crus supérieurs aux autres Québécois. Ce snobisme les a amené à croire que le peuple du Québec est formé par une bande d'ignorants et d'imbéciles. Cela n'est pas très nouveau, selon ce que l'on apprend dans Le livre noir du Canada anglais , de Normand Lester.
Le Québec ne pourra jamais être admis au Canada avec des points de vue totalement opposés au reste du Canada. Un pays où il fait bon vivre est un pays qui laisse le plus de libertés individuelles possibles. Une famille ne peut pas être heureuse si ceux qui la composent sont toujours en chicane.
Il appartient aux citoyens par une plus grande prise de conscience de se sensibiliser. Si tu vies décemment et librement, tu ne penses pas à te révolter.
Trente ans plus tard, on se rend compte que le Québec est différents des autres provinces, mais les autres refusent de le reconnaître, d'accepter son identité et sa personnalité. Cette dualité n'existerait pas si nous avions une autre forme de gouvernement qui ne soit pas centralisé et colonialiste.
Dans une vraie Confédération, nous aurions pas à être ennemi, car les points de divergences fondamentaux n'existeraient tout simplement pas. Le Québec cesserait de se sentir éternellement exploité par Ottawa ( le double pouvoir de l'Ontario). Il ne pourrait plus blâmer les autres quand il y a des bévues. D'ailleurs, l'objection de certains à la souveraineté est de croire que nous ne pouvons pas constituer un gouvernement honnète qui pense d'abord aux intérêts du pepule. Pourquoi Ottawa réuissrait-il mieux que nous ? Quand mon père me parlait des patrons, il me disait qu'un patron va toujours essayer de profiter de son employé. Au Québec, disait-il, les Juifs sont probablement les meilleurs parce qu'ils ne veulent pas que l'argent , mais que tu travailles bien., pour que ça paye plus longtemps. Les Anglophones ( faudrait ajouter certains immigrants) ne songent qu'à dominer la majorité francophone. Pour réussir , ils se servent des Francophones. On dirait qu'ils ont besoin de fournir un petit extra pour prouver qu'ils sont les salauds dont le boss a besoin pour dompter, à leur avis, cette bande de fainéants.
C\'est devenu le rôle du French Power à Ottawa. C'est pourquoi nous avons eu besoin du Bloc québécois.
Le French power a aussi trahi le Québec parce qu'il a pris pour acquis que les Québécois étaient leur pire ennemi. C'est un clan qui s'est éloigné du vrai monde.
L'économie ne peut pas survivre dans notre civilisation s'il n' y a pas de guerres locales ou régionales. Et, je sais que nos gouvernements soi-disamment démocratiques ne se gênent pas pour inventer des scénarios pour se sortir du trou. Je me rappelle mon voyage en France, en 1972. Il y avait un soi-disant début de révolution, une tentative de revivre mai 1968, mais ces manifestations étaient infiltrées et menées par le gouvernement , grâce à ses barbouses.
Un député m'a expliqué qu'il faut parfois créer des crises si on ne peut pas trouver de solutions à une tension trop forte afin de faire avancer les idées et dénouer les impasses.... lâcher la vapeur. Comme en 1970, au Québec, et à New York , un peu plus tard. Est-ce fou ? Comment accepter que notre civilisation soit dirigée par l'économie et que cette économie se nourrisse de victimes innocentes de la guerre ? Qui a cautionné les attentats du 11 septembre ? La droite américaine ? Les Talibans de Ben Laden ? Est-ce l'extension de la guerre juive-arabe ? Est-ce que toutes ces morts sont dues aux guerres du pétrole ?
La mondialisation sera acceptable qu'au moment où elle admettra que la vie de tous les individus est ce qu'il y a de plus important sur terre et que tous les gouvernements sont créés pour appuyer les individus dans leur course au bonheur, en rendant leur vie acceptable.
Je croyais dans l'innocence de Vallières et j'étais persuadé que les blessures subies lors des attentats du FLQ, à Montréal, étaient des accidents. J'étais sûrement naïf.et d'une ignorance crasse pour un journaliste, mais je vivais en région, à Sherbrooke. Nous étions hors des faits et les moyens de communication n'étaient pas ceux d'aujourd\'hui. De plus en 1070, un de mes amis, Gaétan Dostie, avait été arrêté dans le cadre de l'opération des mesures de guerre. J\avais peur qu'il soit tué par la GRC, comme on m'avait dit que c'était arrivé dans le cas du poète Gaston Gouin. Je je savais pas encore que presque tous mes camarades étaient en prison. Je croyais que le seul moyen de sauver mon ami, c'était de me faire passer pour la tête forte régionale du FLQ, car, en étant journaliste, on hésiterait à s'en prendre à moi. Ce fut trente ans de prison verbale.

Quant au deuxième texte de ce livre. il a pris naissance avec une chanson d'Édith Piaf que j'adorais. Je l'ai changée pour faire valoir que pour les garçons, l'âge de la découverte sexuelle est entre 10 et 15 ans. On pouvait lire : « Jamais rien, ni personne m'empêchera d'aimer les garçons de mon choix, qu'ils aient 10 ou 15 ans, qu'ils soient blonds ou noirs, que ce soit permis ou non. Jean Somoneau.»
Quand le livre fut imprimé, grâce à M. Antoine Naaman, pourtant, un éditeur de droite et un hétéro absolu, mon ami imprimeur de Windsor considérait qu'il y avait une erreur dans le texte qu'on lui avait remis et au lieu que la signature soit "L'homo-vicièr" ( ce qui situait le roman) , il la changea pour mon nom. Il avait déjà imprimé au moins les trois à quatre cents livres sur les 900 , quand je me suis aperçu de l'erreur. C'était trop tard pour changer. Je dois avouer qu'à cette époque, j'étais assez baveux pour accepter de vivre et de porter l'erreur. J'étais même fier de mes convinctions pédérastes. C'était mon étendard, ma révolution, tout autant que l'indépendance, peut-être même plus.
J'avais même présenté un poème pédéraste dans une des nuits de la poésie à Sherbrooke. Ce fut tout un scandale, un silence froid, qui me permit quand même de rencontrer la femme qui m'a le plus marqué à cette époque. « Oui ! Je provoque à l'amour et à la révolution. », chantait Léo Ferré.
Avec la prison, ce fut une moité de pension de retraite. J'avais dépassé la date pour obtenir davantage, comme le prévoyait le plan de retraite proposé par le premier ministre, M. Lucien Bouchard. Quant au syndicat, il ne voulait pas me défendre , sous prétexte que cet incident s'était déroulé en dehors de l'école. Pourtant, j'ai toujours payé mes cottisations. On disait que mes gestes n'avaient rien à voir avec mon enseignement. Ce qui était absolument vrai. Mais, on aurait pu défendre mon droit d'avoir une meilleure pension de retraite. Pourquoi étais-je pénalisé ? Parce que j'ai reçu mes premiers paiements rétroactivement en nomvembre, alors que j'étais retourné à l'unversité, le bien-être s'est mis à réclarmer un prétendu trop-versé. Il était impossible pour moi de retourner dans l'enseignement , j'ai dû obligatoirement, prendre ma retraite. C'était la ruine !
J'ai été très déçu par le syndicalisme parce qu'il trouve souvent le moyen de se faufiler sans nous défendre vigoureusement , ce pourquoi il est pourtant payé. Ils agissent comme s'ils n'étaient là que pour recevoir les contributions des membres. J'ai toujours favorisé la formule Rand, le syndicalisme obligatoire. Je n'ai pas changé d'avis puisque les patrons continuent d'exploiter surtout les femmes. Le syndicalisme, c'est le moyen par excellence de défendre les pauvres. J'exigerais la création immédiate et obligatoire d'un syndicat dès qu'une entreprise a plus de quatre employés. Sa fidélité et son honnèteté dépens ensuite de ses propres membres.
Entre ma première visite en prison où j\'ai écrit un texte se voulant être une Constitution pour le Québec indépendant ou du moins ma vision de ce qui devrait gérer notre nouveau pays, le fédéral a réussi à m\\'éliminer d\'un programme scolaire Sprint qui avait pour but de me recycler et ainsi mieux gagner ma vie. Avec ce programme, qui était accepté, j'avais le droit d'emprunter jusqu'à 25,000 $ pour apprendre à travailler sur les ordinateurs. On a prétendu, après m'avoir accepté, qu'il s\\\'agissait d'une erreur économique.
Pire, le fédéral a gelé les 12.75 $ qui me restait dans mon compte de la caisse populaire d\'Outremont., sous prétexte que je n\'avais pas payé mes impôts fédéraux. Aux élections, j\'avais obtenu des reçus du Bloc québécois pour lequel j\'avais travaillé. Cette année-là, le fédéral avait accepté mon rapport, mais le fisc fédéral a décidé une année ou deux plus tard que les papiers fournis ne suffisaient plus. Ils m\'ont redemandé 600$. Quand tu dois déménager deux fois, dont une, morceau par morceau, en autobus de la ville, parce que tu n\'es pas assez riche pour faire autrement, 600$ c\'est une somme astronomique. Va donc retrouver les copies des papiers exigés que tu leur as déjà fait parvenir, c\'est commandé un miracle. C\'est ainsi que j\'ai réalisé que la mafia légale existait au sein du gouvernement fédéral. La mafia légale, c\'est \'exploitation des pauvres ... ramasser de plus en plus de taxes et d\\\'impôts, tout en fournissant de moins en moins de services à la population.
Tous les avocats qui m\'ont défendu et qui s\'apprêtaient à gagner ont soudainement lâché : l\'un pour une cure de désintoxication; l\'autre, parce qu\'elle était tellement écoeurée du système de justice qu\\\'elle a décidé de se recycler dans l\'enseignement en partant pour les États-Unis où son mari venait d\\\'être muté.
En plus de m,être endetté au maximum, faute de ne pas trouver un emploi payant, pour me réintégrer dans la société, j'ai perdu en appel car on a regardé que le côté technique de mon procès.
Ma culpabilité a été confirmée par trois femmes juges, m\'a-t-on dit, qui ont décidé de ne pas tenir compte et mettre en doute le témoignage de mon jeune accusateur, mais de baser leur verdict sur les seuls éléments techniques du procès. Toutes les contradictions dans la déposition du jeune sont demeurées lettres mortes, même si mon procès avait été une lutte entre le juge et mon avocat qui refusait d\'établir la vérité (probablement proportionnelle à ce que je pouvais payer. Le juge lui a même demandé d\'amener un élément , seulement un élément, pour créer un doute raisonnable, mais mon avocat s'en tenait à des stupidités. Quand il questionna Mathieu, non seulement ça n'en finissait plus, mais c\'était tellement hors d\'ordre et plate que j\'aimoi-même failli m\'endormir pendant mon propre procès.
À la fin de mon procès, mon avocat m\'a aussi avisé que je pouvais porter plainte contre lui et exiger un nouveau procès, parce qu'il avait été poche comme s'il avait voulu que je sois enfermé, mais j\'ai refusé. Je ne voulais pas me sortir du trou en abaissant un autre. Je n'ai jamais dit que je ne n\'avais pas touché Mathieu. Je n'ai jamais témoigné. Le seul temps où \'ai parlé de mes déboires est venu bien après, car j\\\'ai perdu un peu la tête, je voyais des complots partout : mon fils s\\\'était suicidé, mon ami Marc en avait fait autant parce qu\\\'on l\\\'accusait d\\\'être pédéraste, et le jeune punk qui vivait avec moi passait son temps en prison pour des conneries, pensais-je, car je ne savais pas qu\\\'il consommait en plus de ne pas prendre ses pilules pour la schizophrénie, moment où il me battait quand il rentrait à la maison. Ces événements arrivaient toujours, comme par hasard, pendant des périodes électorales. Ou ça se produisait dès que j\'écrivais un texte de dénonciation et que j\'arrivais à le rendre public. J\'y voyais une autre étape du fédéral dans la lutte contre l\'indépendance du Québec. Je ne voulais plus être la victime.
La Cour d\'Appel a été égale à elle-même : elle a confirmé le premier verdict, en prétendant qu\'elle ne pouvais pas se substituer au premier procès.
Le présentenciel dont on s\'était servi à mon procès était bourré d\'inexactitudes. On m\'accusait à partir de mes écrits puisque l\\Homo-vicièr a été mis en preuve. Contrairement à ce que l\'on prétendait, je ne parlais pas une seule fois de merde et je ne m\'en prenais pas aux femme dans mon livre. Le présententiel fut aussi court que ma visite chez celle qui l\'écrivait. Elle me posa quelques questions et me dit dans son texte que j\'avais le profit du pédophile et aucun remord. Pour avoir des remords faut-il au moins avoir fait quelque chose de mal. La dame était accompagnée de sa stagiaire. Je lui ai dit que Mathieu disait parfois la vérité, mais mentait sur l\essentiel.
J\'ai essayé de porter plainte contre la fausseté et la stupidité de cette analyse inutile parce que tout était décidé d\'avance dans de savants bouquins dépassés depuis un siècle. J\'aurais cru qu\'un présentenciel, c\'était sérieux. Le juge aussi...
Pire, à la télévision, on a montré les textes des deux premières pages de l\'Homo-vicièr parce qu\'elles étaient compromettantes. Or, malgré ces pages. l\'Homo-vicièr est un livre de pure fiction. C\'est l\'histoire d\'un chaman qui renaît en 1967. A-t-on déjà vu quelqu\'un passer de l\'état de Jacalac à celui d\'Homo-faber ? Où sont les dinosaures qui se promènent et écrasent le héros qui renaît dans la peau de Plat-on.
À mon procès , on s\'est servi de deux textes qui permettaient d\'entrer dans l\\\'atmosphère du livre comme des éléments d\'accusation ou de confession. Dans le texte qui se termine par Dieu est pédéraste, il s\'agissait d\'un syllogisme comme nous l\'apprenaient les Jésuites et qui portaient sur quelques affirmations. D\'abord, les fillettes avaient été ajoutées dans le texte à la place des garçons pour éliminer le sexisme et marquer que pour Dieu il n\'y a pas de différence entre un homme et une femme. Tous sont humains. Puis, le texte disait que les hommes veulent toujours êtres des garçons, il sont des garçons. Or, aimer un garçon , c\'est de la pédérastie. Puisque Dieu aime les hommes, il aime les garçons , d\\'où est- il pédéraste. En fait, tout ça pour dire que Dieu aime les humains. Mais, tous ne le comprenaient pas ainsi:
Je rêve d\'une île. Il n\'y a que des enfants.. Les fillettes y sont belles comme l\'or des champs. Ces fillettes-garçons que le vent de l\'amour n\'a pas encore flétris. Je rêve à des garçons soleils et infinis. Des corps jeunes qui m\'aspergent de leur pureté. Je rêve à toutes ces jeunes bêtes et je voudrais être le premier à les pâmer de plaisir pour les aimer toujours dans un éternel recommencement. Maintenant, je sais : Dieu est pédéraste.
Je m'excuse de cette erreur . Je voulais mettre le texte en plus petit, mais j'ai fait le contraire et je n'arrive pas à le changer. Donc, je continue sur l'autre texte ...
