-- Poèmes -- Journal intime -réflexions
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Posté le 15.06.2009 à 18:28

      Paul n'avait rien à se reprocher, même s'il avait touché le pénis de Sylvain.   Il avait ignoré ses avances, même si à un certain moment, il fut flatté d'être autant désiré.  Pourquoi tout ce scénario ?  La vie a-t-elle moins d'importance qu'un simple attouchement sexuel.  C'était préférable de le garder à la maison que de le retourner chez lui et risquer qu'il se fasse battre.  Pourquoi tout ce scénario ?
     Avec la visite de son avocat, Paul ne tarda pas à l'apprendre.
     Sylvain avait, au contraire, prétendu que Paul l'avait payé cent dollars pour des services sexuels.  Sylvain a fondu en larmes lorsque le policier lui avait demandé si Paul l'avait touché.  Sa parole suffisait pour l'envoyer au tribunal et en prison. 
      Paul apprit qu'il devait attendre le lendemain avant de comparaître.  Même s'il ne se sentait pas coupable, Paul avait les boyaux qui lui serraient le ventre . Il savait que dans les cas d'attouchements sexuels,  les préjugés sociaux sont tellement enracinés profondément que personne ne peut manifester la moindre compréhension à l'égard de l'accusé.  Tout ce qu'il avait : il se sentait plutôt un bon bon gars, non "un bourreau".   Mais, l'évidence le forçait à reconnaître que dorénavant pour tout le monde il serait un ignoble individu.  Paul expérimentait la haine enclenchée dans le cas des préjugés d'ordre sexuel.
       Paul était aussi irrité , agacé, révolté d'avoir aidé ce jeune qui menaçait maintenant son ménage, sa réputation et sa carrière.
     La nuit fut infernale.  Il ne pouvait pas dormir.  Le cerveau n'arrêtait pas de lui fournir des raisons d'être encore plus stressé.  Paul était divisé entre la rage parce qu'il était faussement accusé et l'amour qu'il avait profondément ressenti à l'égard de Sylvain.  Paul croyait sincèrement que Sylvain avait inventé cette dénonciation contre lui , simplement pour se débarrasser des policiers.  Ces derniers l'avaient certainement harcelé pour obtenir cette accusation coûte que coûte.  « La police est bien meilleure pour s'en prendre à ceux qui ne peuvent pas se défendre que pour arrêter les vrais criminels.», pensa-t-il,
     Paul ne comprenait pas les motifs qui incitaient Sylvain à le condamner.  Il n'a pas encore demandé de rançon, car c'était de toute évidence , un geste de chantage.  Il se rappela que l'Église catholique , pour avoir la paix, payait maintenant pour les prétendues victimes de sévismes.  Qu'elles aient aimé ça ou pas. « On dirait que toucher le pénis de quelqu'un ,  ça le rend invalide pour le reste de sa vie , tellement on imprègne ce geste d'importance.  C'est du moins la vérité qu'essaie de faire reconnaître les psychiatres. « Bien des gens , qui veulent se faire de l'argent, découvrent ainsi après plusieurs années qu'être victime ce peut être très payant.»
     « J"aurais dû le laisser crever de faim !
     Paul songea aussi à son ami, le Père Conrad, à la façon qu'il l'avait condamné sans essayer de le comprendre.
    Le matin , il se présenta en Cour où il fut aussitôt reconnu coupable.  Le juge le condamna à un an de prison.
     Abasourdi, Paul se dirgea en direction du juge et s'affaissa.  Un policier accourut.
     Paul vit le policier se pencher sur lui. 
      Il l'entendit raisonner : « Une hostie de tapette de moins.  Yé mort, l'écoeurant !   
      Le policier en avisa aussitôt le juge, frustré de ne pas pouvoir continuer à l'humilier.
     Paul sentit son énergie se libérer de son corps.  Il reconnut Pauline qui s'approchait de lui en compagnie d'un inconnu qui la tenait par la main.  Qui est-il se demanda Paul qui n'identifiait pas les vibrations .   Finalement, Sylvain, après m'avoir regardé, dit à l'inconnu : 
     --   Papa ,  me donneras-tu les 500$ promis si j'arrivais à le faire condamner ?  
          Et l'on inconnu , après avoir répondu oui ajouta , en s'adressant à Pauline :
        « On peut se marier maintenant, il n'est plus un obstacle ».
                                                                     Fin 
    

 

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Posté le 15.06.2009 à 03:53

      Paul était vraiment excédé par l'obsession des policiers à vouloir lui faire avouer qu'il avait entraîné Sylvain dans une aventure sexuelle.
     -- Pourquoi ne s'occupe-t-il pas faire soigner leur propre phantasme, qui empêche un adulte de fréquenter un jeune, sans croire automatiquement , qu'il y a une relation sexuelle ?  Pourquoi défendre une morale aussi maladivement répressive ? Même s'il y avait un toucher, personne n'en meurt !
    Après quelques tentatives de téléphone infructueuses pour rejoindre son épouse , les policiers conclurent que Paul tentait de leur monter un bateau.
     Paul avait hâte que finissse cette sinistre farce.  Mais, plus le temps passait, plus il sentait que les policiers voulaient lui faire avouer un crime qu'il n'avait jamais commis.   Paul se rappelait avoir avait mis la main sur le pénis de Sylvain, mais il n'avait aucune mauvaise intention.  Il fut surpris . Qu'aurait-il dû faire ?  Le fouttre dehors ?  Le battre comme son père ? Ou ne pas réagir comme il l'avait fait ?     
     Paul était consterné.  Les policiers mettaient plus d'ardeur à lui faire avouer qu'il avait eu des relations sexuelles avec Sylvain qu'à trouver le côté positif de cette rencontre.  Comme si se faire battre était moins pénible et dangereux que de se faire toucher même sexuellement , surtout si le consentement est indéniable.
      --   Ça aurait moins pire si je l'avais tué.
     Paul commença à se demander si effectievement il n'aurait pas aimé ça. 
     --   C'est complètement malade !», pensat-il . Il savait que quoiqu'il pense , tout le monde serait contre lui , prêt à le condamner, car si on lui démontrait la moindre sympathie , on passe  pour un pareil et personne ne veut être vu comme un abuseur. Personne ne sait pourquoi c'est mal, mais toute le monde condamne cette forme de relation vieille comme le monde.  Paul, malgré son orgueil, décida que le sucide n'était pas sa solution.
     Très irrité par l'obsession, l'acharnement des policiers, Paul prit conscience pour la première fois de la dimension maladive qu'ont les autorités à protéger la sexualité des enfants.
     Il se rappela une conversation avec un ami missionnaire , le Père Conrad, qui l'avait tant scandalisé.   Celui-ci , en lui avouant son amour pour les petits gars, prétendait que la morale sexuelle est non seulement une bébite religieuse, une convention sociale, mais pire encore,  une préoccupation bourgeoise.
     «  Il est anormal, soutenait le Père Conrad, qu'alors que des enfants meurent de faim ou sont armés, dans des pays sous-développés, les organisme d'aide à l'enfance ne pensent qu'à combattre la prostitution.  Où est le mal quand il n'y apaas de violence, de domination et d'intimidation ?  C'est d'autant plus fou que ce phénomène de paranoïa a pris une telle ampleur qu'avec et seulement l'avénement de la prostitution mâle...  Pourtant, s'il est une prostitution qui ne porte en soi, outre les maladies vénériennes, aucun danger, c'est bien celle de la prostitution mâle.  Un garçon, ça bande, ça jouit , ça éjacule et ça débande.  Cela n'a rien de dégradant puisquIl apprend à admirer la beauté de son corps et à  jouir d'être désiré et à gagner de l'argent pour survivre.  Tu sais, te faire sucer, ça ne fait pas mal.  Bien au contraire, c'est extrêmement jouissant.  Se faire admirer autant par un mâle que par une femelle, c'est aussi très valorisant.  C'est possiblement la seule tendrese que connaissaient ces enfants, victimes de la misère économique.  Il n'y a que les féminounes qui soient assez folles pour prétendre que se faire «cruiser», c'est une forme de harcèlement.
    La prostitution, ce n'est pas pire que les femmes qui se cherchent un mari pour se faire vivre par lui.  Ce n'est pas pire que d'être vendu par ta caste .  C'est tout simplement un peu moins hypocrite puisqu'au moins , c'est toi qui choisis.
     Leur innoncence ?  Quelle foutaise !  Il ne faut pas confondre pureté de l'âme et chasteté.  C'est une réalité strictement adulte.  Un enfant ne voit jamais de mal dans la sexualité.  Ce sont parfois même les jeunes qui provoquent.  Quels jeunes ne se crossent pas ?  C'est le sport favori de l'adolescence.  Pourquoi faut-il non seulement cacher cette réalité, mais exiger que ce soit nécessairement un plaisir solitaire ?  Ces relations permettent d'assouvir une curiosité très saine, mais les adultes craignent que les jeunes aiment trop ça et que ces expériences les insèrent dans le monde homosexuel.  Les jeunes ont droit à leur sexualité , cette liberté est essentielle pour créer chez eux leur estime se soi et une morale personnelle.  Le choix c'est de pouvoir dire oui ou non.  Ce ne sont pas tous les gars qui aiment ça d'où l'importance d'avoir la liberté de pouvoir dire autant oui que non, selon qu'ils aiment ça ou pas.  Pourquoi faut-il cacher cette vérité ?  Pourquoi toujours censurer, choisir pour eux.  Pourquoi ne leur laisse-t-on pas le droit de choisir ?  Belle hypocrisie !  La liberté se crée avec l'expérience.  Morale de Tartuffe que de leur imposer la nôtre !  »
     Paul, férocement opposé à toutes formes de prostitution, s'était efforcé de faire valoir que ce milieu était malsain pour les jeunes, que ces relations ne pouvaient rien leur apporter de bon.
    --   « Tout dépend de la manière que c'est vécu, lui avait répliqué son meilleurs ami.  Il peut y avoir beaucoup d'amour.  Dans ce dernier cas, c'est un miracle; une merveille pour les deux amants.  C'est un crime de les priver d'un tel bonheur.  C'est leur choix ... Penses-tu que je puisse vraiment faire du mal à un jeune que j'adore ?, demanda le Père Conrad.  Penses-tu qu'il ne peut y avoir , dans cette relation où je lui donne le meilleur de moi, qu'un aspect négatif ?  Penses-tu qu'un jeune y est contraint , s'il revient te voir sans cesse  ?  Il aime ça ... point final.  Évidemment, s'il est confronté à cette situation, il dira y être forcé, car tout le monde autour de lui essaiera de lui faire croire qu'il s'agit d'un crime honteux.  La pression sociale lui fera oublier qu'il aimait ça.
     L'obsession de la prostitution d'aujourd'hui est la peur que l'homosexualité se répande.  Une peur qui veut que si le jeune goûtent à ces plaisirs , ils ne sachent pas s'en passer.  Une peur que les féminounes entretiennent non seulement parce qu'elles se sentent menacées, mais surtout par jalousie, parce que bon nombre d'homosexuels se recrutent parmi les beaux mâles ... »
    Et, ce vieux missionnaire qui aimait bien les petits gars ajouta : « C'est très frustrant pour un travailleur social de constater que tu peux obtenir un salaire dix fois supérieur au sien juste à aimer jouir et en profiter. Quand un pédéraste est dénoncé, s'il est courageux, la seule solution est de se suicider.  Jamais la société ne reviendra aussi épanouie qu'à l'époque de la Grèce Antique.  Jamais personne ne réfléchira dorénavant.  C'est condamné parce que ça fait l'affaire du système.  Pendant qu'on parle des scandales sexuels, les gens ne voient pas comment les autorités les violent.   Tout est politique. »
    Paul se rappela combien il avait été choqué par ces propos.  Il avait même songé très sérieusement de refuser le droit de visite à son vieil ami.  Il avait presque cessé de le fréquenter, espaçant ses visites à tel point que le Père Conrad lui avait demandé s'il désirait ne plus le voir, tout en lui soulignant combien sa réaction le peinait.
    « Je t'aurais cru plus humain », s'était-il contenté de laissé tomber.  Les intégristes ne comprendront jamais.  Le sexe est la racine de leur intégrism. de leur prétendue chasteté qui est en soi le pire mépris du corps.»

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Posté le 15.06.2009 à 01:31

      Paul et Sylvain avaient le coeur gros.  Il s'était créé un lien tellement riche entre eux qu'ils croyaient même que leur séparation, inévitable,  n'aurait jamais lieu.  Rien ne pourrait, quoiqu'il arrive, leur faire oublier ces trois jours de parfait bonheur.
      Pour bien alimenter ces derniers moments , Paul décida de ramener Sylvain au restaurant de leur première rencontre.  Désir un peu romantique.  Bien partagé.
      Paul donna cent dollars à Sylvain pour les travaux accomplis durant son séjour avec lui, à la maison.  C'était peut-être au-dessus du salaire qu'il méritait , mais ça lui faisait plaisir d'être aussi généreux.
     --  Avec cela, tu pourras prendre l'autobus pour retourner chez toi, dit-il, en souriant, avant de commander un repas à chacun.
     Ils mangeaient encore quand un officier de police se présenta à leur table.
     Sans même sembler remarquer la présence de Paul, le policier, une photo à la main, demanda à Sylvain s'il était bien ce "garçon".  Sylvain répondit par l'affermative.
     Paul assistait à la scène , se disant que toute cette affaire finissait bien, car Sylvain , accompagné d'un policier, n'aurait pas à craindre les coups de son père, lors de son retour.
     Sylvain quitta la table et se rendit à l'auto-patrouille où il prit place sur le siège arrière.
     L'officier demanda à Sylvain s'il était en compagnie de Paul.  La confirmation n'était pas encore obtenue que le policier demandait à l'enfant depuis quand ils se connaissaient ?  Si Paul l'avait touché, ce qu'il appelait "agressé".  Intimidé, Sylvain demeura muet et mal à l'aise.
     L'officier en conclut qu'il s'agissait sûrement d'un cas de séquestration ou, du moins , d'assistance à une fugue.
     Il retourna au restaurant s'approcha de Paul et lui dit :
     -- Vous êtes en état d'arrestation pour avoir aidé un jeune délinquant à fuir.
     Paul sursauta.
     -- Mais que dites-vous là ? , répliqua-t-il , comme s'il n'avait pas compris ce qu'on lui disait ou plutôt comme s'il n'en croyait pas ses oreilles.
     --  La ferme ! mon hostie de tapette !
     Paul était vraiment insulté.  Il n'avait jamais eu la moindre tendance sexuelle envers les petits gars, ni même envers un gai,
      --  Monsieur l'agent, c'est une erreur.
      --  Aye toué, tabarnak, je t'ai pas sonné, kâliss de Christ ! Quand j'aurai besoin d'une pipe , je te sonnerai.., Hostie de sale !
     Paul était décontenancé par la vulgarité du policier.  Est-il possible que de tels porcs représentent la justice ?
     Le policier le força de l'accompagner au poste de police où, séparé de Sylvain, il fut interrogé durant des heures.
     Paul répéta inlassablement l'histoire inhabituelle de cette rencontre, mais ne put expliquer pourquoi il n'avait pas appelé la police.  Cela ne lui était pas apparu nécessaire ... le jeune était en pleine sécurité, il n'était pas battu par son père... Paul ne pouvait pas tolérer l'idée qu'un enfant puisse être battu, surtout pas un enfant adorable comme Sylvain.
     À son avis, il suffisait de savoir Sylvain heureux et en sécurité  pour justifier sa décision.
    Paul demanda la permission d'appeler son épouse. 
    Il tenta, malgré sa nervosité, de se rappeler le numéro de téléphone de sa belle-mère pour rejoindre Pauline.  Inutile. Le numéro lui échappait.
     Les policiers interprétèrent cette demande comme un moyen de dissimuler son homosexualité.  Qui oublie ainsi le numéro de téléphone de son épouse ?  
        

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Posté le 13.06.2009 à 16:58

      Dès leur arrivée à la maison, Paul se précipita vers la cuisinière.  Heureusement, dans sa distraction, il avait oublié d'allumer le rond du poêle.
      -- Paul, est-ce que je pourrais me reposer avant de t'aider ?  Je suis tellement fatigué, demanda le jeune garçon.
     Paul se sentit un peu coupable de ne pas y avoir pensé plus vite.  Il jeta un oeil sur le gamin et s'aperçut que non seulement son pantalon était déchiré, mais que Sylvain était affreusement sale.
    -- C'est une très bonne idée.  Mais tu devrais peut-être prendre un bain avant de te coucher.
     Paul se rendit à la chambre de bain et fit couler l'eau.
     Le bain n'était pas encore empli que Sylvain s'amena.  Sans aucune forme de scrupule , plutôt même en posant, le petit se dévêtit devant Paul, surtout préoccupé à vérifier la chaleur de l'eau.
    --  Qu'as-tu à la cuisse ? , demanda Paul, ahuri de voir une si longue cicatrice et le sang séché tout autour.
    --  Ce n'est rien.  Je me suis blessé en sautant une clôture.
    Paul prit des médicaments et commença à soigner la cuisse de Sylvain qui n'en finissait plus de bander.  Paul eut l'impression que le petit non seulement aimait se faire soigner, mais souhaitait bien d'autres formes de caresses.  Il s'empressa de chasser ses idées, se disant que de telles cochonneries ne peuvent germer que dans la tête des adultes.  N'empêche que de toute évidence, Sylvain adorait ça.  « Il ne s'en aperçoit même pas» , pensa Paul, malgré toutes les tentatives de Sylvain pour faire dévier les mains ailleurs que sur la cuisse.  «Il se teurd de douleur, pauvre petit !   C'est probablement parce que ça chauffe trop qu'il me pousse toujours ainsi la main vers son bas-ventre. ». 
             Paul n'était pas sitôt sorti de la chambre de bain, pour permettre au petit de se laver , que Sylvain trouva une nouvelle excuse afin de le ramener près de lui.
    --  Je ne peux pas me laver seul.  Ma blessure me fait bien trop mal et si je m'assois dans l'eau, il n'y aura plus d'onguent.
    Paul comprit sa méprise.  Il aurait dû le nettoyer ,  attendre que le petit ait pris son bain , avant de fixer les pansements. « Quelle incompétence ! »
    Impatient de commencer à travailler, Paul se rendit près de Sylvain qui lui saisit la main et la déposa sur son petit sexe qu'il s'amusait à faire sursauter sur son ventre, à travers des éclats de rire.
   Cette fois, il était impossible de nier l'évidence.  Paul comprenait mal ce désir sexuel d'autant plus qu'il avait toujours cru les enfants " innocents".
   -- Crosse-moi !
   Paul enleva la main, ne pouvant plus douter des intentions de son jeune protégé.  Il s'éloigna avec dégoût.
   --  Ne t'en vas pas.  C'était une farce.  Je ne recommencerai plus.
      Paul céda à nouveau.  Même s'il ne voulait pas se l'avouer, il était hypnotisé par la beauté de Sylvain, par la douceur de sa peau et l'éclat de ses sourires.  Le rire dans les yeux du petit le troublait profondément. 
    Paul lui lava le dos et , prétextant d'avoir oublié de l'eau sur le feu pour retourner à la cuisine.  il s'éloigna.
    --  Le reste, tu peux  le faire seul.
    Paul s'était mis à la lecture d'un journal quand Sylvain fit son apparition à la cuisine, toujours nu comme un ver.  Quelques poils ornaient son bas-ventre.  Paul pensa intérieurement qu'il ne croyait pas que ça commençait aussi jeune, mais il s'efforça de regarder ailleurs.
     Paul fut surpris que Syvain soit encore bandé.
     « Ce doit être le pouvoir de la jeunesse. », se dit-il.
    --  Prends-moi dans tes bras pour m'apporter dans le lit.  J'aurais tellement aimé que mon père m'amène ainsi dans le lit.
   -- Quel caprice !, s'exclama Paul.
      Mais il s'y plia, sans trop comprendre pourquoi.  Il se sentait incapable de refuser quoique ce soit à cet enfant.
    Paul fut troublé par le contact de la chair nue dans ses bras.  Ce devait être son éternel désir d'avoir un enfant.
    « Ça coûte vraiment si peu cher de rendre un enfant heureux», se dit-il, pendant que Sylvain le prenait par le cou et l'embrassait.
     Paul en avait le coeur à l'envers.  « Ce jeune manque affreusement d'affection », pensa-t-il.
     « Pourquoi des parents mettent-ils des enfants au monde, s'il ne peuvent pas leur manifester de l'affection, de la tendresse, de l'amour ?  Serait-ce que le monde est rendu assez fou pour qu'un baiser devienne un geste incestueux ?
     Il se rappela tous les efforts que lui et Pauline avaient fait pour engendrer un de ces petits êtres qui font aussi bien votre bonheur que votre enfer.  Toutes les démarches infrctueuses pour adopter un enfant...
     Paul portait Sylvain non seulement avec fierté, mais comme si c'eut été le plus précieux cadeau de la nature,.même si Sylvain était agaçant avec ses désirs sexuels.  Paul était étonné que ce fait existe, ça le mettait mal à l'aise, mais il adorait déjà cet enfant.
    Syl vain s'étendit sur le lit.  Tout sourire , il porta la main sur son sexe.  Frondeur, il évait étendu la main sur sa bourse, pendant qu'avec le bout des doigts, il massait le bas de son petit sexe, toujours raide comme de l'acier.  Même si Paul était profondément bouleversé, ébloui par la beauté de Sylvain, sa morale n'approuvait nullement cette masturbation indiscrète.
    --  Faut bien qu'il ait un défaut... », pensa-t-il.
    -- Tu me fera pas croire que tu es ainsi en compagnie de ton père.  Je n'aime pas ta façon d'agir.  Tu dois cesser immédiatement si tu ne veux pas que je te ramène immédiatement à la gare.  Je t'aime bien, mais je ne veux pas de problème.  Paul avait pris son air le plus fâché possible, espérant que Sylvain saisisse le message.     
    Il se hâta de quitter la chambre, mais il n'avait pas commencer son travail que Sylvain était venu le rejoindre... comme si rien ne s'était passé.
    Les trois autres jours en présence de Sylvain furent trois jours de paradis.  Sylvain avait mis fin à ses tentatives se séduction, comme s'il avait compris que ça l'éloignait plus de Paul que ça ne le rapprochait.  Paul n'avait jamais autant ri, autant joué, autant couru et autant raconté d'histoires.  Peu de travail était accompli, mais la vie avait enfin un sens... Paul adorait Sylvain autant que Sylvain l'adorait.
    Paul décida de proposer à Pauline d'adopter cet enfant, si son père acceptait.  Sylvain n'était-il pas rejeté par son père ?  C'était l'évidence même.  Ce bonhomme doit l'haïr .  Ce jeune ne recherche-t-il pas la sécurité et de l'affection à tout prix ?
    Paul  et Sylvain étaient pleinement , parfaitement, heureux ensemble.
    Malheureusement, le temps était venu de retourner à la gare et probablement se séparer à jamais.  Tout dépendait maintenant de la décision du père de Sylvain et de Pauline.  Paul était bien conscient que ce rêve était pratiquement impossible, mais sait-on jamais ? 

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Posté le 12.06.2009 à 17:57

Pour lire les textes que j'écris présentement :  http://jeansimoneau.radioactif.tv/ .  Étant donné la censure dont je suis victime au Québec, je me contente de travailler seulement sur internet.  La censure est une preuve d'étroitesse d'esprit.  Je ne suis toujours pas accepté comme écrivain par l'Association des Auteures(rs) des Cantons de l'Est... soit depuis qu'on m'a indiqué la porte parce que je suis pédéraste et que j'ose en parler dans mes écrits.  L' AAACE est la preuve de la dictature littéraire féminoune au Québec.  

Le chantage a été dédié au Dr Guy Lemaître, psychiatre.  Il marque le début de la psychose québécoise autour du mot " pédophile".

      La distraction , Paul connaissait ça.  Pour lui, c'était une deuxième nature.
      Une fois, par exemple, il s'était rendu , en voiture, avec son épouse, au Château Frontenac, assister à un congrès sur les nouvelles méthodes de reproduction des plantes de toutes sortes.  Il revint chez lui en autobus, oubliant à Québec, son épouse et sa voiture. 
     Il était pratiquement devenu la légende du parfait distrait auprès de ses amis , au bureau d'agronomie où il travaillait.
     Ainsi , un samedi matin, alors qu'il se concentrait à son travail, Paul reçut un coup de téléphone étrange.  Un homme dont il ne connaissait pas la voix demandait à parler à Pauline, son épouse, en visite chez sa mère depuis une semaine.
     « Qui cela peut-il bien être ? , se demanda Paul, qui ne reconnaissait pas la voix , malgré tous les efforts de mémoire possible.  Tout le monde sait qu'elle est chez Irène et qu'elle ne revient que  ... »
      Paul fut instantannément traumatisé de ne pas déja être à la gare pour y recevoir Pauline.  Il avait promis d'aller la chercher au terminus , ce midi.  Il en avait été convenu ainsi, se rappela-t-il.  Il bénissait cet étranger , ce hasard qui venait lui rappeler l'existence de sa femme qu'il adorait pourtant ...
     Paul fonça au terminus de sa petite localité pour y cueillir son épouse.  Évidemment , elle n'y était pas puisqu'elle ne revenait que la semaine suivante.  Une autre erreur par distraction.  Ce que les nerfs peuvent bien provoquer : erreur par-dessus erreur.
     Paul serpenta la gare, s'acheta un journal, le lut au complet.  Toujours pas d'épouse.  Il décida de l'appeler chez sa belle-mère pour connaître la raison de cet étrange retard, car Pauline avait la réputation d'avoir la précision d'une horloge.
     Le téléphone était sans cesse occupé.  Paul piaffait d'impatience, car il venait tout juste de se rappeler qu'il avait laissé le plat d'eau qu'il faisait bouillir sur la cuisinière chez lui.  La peur d'un incendie le tenaillait.
     Il s'empressa de recomposer le numéro de téléphone, quand un beau petit garçon d'une douzaine d'années lui demanda un dollar.
    --  S'il te plaît , monsieur, je n'ai pas mangé depuis deux jours.
     Paul sortit un dollar et le donna au garçonnet qui semblait plutôt mal pris.  En attendant la communication avec sa belle-maman , il comprit sa méprise quant à la date du rendez-vous.  Il s'était excité pour rien.  Habitué à ses bévues, il se mit à rire.
     Il riait comme un fou quand il aperçut à nouveau le petit bonhomme, près des téléphones.
     --  Tu as mangé ?
     --  Non, j'ai pensé que vous voudriez venir avec moi au restaurant.  Je suis seul.  Et, c'est plate en maudit.
     Paul remarqua alors que cet enfant portait des vêtements trempés, il avait plu toute la matinée,  et un pantalon tout déchiré à la cuisse.
     --  Tu n'as pas de parents ?
     --  Bien sûr que j'en ai.  Mon père devait venir me chercher hier soir et il ne s'est pas présenté.  Il doit être encore saoul.  Quand il se met à boire , ça peut durer des jours et s'il me voit, il ne cherche qu'à me battre.
      --  Oui, mais ta mère ?
     L'enfant hésita avant de lui dire qu'elle était morte.
     Pris de pitié, Paul amena l'enfant au restaurant.  Profitant de sa présence , le petit Sylvain se gava jusqu'à en être malade.
     --  Que feras-tu maintenant ?  Tu ne peux tout de même pas passer la journée ici.  Veut-tu que je t'amèe chez ton père ?
     --  Oh non !  je t'en supplie , ne fais pas ça.  Amène-moi avec toi.  T'as l'air gentil.  Je ferai tout ce que tu voudras.  Je travaillerai gratuitement , s'il le faut.   Amène-moi.  Je te jure, tu ne le regretteras pas.  Allez ! juste une ou deux jours.  Le temps que mon père se désaoule.  Je suis certain que s''il me voit maintenant, il va me battre au sang.
     L'idée d'amener ce jeune chez lui, durant quelques jours, alors qu'il avait énormément de travail à compléter , ne souriait pas du tout à Paul, mais pas du tout.  Par contre, Sylvain était tellement attachant ...
     «  Il pourrait sans doute m'aider, pensa le bon samaritain.   Je le ramènerai chez son père le plus tôt possible.  Dès que je l'aurai rejoint au téléphone.  Ainsi, il ne se fera pas battre pour rien.»
      --  C'est d'accord .  Tu m'aideras à replanter mes plantes et je te paierai.  Disons le salaire minimum. 
     Sylvain était fou de joie.  Juste à voir sa figure rayonnate valait bien quelques sacrifices et un  peu de patience.   


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