En me levant le lendemain matin, je vérifiai ma forturne. Comme il ne me restait pas grand chose, je décidai de passer le plus clair de mon temps dans ma chambre à préparer mon entrevue avec Victor Tholburn.
Quand je sortis pour aller déjeuner, je voulus revoir le sosie de Caouette. Je me rendis donc à la salle à manger, en évitant de regarder les machines à sous qui n'arrêtaient pas de cracher des dollars. En entrant dans la salle, je remarquai la présence de mes deux bonshommes qui étaient toujours à la même table. Je me dirigeai vers eux et m'installai à une table voisine. Je constatai alors que leur discussion avait repris là où ils l'avaient laissée. Montrant un filon d'or, Caouette disait :
-- Écoutez , mon général, si vous aviez été à ma place, n'auriez-vous pas cru, comme moi à la fortune, en voyant des filons pareils ?
Même si une partie de la réponse m'échappa, j'étais abasourdi par les propos du général qui ajouta :
-- L'or a été la cause principale de ma déchéance. Pensez-vous que je me laisserais entraîner de nouveau dans une folie pareille ? La vie, mon cher , c'est la terre : l'arbre qui pousse et celui qui tombe pour céder sa place aux semences.
Aussi emballé que son interlocuteur, le sosie de Caouette répliqua :
-- Vieille chanson de colonisation . C'est dépassé. Aujourd'hui, il faut chercher à dominer, à réussir économiquement. J'y suis presque arrivé. J'aurais pu sauver mon peuple si l'exploitation de la mine avait réussi.
Alors que les deux hommes élevaient la voix avec passion, leur regard se tourna vers moi. Je rougis, car , ils m'avaient surpris à les épier. Aussi, je crus bon de céder ma place à un couple de personnes âgées qui cherchaient désespérément une place où s'asseoir.
Dans la salle de jeu, la vieille dame empochait toujours les dollars qui tombaient dans la boîte de métal, installée à même la machine à sous. En la regardant jouer, j'avais peine à contenir mon désir, car si j'avais gagné vingt dollars, je pouvais, comme elle, en gagner des centaines.
Quand la dame partit, je tirai deux dollars de ma poche. Je les engouffrai aussitôt dans la machine, mais en vain. Rien ne tomba. Je pensai alors qu'il était normal de ne pas gagner à tous les coups. Je me consolai en me disant que la vieille mettait parfois de l'argent dans la machine sans avoir de succès.
Je sortis deux autres dollars. Le bruit des pièces qui tintaient en tombant me calma. Même si je ne ramassai que dix dollars, j'avais eu raison de patienter.
Persuadé qu'il était possible de m'enrichir encore davantage, je jouai six autres dollars. Je voulais en jouer trois à la fois pour doubler ma mise. Malheureusement, je perdis tout ce que j'avais joué. Une constatation du livre de la Sagesse se mit à me marteler l'esprit : « une autre fois disparut l'illusion, il tenait pour pire ce qu'il venait de subir...»
L'âme dans les talon, je regagnai ma chambre. Je pensais alors aux actionnaires de la mine, qui avaient tout vendu et tout perdu. « Quel désarroi ont dû ressentir les actionnaires quand ils ont appris la fermeture de la mine » , me dis-je. « Quelle colète aussi ! Il suffit de manquer d'argent pour se rendre compte que l'argent est synonyme de liberté. Sans argent, tu ne peux voyager, tu ne peux t'amuser, tu ne peux penser t'en sortir, car même un témoin de Jéhovah, aime ces plaisirs de l'enfer . Qui est trop pur, rouille. « C'est avec de l'argent que l'on fait de l'argent».
Je me faufilai entre les machines à sous , constatant qu'il était bien possible de jouer sans dépenser une fortune : il sufisait d'une pièce de cinq sous. La tentation était grande. Le bruit des sous qui tombaient me fascinait , mais je résistai héroïquement à ce nouvel assaut des forces sataniques , me souvenant trop bien des paroles de Daniel, au verset 6 , du chapitre 20: « Et la personne qui se tournera vers le jeu pour se prostituer, je dirigerai ma Face contre cette personne-là et je la retrancherai du milieu de mon peuple»
Quand je fus installé à ma table, je remarquai un homme qui ressemblait beaucoup au président de la Thérèsa, M. Alphonse Caouette. La ressemblance me troublait. J'avais connu Caouette alors que j'étais jeune. Il venait à la maison quand il devait participer à des réunions des sociétaires de la mine. Même s'il était un homme d'affaires prestigieux, il ne m'avait pas tellement impressionné. Le fait qu'il portait toujours un bel habit neuf et qu'il riait toujours m'avait frappé davantage. Ce sont des choses qui impressionnent les enfants. Sa femme m'avait également fasciné. J'adorais me glisser près d'elle pour lui parler et sentir son seil se rapprocher de ma figure quand elle se penchait pour me répondre . J'aimais sa douceur, sa bonté, son intérêt réel pour ma petite personne. Je l'adorais ... elle était si aimable ...
De voir cet homme qui ressemblait à Caouette était certainement une coïncidence , tout comme cette recherche sur la Thérèsa, recherche qui m'avait intéressé , car j'y voyais la possibilité d'écrire un scénario de film. Peut m' importait que l'exploitation de la mine ait été ou non une entreprise frauduleuse. Je ne me nourris pas de scandales. Pour moi, c'était " une mine d'amitié " et c'est tout ce que je voulais retenir.
Je pensai par ailleurs que le hasard se changerait bien de me rappeler que j'avais un but et que je ne devais me laisser distraire par toutes ces machines à sous.
Je regardai et observai cet homme. Il discutait avec un autre homme, assis à sa droite. Vêtu d'un costume de général, ce dernier semblait heureux, passionné, mais fatigué. Ma curiosité m'incitait à me rendre à leur table, mais je m'abstins, car il me semblait impoli de le déranger , tant ils étaient emballés par leur discussion.
Après le repas, je retournai à ma chambre, intrigué par ces deux personnages. Sans m'en rendre compte, je m'arrêterai près d'une femme que la chance gâtait. En effet, à toutes les fois qu'elle déposait un dollar dans une machine à sous, celle-ci criait et en recrachait une vingtaine. Pendant un moment, je la regardai jouer , captivé par le bruit sourd des dollars qui tombaient. Puis , je mis la main dans ma poche pour sortir une pièce. Je la déposai et je tirai la manette avec anxiété. Pas une cerise n'apparut à l'écran de la machine à sous. Humilié d'avoir succombé à ce désir, je retournai à ma chambre, me demandant comment j'en étais arrivé à être aussi bas. Je m'interrogeais sur ce qui m'avait poussé à jouer , à tirer la queue du diable... Je me disais pourtant , malgré mes remords , que si cette femme avait autant de chance , je n'avais qu'à la remplacer pour avoir la même veine. C'était un raionnement primaire, mais logique. Ma contrition avait une langue de blanc...
Le lendemain, à la même heure, je me rendis dîner. Je vis à nouveau les deux personnages qui m'avaient intrigué la veille. Ils discutaient aussi sérieusement, comme s'ils avaient laissé hier la conservation en plan.
Je tendis l'oreille, mais j'étais trop éloigné pour entendre quoique ce soit. Quand je quittai ma table pour retourner à ma chambre, je passai près de mes deux bonhommes. À mon grand étonnement, je reconnus la voix du Caouette de mon enfance, ainsi que les bagues qu'il portait toujours. Comme ces bagues n'avaient rien de spécial, je me demandai pourquoi j'avais retenu ce détail. La mémoire du pauvre face au riche qui l'impressionne ? Pendant que je me questionnais , le mystérieux Caouette montrait à son camarade une pierre dans laquelle on pouvait reconnaître de beaux filons d'or. « Le hasard ? Sans doute», pensais-je.
Embarassé à l'idée qu'un fantôme puisse manger dans la même salle que moi, je me précipitai en direction de ma chambre. La vieille dame se trouvait à la même machine et ramassait autant d'argent que la veille. La tentation du jeu était forte, mais j'étais déterminé à ne pas lâcher. Cette fois, je ne tirerai pas la queue du diable ! En ralentissant le pas, je faillis cependant à ma promesse, en me disant qu'hier, c'était hier. Je me réjouissais à l'idée de gagner. Tout en restant alerte, je tirai alors un dollar de ma poche et actionnai la manette. Sitôt fait, la machine à sous laissa tomber vingt dollars. Je n'en croyais pas mes yeux. C'était la première fois de ma vie que je gagnais. «La chance me sourit enfin. Est-ce le début d'une nouvelle époque où la vie m'offre enfin d'être du monde des gagnants ? J'aurais pourtant dû tempérer mon enthousiasme en me souvenant du conseil du Deutéronome : « Qu'on ne trouve chez toi personne qui ne fasse passer le métier de joueur ou de devin avant ma volonté, car quiconque fait cela est une abomination pour Jéhovah ...» Jéhovah commençait en même temps à me tomber sur les nerfs avec ses intersdits. Qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire que je me gagne quelques dollars. S'il ne veut pas que ce soit un don du diable, il a juste à faire en sorte, lui, que je gagne.
Énervé, je saisis le banc qui se trouvait à ma droite. Je m'instalai confortablement et lu les instructions de la machine à sous. C'était simple : si je metttais trois dollars, je pouvais en gagner bien davantage. Sans attendre , je déposai les vingt dollars que je venais de gagner dans la machine. Inutile. Je perdis tout mon avoir et je dus débourser un dollar de plus pour tenter ma chance une dernière fois.
Ce soir-là, je me couchai très tôt, encore sous le choc. « J'aurais dû arrêter de jouer dès mon premier gain.», me dis-je frustré. J'avais été roulé et maintenant par ma faute, j'étais lavé. »
À mon arrivée à Las Végas, je m'étais bien promis de ne pas jouer , même pas un sou, pendant mon séjour dans cette capitale du jeu. J'avais deux bonnes raisons : je n'ai jamais eu de chance au jeu ( d'ailleurs, la Bible ne dit-elle pas : « Pratiquer le jeu est comme l'inconduite pour le sot») et d'ailleurs j'avais juste assez d'argent pour retourner chez moi.
Je m'étais retrouvé à Las Végas par hasard, par malchance, comme d'habitude. En effet, l'autobus qui me conduisait à Los Angelès était tombée en panne. En attendant de le remplacer , la compagnie avait décidé d'héberger les passagers à ses frais, au Circus Circus. Ce remplacement aurait dû se faire le lendemain, mais il fut retardé par la grève des autobus Greyhound. Il n'y avait aucune autre alternative. Je devais prendre mon mal en patience.
Comme j'étais un témoin de Jéhovah (une secte religieuse) , je fus scandalisé de voir comment le Circus Circus incitait au jeu. N'est-il pas écrit dans la Bibre : « Ne vous tournez pas vers le jeu, ne le consultez pas. »
Pas moyen de me rendre à ma chambre sans passer par des salles où les machines à sous se succédaient les une après les autres. Le bruit des dollars et des trente sous qui tombaient de ces machines me semblait diabolique. « Le chant des sirènes», pensais-je.
Je résistai et, sans m'arrêter, me rendis à ma chambre. J'étais rassuré, car je pouvais compter sur ma détermination. J'étais fier de vaincre ainsi la tentation. Je «saintais».
Je profitai de ce moment pour reviser les questions que je poserais à mon ingénieur le Los Angelès, monsieur Victor Tholburn, qui avait travaillé à la Thérèsa quelques temps avant sa fermeture. La Thérèsa était une petite mine d'or du Nord de l'Ontario. Elle avait ceci de particulier : elle était l'enfant chérie du clergé catholique du Québec qui tentait d'éloigner les bonnes âmes de la ville, lieu propice aux vices et aux péchés. Une forme de reconquête du Canada.
Je devais être perspicace , car le témoignage de Victor Tholburn déterminerait si j'avais lieu de croire à une fraude ou à une mauvaise aventure qui avait précipité la fermeture de la mine.
La question était loin d'être réglée. En effet, même si la majeure partie des sommes investies avaient servi à l'installation des équipements miniers et au creusage des puits et des galeries souterraines, il n'en reste pas moins que les dirigeants avaient trompé les investisseurs, en les impliquant dans une aventure dont les chances de réussite étaient plus qu'improbables. Le savait-on avant quand on ramassait des fonds ?
Les témoins que j'ai rencontrés avaient parfois des propos contradictoires. Ceux qui ont côtoyé Alphonse Caouette , le président de la mine, prétendent qu'il n'a rien soutiré de la Thérèsa , car il est mort « le derrière sur la paille», occupant un simple emploi de pompiste. En revanche, ceux qui y voient une fraude affirment que Caouette a subi plusieurs procès pour détournement de fonds. Mais comme il était protégé par quelques grands manitous de Toronto, tous les documents à ce sujet ont disparu. Les Caouette auraient , selon eux , profité largement de la confiance des gens pour obéir au clergé.
En ressassant ces témoignages, je ne pouvais pas croire que notre système judiciaire était pourri à ce point. Je savais pourtant qu'il n'y a qu'une seule vraie justice, celle de Jéhovah. Le doute planait dans mon esprit, mais cela ne suffisait pas pour entérimer l'hypothèse de la fraude. Surtout , que le clergé aurait été le principal acteur de ce geste.
Les heures passaient. Il fallait que je mange, car si l'esprit peut se nourrir d'hypothèses, le ventre, lui, a besoin de nouriture. L'estomac dans les talons, je me rendis donc à la salle à dîner , où l'on offrait un buffet tellement varié qu'il aurait inspiré la jalousie de n'importe quel Éthiopien.
Avant de passer à la prochaine nouvelle littéraire, j'aimerais revenir sur Pyschose et avouer ce qui me semble une grande faiblesse dans mes textes : je fais trop parler mes personnages. Je ne leur donne pas assez de profondeur, pour être des individus, et par conséquent, ça sonne un peu comme de longs sermons. Il manque d'action. Je veux trop passer mon message. J'agis comme un faux curé littéraire.
Ce problème vient probablement du fait que j'adore penser, décortiquer et essayer de comprendre la société dans laquelle je vis. J'ai toujours voulu améliorer le monde parce que j'ai été ébloui par la pensée de la Grèce Antique. L'esclavage et la place des femmes, une réalité sociale du temps, sont la grande faiblesse de cette civilisation. Par contre, je ne comprends pas que l'on se soit servi de l'empire romain comme l'exemple à suivre. Plus je lis sur ce passé, plus l'empire romain m'écoeure. Comment a-t-on pu préférer les Romains à la civilisation grecque puisque ces premiers sont orgiaques, ne pensent qu'à tuer pour avoir le pouvoir ? Une ère Bush-Harper préhistorique ? Probablement, que les religions sont la courroie de transmission de cette bassesse puisqu'encore aujourd'hui, on fait face au même problème. Le petit peuple est en général très sain, la folie commence avec la bourgeoisie et , plus tu montes, plus t'es dégueulasse.
Malheureusement, j'ai été coupé de l'action puisque les féminounes qui contrôlent présentent l'éducation jusqu'au secondaire et de plus en plus la culture au Québec , ont décidé que je n'existe pas. En m'écartant (on me refuse le droit de participer aux associations littéraires) , j'ai aucune chance d'être publié et comme me le disait un lecteur assez spécial qui a couru presque toutes les bibliothèques, associations littéraires pour trouver mes livres ( c'était la première fois que je voyais quelqu'un d'aussi accroc à mes textes) , je n'existe plus dans le monde littéraire du Québec. Je ne suis même plus sur la liste des écrivains ou des poètes. On m'a fait disparaître comme dans 1984. Même à la bibliothèque nationale, on lui a demandé s'il me connaissait pour chercher ainsi mes livres et on lui a fait remarquer que je suis un mauvais pédéraste... comme si j'écrivais avec ma queue. Rien n'a tellement changé depuis.
On veut créer un Québec castré, sous prétexte de l'égalité entre les hommes et les femmes. Or, au lieu de donner aux femmes le droit d'être aussi volage qu'un homme, aussi libre sexuellement, on moralise grâce aux féminounes. Avec la censure, une marotte de Steven Harper, un religieux premier ministre, on nous ramène à l'époque où l'Église dominait par la peur de l'enfer à cause des péchés de la chair.
Par contre, certaines écrivaines semblent vouloir s'ouvrir un peu. Ce sera intéressant parce que l'on devrait simplement parler d'humains. On ne devrait même pas avoir de catégories selon les goûts sexuels, car catégoriser, c'est en partant une discrimination positive ou pas, une discrimination, c'est une discrimination. On veut que tout soit pareil et pour cela , on force tout le monde à être dans le même moule. La sexualité, si elle n'est pas violente, dominatrice ou intimidatrice, si elle est libre, devrait absolument libre. J'écris sur ce sujet depuis plus de 40 ans et je suis un peu fatigué d'aborder ce thème. Pourtant , à http://jeansimoneau.radioactif.tv/ , je m'amuse comme un petit fou à critiquer notre civilisation. Si notre monde était plus juste envers la majorité de ceux qui vivent sur cette planète, la vie pourrait être vraiment fantastique parce que nous avons techniquement tellement avancé que l'on pourrait vivre dans une société où s'amuser et réfléchir, comme Platon, Aristote, Diogène serait idéale. Malheureusement, le monde est mené par des systèmes économiques qui créent les crises dans le seul but d'augmenter leurs avoirs et leur pouvoir. Avez-vous remarqué que nos gouvernements sauvent les banques, les compagnies touchées par la crise de l'énergie et qu'on en profite pour diminuer les salaires et tuer les syndicats ? Une crise pour améliorer les profits des riches. On a voulu diminuer le nombre d'investisseurs libres parce que leur investissement global peut perturber celui des plus riches. Le capitalisme devient de plus en plus communiste.
Cette nouvelle peu paraître tout à fait exagérée; mais ce n'est pas le cas.
Alors que j'enseignais aux élèves en difficulté, l'un de mes élèves s'absenta presque deux semaines. À son retour, comme d'habitude , je le reçus avec humour. Il me demanda simplement de pouvoir déjeuner avec moi le lendemain matin. Ce que j'acceptai avec plaisir, car mes élèves étaient tout pour moi. J'adorais mon métier.
À la table, il s'est effondré en larmes et il m'a raconté ce qu'il venait de vivre : Sa soeur avait accusé son père de l'avoir touchée sexuellement. Le père fut arrêté et mis en accusation. Ayant payé pour retrouver sa liberté, en attendant son procès, il se rendit chez lui et se suicida . Le pire, les gens s'en prenaient au jeune, avant la mort de son père , le qualifiant de lâches, de complice, simplement parce qu'il aurait dû le savoir et le dénoncer.
Or, après enquête, il fut établi que la jeune fille avait menti.
La morale débile de notre système quant à sexualité des jeunes vaut-elle tous ces meurtres déguisés en acte de protection ? La sexualité est la pierre angulaire de la liberté et de la vie privée. La morale des adultes est plus une tyrannie...