-- Poèmes -- Journal intime -réflexions
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Posté le 27.05.2009 à 02:18

     --  Mais... on dirait que vous encouragez la débauche !
     --   Non, seule la violence sous toutes ses formes est un crime !  Je n'ai jamais entendu parler d'un jeu sexuel qui ne soit pas agréable,  J'encourage le choix fondamental que Dieu nous a donné en nous créant, choix qui a d'ailleurs été contesté par Satan qui refusait à l'homme sa dignité d'être sexué, sa liberté.  Le premier péché a été par Satan de refuser à l'homme sa dignité en tant qu'être matériel et fini , impliquant sa liberté.  Le choix individuel !  Le droit individuel et exclusif de l'homme de gérer sa propre vie. 
     --  Ici, peut-être , mais beaucoup de jeunes ne l'ont pas quand il s'agit de tourisme sexuel.
     --  C'est évident !  Il n'y a pas de liberté quand l'adulte domine les jeunes.  En Occident, cependant, avec la connaissance que les enfants ont maintenant de leur droit, ce sont souvent les jeunes qui dominent les adultes.  La dénonciation devient souvent un moyen de manipulation et de chantage.  C'est pourquoi toutes les lois sur le viol, le proxénitisme, l'exploitation du travail des jeunes, des enfants-soldats, doivent être maintenues , même rendues beaucoup plus sévères, tout en maintenant le droit individuel à la prostitution.  La prison à vie pour ceux qui créent des enfants-soldats n'est même pas une peine sévère quoique bien méritée. Tout individu a droit a sa liberté absolue, tant qu'elle n'est pas violente.
     Cepenant, on devrait décriminaliser la prostitution pour protéger ceux qui s'y livrent et avoir un contrôle sur la protection des prostitués contre des clients abusifs.  La production de matériel que l'on dit pornographique doit aussi être contrôlée de façon à ce que ceux qui servent à le produire soient vraiment libres de le faire et soient protégés contre toutes formes d'exploitation.   Mais, il faut s'entendre , seuls la violence, la dégradation, l'irrespect du corps sont pornographiques.  La nudité est un art.  Le respect de son intimité et les limites qui en découlent regardent l'individu et l'individu seulement.  Si celui-ci accepte librement d'être nu dans des scènes amoureuses, c'est son affaire.  Le sens de la pornographie n'est pas le même pour tout le monde.  Et, personne n'est obligé de regarder une revue ou un vidéo.  Si tu ne veux pas le voir, tu n'as qu'à ne pas l'acheter.  Vivre et laisser vivre.   Faire l'amour n'a rien de porno.  Ce matériel peut exister en autant que ceux qui travaillent à le réaliser soient absolument libres de le faire.  Ce qui compte, c'est d'interdire toutes formes de violence, de manipulation ou d'esclavage.  Quel que soit le geste d'amour, rien n'est dégradant, tant qu'il s'agit d'amour, d'affection, de tendresse.  En amour, il doit nécessairement y avoir un consentement mutuel, aucune contrainte physique ou chantage psychologique.  L'äge n'a d'importance que dans la mesure où la personne impliquée comprenne ce qu'elle fait  et qu'elle est absolument libre de le faire.  Quant à la personne qui achète du matériel pornographique, elle a droit à ses phantasmes.  C'est un droit individuel intimement lié au droit à son orientation sexuelle.  Tu as le droit d'être excité.  Tu as le droit de choisir de choisir ce qui t'excite , mais tu n'as pas le droit d'imposer ton choix à l'autre.   De toutes façons, tu ne choisis pas ce qui t'excite, tu le subis.  Tu ne peux pas le transformer , c'est ce qu'on appelle « sa petite nature », la libido, l'énergie la plus forte dans l'univers , la plus concentrée.   Tout est normal , tant et aussi longtemps que cette libido ne t'empêche pas de vivre responsable dans la société, qu'elle ne piétine pas la liberté de l'autre.
   Il y a beaucoup d'intérêts économiques en jeu quand il est question de sexualité ou de drogues.  L'important, c'est de permettre à chaqucun d'exercer son droit de choisir, d'être en amour, car l'amour, c'est la plus grande force créatrice de l'univers...
     -- Je n'y avais jamais pensé, rétorqua madame Durosier, ajoutant que ce n'est pas une raison de laisser cette pauvre fille se faire violer.
     --  Sürement, mais est-ce le cas ?  Vous avez les enfants mentent ou fabulent facilement .  Et, même si c'était vrai , l'important n'est-il pas de comprendre le véritable bien de Sophie ?  Elle est assez vieille pour choisir elle-même son orientation sexuelle.  Aime-t-elle cela ou le désapprouve -t-elle  ?  C'est peut-être  une expérience tout à fait circonstancielle ?  Très limitée dans lemps, un geste de l'adolescence ?  Toutes les adolescentes et adolescents sont potentiellement gais.  C'est même un stade important dans leur vie.  Ils doivent l'assumer.
     Sophie sentir ses jambes fléchir. 

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Posté le 26.05.2009 à 00:39

     -- Innoncents, peut-être , mais pas niaiseux.   De nos jours , avec les moyens de communication, les jeunes sont très vite informés.  Ils ne se posent pas longtemps la question à savoir ce que tu ressens quand tu fais l'amour ou tu te fais sucer.  Ils savent que c'est le summum de plaisir.  Puis, n'ayant pas toute la culpabilité , qui entourait la sexualité  dans notre temps par ignorance totale, ils retiennent bien plus l'élément plaisir que celui des traumatismes.  Malheureusement , la responsabilité est absente.
     Ce qu'il faut pour les jeunes ce sont des cours sur la sexualité adaptés à leur âge, à leur besoin ou si on veut qui répondent à leur curiosité naturelle quand elle se manifeste. Le mensonge et la censure ne sont pas de mises.  Ces cours doivent être réalistes, objectifs, dégagés de la morale religieuse.  Ils doivent comme pour la religion connaître toutes les avenues afin de choisir celle qui leur assurera le plus facilement leur développement personnel et leur bonheur.  La sexualité est directement liée au développement de leur sexualité, car le seul but logique est de devenir autonome.
     En réalité l'éducation sexuelle , en bas âge, ça regarde les parents, car ils peuvent eux respecter le rythme des besoins de l'enfant.  Cette éducation repose sur les parents, mais ils ne leur appartient pas de gérer les expériences.  L'éducation sexuelle doit être libre et responsable.  Il revient " au jeune" de chercher "sa vérité", la forme de sexualité qui maximisera ses chances d'être heureux  dans la vie , sa passion, seul, le jeune peut la choisir pour lui.  Bien avant 12 ans, tu vis une sexualité qui t'es propre, fonction de ta libido et de ton milieu, de tes expériences.  Sauf qu'avant cet âge, le danger de traumatisme est plus grand puisque le jeune peut se sentir obligé à des expériences auquel il n'est pas encore prêt pour ne pas passer pour nono.  Il doit apprendre qu'il doit assumer seul ses expériences, en entière liberté.  J'aime ou j'aime pas. 
      La liberté , c'est un choix, une responsabilité qui s'apprend.  Etre libre, c'est quelque chose que tu apprends en veillissant, sans malheureusement toujours connaître ce que produiront  nos expériences diverses. On devrait responsabiliser le jeune face à sa sexualité au fur et à mesure que son orientation sexuelle se concrétise.  Chez le garçon, ce peut être à partir d'environ 10 ans.  Avant, la sexualité n'a aucune importance , sauf dans la tête des parents...  L'âge chronologique n'est qu'un indicatif, car chaque jeune mûrit à son propre rythme et doit décider seul s'il veut vire une expérience ou non.  Fixer un âge, c'est ne pas le respecter, le priver du droit le plus fondamental de l'être humain, sa liberté, sa vie privée.   Il ne faut pas le surprotéger , car surprotéger un jeune.  c'est violer le rythme de son développement.  C'est le retarder.  On peut fixer à 12 ans envrion l'âge de consentement , s'il doit absolument y en avoir un, c'est s'assurer que le jeune est libre de son choix , de ses expériences.  Cet âge coincide avec l'entrée au secondaire.  Les cours de sexualité devrait être donné à la fin du primaire pour que le jeune puisse faire des choix intelligents au secondaire. 
     Plus jeune, s'il arive quelque chose, qui ne soit pas violent, contraignant , il est préférable de ne pas faire un plat pour ce qui entoure les gestes sexuels.  Ce qui est plus dangereux, c'est une réaction exagérée du milieu, car alors, de toute évidence, la vie sexuelle devient un acte d'accusation, une faute grave. Une psychose latente.  C'est probablement aussi pour ça , pour se garder une bonne clientèle, que les psys de toutes sortes  préfèrent une approche répressive.  Si tu es trop libre sexuellement , que cela devient une obsession, tu es névrosé;  mais si tu es écrasé par la culpabilité, la honte de toi, tu es psychosé ; si tu joues le jeu de la répression, commeplusieurs psys, tu es certain de toujours avoir des clients des deux catégories.  et avec un peu de chance  ces peurs deviendront vite de l'hystérie collective... là ça paye... Sans compter que les crimes sexuels sont une manne très abondante parce qu'on y mélange le cas des psychopathes,  et de la mafia qui fait le trafic d'organes ou d'esclaves. L'accusé est facile à plumer à cause des préjugés, de la désapprobation sociale généralisée, et l'appareil judicaire en profite parce qu'il a besoin de nombreux  cas pour faire vivre autant d'avocats. C'est pourquoi on crée des procès à n'en plus finir.  On crée des lois répressives pour justifier un tel appareil.   Pourtant, un expérience sexuelle si elle n'est pas violente, si elle est voulue, si elle est agréable, elle ne peut que nous offrit le sourire. 

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Posté le 22.05.2009 à 20:46

     Quelques jours passèrent sans qu'elle ne réentende parler de sa visite.  Tout oublier aurait été trop beau, mais madame Durosier lui fit remettre une note par la secrétaire de l'école , l'invitant à la rencontrer le lendemain, en fin d'après-midi, avec sa mère.
     Grâce à une prise d'air, située dans le bas de la porte qui laissait couler chaque mot, Sophie surprit, au moment où elle se présenta au local assigné, une conversation qui la concernait au plus haut point.  C'était de toute évidence madame Durosier et une inconnue.
     -- C'est inimaginable, disait madame Durosier, j'ai parlé de Sophie à Assault Sexuel Secours et l'administration refuse de porter plainte.  Selon eux, c'est impossible, il manque de preuves.  Cela se produit entre femmes et fillettes, donc, on croit que c'est Sophie qui divague.  « Elle est trop influençable.  Elle panique pour rien.»
     --   Le mouvement  refuse probablement parce qu'en enregistrant de tels cas ou celui des femmes qui initient de jeunes garçons, cela modifierait leurs statistiques.  Les statistiques, c'est ce qui aujourd'hui justifie l'existence, la pertinence, la réussite de ton emploi.  C'est important en maudit.  Si tous les cas de femmes qui initient des jeunes étaient exacts, on se rendrait vite compte que le nombre est plutôt imposant.  Ils ignorent  les plaintes pour créer un portrait de la situation qui laisse croire que seuls les hommes s'attaquent sexuellement aux enfants.  Vous savez, dans ce mouvement, plusieurs dirigeantes sont d'ex-femmes battues qui voient le monde qu'à travers leurs anciennes peurs ou des lesbiennes qui refusent de se reconnaître comme telles.  C'est plus facile d'haïr les hommes et de tout leur mettre sur le dos.  Ça leur donne encore plus de pouvoir quand il y a des procès en divorce où l'on doit décider des pensions alimentaires.   Les juges ont ainsi nettement, dès le départ , un préjugé favorable aux femmes.
     Le malheur, c'est que les normes en matière sexuelles ont toujours été fixées par des gens qui n'assumaient pas leur propre sexualité d'une façon normale.  Ce furent d'abord les religieux , les acètes, les fanatiques qui, par le rejet de la matière, ont créé des dogmes pour prétendre à l'au-delà, une vision schizophrénique de la vie, selon Freud.    Les normes sexuelles ont toujours été fixées par des prêtres qui en avaient une vision de péché, de rejet , de culpabilité.  Aujourd'hui, les féminounes poursuivent cette façon de lire la vie des individus.  Tout ce qui est sexe est mal.
     Comment vivre une saine sexualité quand ceux et celles qui régissent les normes du code moral sont  souvent des désaxés; des gens qui ont une vision déformée, voire maladive, de la sexualité ? 
      Le fascisme naît de la répression sexuelle, car d'une part, les "répressifs" nient la valeur et la beauté matérielle du corps, et d'autre part, les autres intéressés, les bourgeois, souffrent d'un complexe qui leur fait croire qu'ils sont supérieurs aux autres, qu'ils se salissent en étant en contact avec le peuple.  Pour ces snobs ,  la vraie vie est rien d'autre que le pouvoir et l'argent.
     Dès l'enfance , on t'apprend à avoir honte de ton corps, à ne jamais te toucher, encore moins de toucher à un autre... comme si un enfant ne trouve aucun intérêt à se comparer à l'autre. On te traumatise, si tu vies autrement.  Tu es un cochon !  C'est comme si pour un enfant une caresse devenait un geste douloureux, traumatisant;  comme si un enfant ne savait pas que l'amour est intimement lié aux caresses.
     Pourquoi toucher un sein ou un pénis serait un acte plus répréhensible que de passer la main dans les cheveux ?  Des conventions, voilà tout.  Pourquoi la vision de la Grèce Antique ne serait-elle pas plus "normale" que la vision judéo-chrétienne ou musulmane ?  Pourtant, avoir honte d'être nu, c'est avoir honte de soi.  C'est rejeter la valeur, la beauté de son corps.  Croire que le plaisir est mal, qu'être scrupuleux c'est d'être pudique,  qu'il faut rougir devant la nudité pour se croire normal, c'est aussi malade que de vouloir être nu à vingt degrés sous zéro , sous prétexte d'être libre.  Ce n'est du respect, c'est de la honte . 
     Être pudique, ce n'est pas se couvrir le corps parce qu'on a honte de montrer un peu de peau, qu'on voudrait être un pur esprit.  Être pudique, c'est ne pas passer son temps nu, c'est respecter la limite avec l'exibitionnisme.  Une limite pratique, celle qui indique qu'il y a des moments et des endroits pour être nus et d'autres où il faut s'habiller.  Interdire d'être nu partout et tout le temps, c'est un abus de pouvoir, un manque de respect pour ceux qui ne vivent pas un tel degré de rejet de soi.  On est pas obligé de partager toutes les façons de voir de la majorité.
     La honte de son corps nu, c'est de croire que le plaisir est mal.  Que la beauté n'est que tentation et péché.  Que la jouissance est le chemin de l'enfer, comme si Dieu nous avait créé pur esprit.  Pourtant, Dieu est assez intelligent qu'il n'aurait pas engendré le plaisir et la jouissance rattachés à l'acte sexuel et à l'affection , il n'aurait pas interdit de se toucher, s'il avait pas voulu que l'homme s'explore et se reproduise.  Tu nais avec ta libido et il est maladif, contre-nature d'en nier l'existence.  Il est évident qu'il faut apprendre à se contrôler.  Personne ne le nie. c'est ça l'équilibre. Il y a une différence entre un geste amical ou d'amour et un viol.  Les sujets doivent vivre sans violence, sans dominination et sans intimidation pour que ce soit un geste libre.  Mais libre, ça ne regardent que les gens concernés.
     --  Par le long réquisitoire que vous venez de faire, j'espère que vous n'avex pas la prétention de vouloir affrimer qu'un enfant possède sa propre sexualité et qu'il doit , dans un cheminement normal, chercher à la découvrir ?
     --  Absoluement!  Il ne faut pas créer de drame là où il n'y en a pas.  La mastrubation chez les jeunes, par exemple, est le moyen par excellence de se défrustrer, d'éliminer les tensions, de se raccrocher à la vie dans les moments difficiles.  Il est normal si la Charte des droit de la personne garantit le droit à l'orientation sexuelle que les jeunes puissent vivre leurs expériences personnelles.  Il n'y a pas que la chasteté dans la vie et dans le monde des valeurs.
    -- Oui, mais entre jeunes seulement...
       Si on leur accorde le droit à l'orientation sexuelle , ce n'est pour les figer dans notre point de vue.  Pourquoi les jeunes seraient-ils les seuls à voir un droit limité ?  Parce que le pénis de l'homme est plus développé que celui du petit gars ?  Que la peau d'un enfant est plus agréable à caresser que celle de l'adulte ?
       Dans la Grèce Antique, l'homme s'occupait de l'éducation globale de son amant.  Les expériences sexuelles ne faisaient pas exception.  Les jeunes n'y étaient que plus heureux, car les rapports amoureux pouvaient durer dans le temps.  Ce ne devait pas être comme aujourd'hui : un simple échange physique.  On nie la sexualité de l'enfant.  On oublie que le choix d'une orientation ne se fait pas d'un coup lorsque l'on devient adulte, mais à partir de la pré-puberté.  Quand le corps se transforme et prend sa forme permanente.  On encourage l'hypocrisie en interdisant l'amour entre adultes et adolescents.
     --  Mais il est innocent à cet âge.
     --   Innocent, dans le sens de la pureté et non de la chasteté.  Il est innocent, mais il n'est pas niaiseux  
       

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Posté le 22.05.2009 à 05:18

     L'intérêt de sa professeure pour chaque mot qu'elle prononçait l'amena à pousser la confidence encore plus loin, à parler plus librement de ce qui se passait  entre sa tante et elle quand sa mère était absente.  Sophie croyait que sa professeure la comprenait.  Quelle ne fut pas sa surprise de l'entendre dire :
     -- Ma pauvre enfant !  Il faut absolument te tirer des griffes de ce monstre.  Comment une adulte peut-elle être assez vile pour s'attaquer à une enfant ?
     Sophie ne comprenait plus rien.  Elle n'avait jamais, à son sens, parler en mal de Céline, cette femme qu'elle aimait le plus au monde.  Il était clair pour elle sa tante ne l'avait jamais entraînée dans cette forme de relation.  Sophie avait toujours acceptée, toujours voulue, surtout aimée cette forme de relation privilégiée.  Qui n'aime pas se faire caresser par la personne qu'on aime ?
     Au début, toutes les deux aimaient tout simplement être ensemble.  Une grande affinité les attirait mutuellement.  Puis, par curiosité, peut-être aussi par affection, elle avait touché les seins de sa tante, posant toutes sortes de questions quant à ce qu'il lui arriverait à elle,  spécialement à savoir si ses seins grossiraient aussi.  Elle avait montré sa poitrine et avait posé la main de Céline sur celle-ci.  Elle avait aimé la chaleur qui se dégageait , voilà pourquoi avait-elle replacé la main de sa tante sur elle quand celle-ci l'enleva comme si elle faisait quelque chose de mal... Avec le temps , elles avaient découvert ensemble combien se caresser peut apaiser, redonner un sens positif à la vie dans les peines intenses, un mal intérieur et de la joie quand tout va bien.  Céline n'était définitivement pas un monstre, le monstre dont parlait maintenant son institutrice.
     Madame Durosier, quant à elle, perdait définivement les pédales.  Comme toutes les féminounes fanatiques, elle passait probablement ses journées à chercher un cas d'agression sexuelle pour combler le vide de sa propre vie.  Ce " mal des femmes traumatisées par une peur maladive du sexe "  la travaillait comme toutes les féminounes qui voient en chaque homme un violeur ou un batteur de femmes ...  Il lui fallait une agression et elle devait jouir puisqu'elle en avait une. 
      Professeure ou pas, incapable de comprendre, elle condamnait consciemment ou non toute ce qui touche à la sexualité... paroles, gestes, symboles... et encore plus, tout ce qui touche à la découverte de la sexualité, surtout si cette découverte se passe, selon son interprétation, contre-nature.  Elle était un exemple parfait de ce qu'est un robot mentalement bloqué par ses peurs :  puisque tout est mal ou sale, de la menstruation à faire l'amour, en passant par la nudité, elle ne se rendait pas compte qu'elle s'était fait laver le cerveau par ses peurs vraies ou phantasmagoriques depuis sa petite enfance, ce qui la rendait incapable d'accepter que Sophie ait pu vivre un iota de positif dans cette révélation de sa sexualité. 
     Qu'un enfant puisse aimer cela ne pouvait même pas effleurer son esprit, car pour elle tout ce qui touche de près ou de loin à la sexualité est pour elle source de déplaisir.  De plus, comme la très grandes majorité des gens, malgré toutes les découvertes scientifiques prouvant le contraire, elle croyait que les enfants n'ont pas de vie sexuelle.  Une fausseté connue et démentie depuis maintenant bien des années.
     Elle était donc trop désaxée pour comprendre Sophie, même si elles étaient toutes les deux du même sexe, mais de générations différentes.  Elle voulait la protéger d'un mal qui était le sein : sa peur maladive du sexe.  Une psychose généralisée chez les femmes qui luttent pour l'ordre moral chez les enfants.  Prenant leurs peurs pour celles de l'humanité toute entière.  Les femmes représentant un pouvoir politique plus considérable avec les nouvelles lois, ces obsédées de la vertu, de la chasteté et du pouvoir féministe ont de plus en plus de poids.
     --  Il faut prévenir ta mère immédiaitement.  Il faut que cela cesse immédiatement.   Tu es bien d'accord ?
     C'était si soudain, si inattendu que Sophie acquiesça d'un signe de la tête , se demandant bien où cela l'amènerait.  Sophie craignait la réaction de sa mère.  La croirait-elle lesbienne  ?  Si c'était le cas , serait-elle rejetée par sa famille ?  Que penserait Pauline, sa mère, la soeur de Céline ?  Y verrait-elle là hypocrisie et abus de confiance ?  Que deviendraient les relations harmonieuses entre les deux soeurs ?  Serait-ce l'éclatement de son foyer ?  Comment Pauline parviendrait-elle à subvenir seule à leurs besoins ? Céline apportait aussi une part d'argent qui permettait de vivre et non seulement survivre.  Pour la première fois , Sophie sentait l'étendue du désatre qu'elle venait de produire.
     Cette confession dite pour se soulager la conscience, ramener un peu de paix intérieure, prenait déjà des allures dramatiques. Plutôt que de lui inculquer une plus grande confiance en elle, elle était entrain de se détruire.  Sophie dormit encore moins bien qu'à l'habitude.  C'était-elle elle-même trahie ?     

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Posté le 20.05.2009 à 16:32

     Au dbut. madame Durosier  se fit toute condescendante.  Elle buvait chaque mot de la petite comme si cette confession fut un baume sur sa propre vie.  Le sourire s'éteignit au fur et à mesure que Sophie entrait dans des détails plus intimes.  Pourquoi de 12 à 15 ans cette relation fut-elle une fleur dans sa vie ?  Pourquoi maintenant , juste à la suite d'un cours de morale qui la frappa plus que les autres, cette fleur se muta-t-elle en poison ?  Pourquoi sa vie était-elle devenue un chachemar ?  D'où venait toute cette culpabilité puisque jamais ni ses parents, ni personne n'avait abordé clairement le sujet avec elle sauf ... Céline , plus honnëte, qui semblait beaucoup se préoccuper des effets sur elle de ses caresses, comme si elle ne voulait pas que celles-ci la troublent , comme si elle avait voulu s'assurer que cette relation particulière soit toujours bénéfique, du moins positive.
    Céline semblait si sûre que ces caresses ne pouvaient que créer son bien-être que Sophie se demanda s'il était possible que sans s'en rendre compte les cours de morale, les conversations dans lesquelles les adultes condamnent sans cesse la sexualité, toute l'éducation quoi, toute cette culpabilisation accumulée, ne l'ait pénétrée, sculptée ?  Se pouvait-il que toute cette répression inconsciente surgisse avec la prise de conscience de son corps à l'adolescence ?  Sournoisement.  Au gré de quelques mots.  Des mots déclencheurs de cette peur de la sexualité en véritable explosion ?  Sournoisement.  Un vrai lavage de cerveau progressif, mais perpétuel pour inculquer une forme de morale , la morale judéo-chrétienne ?  La morale de la haine de la chair, du rejet de sa réalité corporelle ?  La pudeur que l'on prétend une vertu n'est -elle pas une façon hypocrite d'exprimer la honte face à son corps, sa nudité ?  Un rejet, un malaise, une honte de sa différence.  La conscience du mal est-elle autre chose que la manifestation des traumatismes subis par les interdits depuis sa plus tendre enfance ?  L'homosexualité ou le lesbianisme ne sont-ils pas génétiques ?  Pourquoi l'attrait pour les personnes belles et jeunes ne le serait-il pas ?
     Madame Durosier rétorqua, sûre d'elle, que chaque personne a une conscience et conséquemment , au plus profond de soi une connaissance du bien et du mal,
     --  C'est peut-être vrai, rétorqua Sophie, mais qui décide justement de ce qui est bien ou mal,  La perception que l'on a du jugement que les autres portent sur nous et sur la situation, n'est-ce pas ?
     Sophie avait la certitude d'être enfin entendue , de faire face à quelqu'un qui probablement comme elle s'était posée les mêmes questions.  Cela la rassura et l'amena à poursuivre son récit, sans se rendre compte que madame Durosier avait déjà jugé la situation et même prononcé , sans retour possible en arrière, sans rémission , la condamnation de Céline, la pécheresse.  Alors que Sophie croyait que son interlocutrice cherchait comme elle la vérité , celle-ci avait déjà pris une position irréversible, indiscutable... Céline est une salope !
     --  Pauvre enfant !  Est-ce possible d'avoir enduré tout cela ?
     Sophie était persusadée que sa professeure parlait de ses doutes et de ses questions, particulièrement en ce qui touchait l'incompréhension de ses pairs qui condamnaient sans nuance  ses plaisirs illicites, de leurs réactions en apprenant que les femmes y prennent un plaisir vrai, du problème d'orientation sexuelle qui surgissait avec cette situation.  Sophie se demandait si elle était lesbienne ?  Elle voulait une réponse claire.  Si elle aimait autant se faire caresser par Céline, pourtant Sophie avait toujours eu, à n'en pas douter, une attirance pour les garçons.  Peut-on devenir lesbienne à la suite d'une expérience ?
     Sophie croyait que cela était impossible, à moins que cette expérience fut traumatisante, parce qu'elle pouvait être accompagnée de violence ou qu'elle soit très difficile à supporter , par exemple, si cette expérience contredit sévèrement son éducation.  Elle appuyait son opinion sur l'intérêt qu'elle portait pour un de ses voisins et la réflexion de sa tante quand celle-ci s'aperçut de cette flamme naissante pour Maxime :  « Bientôt, tu ne voudras plus rien savoir de mes caresses.  Tu les chercheras ailleurs.  Je ne suis pas jalouse.  C'est très bien ainsi.  J'espère seulement que tu garderas une petite place pour notre amitié, que je serai toujours ta confidente. »  Et, Céline avait chercher à rapprocher les deux tourteraux, même si elle savait qu'elle y perdrait sa place.
     Céline avait une vision bien originale des rapports entre les humains.  Pour elle, ce n'était pas important d'aimer un homme ou une femme, un enfant ou un adulte.  L'important , c'était de s'aimer vraiment.  Et l'amour n'exclut pas nécessairement la sexualité, ni ne l'inclue automatiquement.  Il existe des amitiés sans caresses, ni rapports sexuels.  Des échanges d'âme à âme.  On y répond ou pas, c'est tout.  On aime ou on aime pas, rien de plus, rien de moins.  Ils nous appartient de choisir, et nous seuls devons choisir. 

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