Tout ce que je dis du FLQ est conforme à ce que j\'ai vécu, lu, imaginé ou entendu : " Je ne veux rien savoir de secret, je suis un communicateur. Par contre, ce que l\'on veut qui se sache, on peut compter sur moi pour aider à transmettre le message. ", tel avait été l\'entente avec le chef du FLQ, Pierre Vallières.
Vallières me considérait , à l\'époque, comme un petit bourgeois ( je gagnais 110$ environ par semaine comme journaliste, en 1970), mais ce titre tenait plutôt au fait que j\'étais très clairement contre la violence et pire je travaillais pour Power Corp. On sait que Desmarais est aujourd\'hui, un des pires ennemis de l\'indépendance du Québec.
Au Québec, nous avons aucune tradition véritable de droite et de gauche. L\'Union nationale était par son attachement à l\'Église plus à droite que le parti libéral, mais il ne fallait pas trop remettre la religion en question pour être perçu comme un communiste. L\'Union nationale était plus à droite que le parti libéral qui dans les années 1960 était vraiment le parti politique le plus progressiste. Il a cessé d\'être à l\'avant-garde quand on a mis René Lévesque à la porte du parti. Depuis, il pourrit sur place. Après avoir été le parti des Anglsis, il est maintenant le parti de la mafia légale.
Quand René Lévesque fut éjecté du parti libéral, au congrès, j\'étais président des Jeunes libéraux de Limoilou. J\'avais présenté une foule de suggestions dans une longue résolution qui fut mise de côté pour être étudiée en commission ou comité. C\'était le moyen de l\'époque, de mettre les idées sur la glace. Puisque l\'après-midi, j\'avais voté en faveur de la proposition de souveraineté-association de René Lévesque, en disant qu\'à mon âge, on préfère aller trop vite et trop loin plutôt de mourir étouffé. j\'ai dû remettre ma démission comme président des Jeunes libéraux de Limoilou. Par contre, le soir, devant l\'assistance, j\'ai annoncé ma démission en précisant que je demeurais membre du parti pour veiller "au pain et au beurre" de la population. Ça m\'a valu une ovation debout et les accolades de Jean Lesage et Éric Kierans.
Pourtant, j\'étais complètement détruit, désemparé par ces luttes internes.
J\'étais un jeune en période d\'émancipation. On me disait de centre-gauche, issu d\'une famille conservatrice. Aucun parti politique ne répondait dorénavant à mes aspirations.
La seule et la plus profonde révolution est la conscience. Elle sert à améliorer la vie quotidienne du peuple et non à servir les intérêts d\'une élite, en exploitant ses commettants.
En 1989, j\'ai perdu un poste de professeur de français pour les histoires inventées pour détourner la GRC de nos affaires pendant les années 1970 et en rappelant que j\'avais en 1963 fait de la prison pour des raisons sexuelles. Une vieille affaire de plus de 15 ans. Ça me fait rire aujourd\'hui. Quand on pensait que nous pouvions être observés et écoutés, nous parlions plus fort et on en mettait tant qu\'on pouvait. C\'était un moyen d\'amusement tout en semant de fausses pistes, car , à cette époque, je me croyais vraiment un grand révolutionnaire. J\'étais prêt à mourir pour l\'indépendance du Québec. Je me prenais au sérieux, mais c\'était vrai qu\'on nous surveillait. Nos discussions de taverne ne pouvaient rien changer, mais elles nous donnaient l\'impression d\'être en train de changer le monde.
Comme journaliste, je me battais pour que l\'Estrie ait la Transquébécoise. Pas un sentier de lapin. Je voulais aussi que l\'on injecte 100 millions $ en infrastructures pour combattre le chômage dans l\'Estrie. Je me battais légalement de l\'intérieur pour le peuple et non pour des philosophies . On me disait que je n\'avais pas besoin de mitraillette, car, mes écrits étaient encore pires et plus efficaces. Aussi fou que cela puisse paraître; j\'étais bien plus régionaliste que nationaliste. Je n\'étais pas encore arrivé à l\'idée du Québec comme pays. Pour moi, la réalité et le rêve d\'indépendance du Québec est né avec le projet de l\'aéroport international de Drummondville et mes gouvernements régionaux ( décentralisation et déconcentration des pouvoirs). Un maniaque de planification.
Je n\'ai jamais rien su de secret et le FLQ est mort depuis plus de 20 ans. Je me demande pourquoi les paroles de cette professeur d\'université m\'ont tellement blessé.
Quand j\'ai accepté comme journaliste de fournir les textes refusés par le système aux journaux que le pouvoir ne contrôlait pas encore ( Québec-Presse, le Jour, Point de mire), il était bien entendu que je ne voulais rien savoir de secret, mais j\'allais permettre au Québec de savoir ce qu\'on ne voulait pas qu\'il sache. C\'était idiot de me faire croire dans une trahison involontaire, mais j\'aurais dû y voir la vengeance des féministes qui me prenaient pour un pédophile. Ça aurait été sûrement plus près de la vérité.
Puisque je fumais de la marijuana, j\'ai vécu la crise d\'octobre comme un adolescent. Je trouvais excitant de me retrouver dans la tornade. Malgré ma peur, je fonçais. J\'ai toujours été d\'accord avec les buts du FLQ, mais j\'ai toujours rejeté son emploi de la violence. Sur ce point, il ne pouvait pas y avoir de compromis; mais j\'étais aussi ébloui par le courage de leurs gestes.
Actuellement, se servir de la violence au Québec pour faire avancer ses idées, ça ne peut être que l\'oeuvre des fédérastes... comme ils le faisaient déjà dans les années 1970 en accusant le Parti Québécois d\'être une bande d\'extrêmistes.
Raoul Roy, l\'écrivain socialiste et père spirituel du premier FLQ m\'a appris qu\'il y a eu deux vagues ou mouvement FLQ. La première vague se battait essentiellement pour la langue française et l\'indépendance du Québec. Le deuxième, celui de 1970, était surtout dicté par la pensée communiste et ouvriériste.
Dans les deux cas, l\'approche de l\'indépendance était très différente. Dans le premier mouvement, le Québec devait être indépendant pour sauver le français, une indépendance plus gaulliste que dans la deuxième génération felquiste où la conscience de l\'exploitation des petits était bien plus importante que l\'indépendance, vu comme une structure, un état. Le rêve était une indépendance de gauche où le centre de l\'action et la pensée tourne autour de la condition sociale. Un FLQ plus syndicaliste, plus communiste.
Aujourd\'hui, je me sens plus près de la nouvelle gauche, mais elle me semble dominée par les féministes qui avec leur lutte sexuelle sont strictement et profondément de droite. La vieille lutte religieuse. La pauvreté existe surtout chez les femmes, je ne comprends pas que le sexe les étouffe encore. L\'égalité entre l\'homme et la femme veut aussi que la femme ait les mêmes privilèges, les mêmes droits sexuels que les hommes. Elles doivent apprendre à être aussi fières de leur sexe que les hommes. Et quand tu en es rendu fier, tu n\'as pas besoin de passer ton temps à revendiquer que t\'es une femme. Il est inconcevable que l'homme n'aie pas encore compris que l'homme et la femme sont égaux. Ils ont simplement une vocation différente dans l'espèce. Ça me calme les ardeurs, d\'être pointé comme pédophile, et je m\'ennuie de la politique. Ce n\'est rien à côté de l\'absence de ma profession de professeur, celle-là elle me tue littéralement.
Pour la gauche, l\'indépendance était seulement un outil proposé comme objectif à atteindre parmi d\'autres afin de combattre le capitalisme. La gauche est ouverte à tout le monde. C\'est aussi une façon de voir le monde à la Trudeau et d\'accepter d\'être les marionnettes des autres puissances socialistes internationales. On singeait littéralement les autres plutôt que de créer notre popre philosophie de vie et un pays à notre image.
Le pouvoir de René Lévesque fut de nous donner confiance alors que Trudeau nous percevait comme une bande de débiles manipulés par les soutanes. Trudeau, selon ce qu\'on m\'a souvent répété, aimait le Québec , mais détestait ses institutions trop étouffées par la religion. René Lévesque sentait que nous avions le potentiel de créer notre propre pays, mais encore plus de créer un des pays où ce serait merveilleux d\'y vivre, tant pour son économie que pour sa liberté de vie, sa tolérance. Le Québec ne doit pas être un rêve de droite ou de gauche, de telle religion ou de telle autre, mais un vrai paradis pour ceux qui y habitent.. Un Québec créé par et pour le peuple.
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jean simoneau 2010
On peut lire mon roman Le jeune espion à: http://jeansimoneau.radioactif.tv

J\'ai sacralisé, dans mes livres, dans ma poésie, la pédérastie en faisait du Québec « le petit gars adoré». C\'est une image qui signifie que je veux autant la libération du Québec que celle de la pédérastie. L\'engagement est tellement profond dans les deux cas que c\'est mon âme, tout mon esprit , qui sont engagés.
Pour moi, la pédrastie est devenue l\'expression de la frontière entre l\'oppression et l\'hypocrisie fédéraste. Il s\'agit du degré de tolérance que le Québec doit atteindre pour arriver à son indépendance. La prison m\'a fait réaliser que le Québec a un rapport malsain, maladif avec la sexualité, à cause de la domination toujours existante quoique inconsciente de l\'Église catholique qui se perpétue.
Le Québec ne pourra jamais avoir assez de couille et de personnalité pour revendiquer sa liberté, son indépendance, tant qu\'il n\'aura pas appris à découvrir la beauté de sa «différence». Les Québécois ne pourront pas se réaliser tant qu\'ils ne pourront pas penser par eux-mêmes et demeurer insensibles à ce que les autres veulent bien qu\'ils pensent. Ils doivent apprendre à devenir autonomes et solidaires, le contraire d\'une société de « stools». Les femmes ont joué un rôle évident dans la perte des deux autres référendums, les Yvettes, parce qu\'elles n\'ont pas encore apprise à être elle-mêmes sans blâmer les hommes et croireque ces derniers sont les principaux responsables de leur incapacité à s\'accepter comme femmes dans une société de libres penseurs.. Ce sera impossible tant qu\'elle ne pourront pas admettre que la sexualité est aussi belle chez la femme que chez l\'homme. Apprendre l\'autonomie.
Ce fut ma révolte, ma révolution, car très jeune, je fus comme bien des Québécois, révolté par l\'obsession sexuelle reépressive et hypocrite de l\'Église catholique. J\'ai constaté depuis que toutes les croyances qui éliminent la liberté sexuelle sont aussi très hypocrites...
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Je ne rejette pas tout l\'enseignement de l\'Église catholique pour autant... Si elle nous a rendu fou avec ses péchés, elle nous a apporté ce goût du pays, de l\'amour et de la charité. Son apport : les valeurs de fraternité et d\'amour que nous donnent les Évangiles. Ces valeurs sont plus importantes que tout le reste. La vérité fondamentale de cette philosophie de vie demeure un exercice quotidien dans la foi dans un avenir meilleur et dans l\'Homme.
Que la religion cesse d\'être hypocrite, de nourrir ses contradictions, et accepte d\'admettre que la vie sexuelle n\'a pas tant d\'importance que cela, sauf que si tu en es privé , elle devient une obsession. Avec le temps, la sexualité entre dans l\'ordre social et s\'y conforme. L\'important dans toutes les religions devrait être l\'amour et la tolérance. Dieu ne nous demande pas de devenir tous des saints. Il nous incite à y aspirer, d\'y cheminer. La haine de son corps est diabolique. Ce mépris nous étouffe.
Dieu n\'était pas assez fou pour nous donner une sexualité afin de la procrire ensuite. Il a accepté notre évolution, le fait que nous soysons des êtres sexués qui doivent prendre conscience de leur réalité et de s\'accepter comme tel. Le plus grand cadeau de Dieu, c\'est la liberté. La sexualité est le choix qui nous est accordé , grâce à l\'évolution, de participer à la force majeure de l\'univers. Plus cettre attraction, cet amour est concentré, plus elle permet de choisir le partenaire ( la valeur) qui permettra de grandir et de vivre. Un animal n\'est pas libre, car il est esclave de son instinct sexuel de reproduction. Cependant, certains animaux se comportent mieux que certains humains, de façon plus responsable.
Loin d\'e voir du mal dans la sexualité, j\'y trouve une raison fondamentale d\'apprécier Dieu, de le remercier de nous avoir créés libres. Toutes nos religions nient ce pouvoir de Dieu : de nous avoir fait libres. Plutôt que nous apprendre à être reconnaissants , avec tous ces prétendus livres saints qui condamnent la sexualité, nous craignons et maudissons Dieu de nous avoir donné la liberté d\'aimer et de choisir qui nous aimons. Je suis heureux de ne pas être né parfait.
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Sur un autre plan, même si j\'ai approuvé les buts du FLQ -- l\'indépendance du Québec et le respect des travailleurs -- je ne suis pas un terroriste. Je suis viscéralement contre la violence; mais je suis prêt à me sacrifier pour l\'indépendance. Le problème est que si nous votions pour l\'indépendance, le risque de violence viendrait du Canada ou des États-Unis.
La non-violence, l\'autonomie et la démocratie sont la véritable révolution.
La violence est créé et sert ceux qui nous oppriment. Ils créent des guerres pour pouvoir vendre leurs armes ou mettre la main sur les richesses naturelles d\'autres pays. Je n\'ai pas à coller de noms aux bandits à cravates, les mafiosos véritables, qui dirigent nos super-nations. Ça ne me regarde pas, mais ce sont les ennemis de la liberté. Je ne suis pas un moraliste, mais un individu qui s\'oppose à ce que la morale soit engendrée et au service de la bourgeoisie. Je prône la morale individuelle comme le faisait Léo Ferré. Une morale responsable. Ce qui est bon pour moi, ne l\'est pas nécessairement pour les autres. La morale est une science de l\'agir complètement individuelle, une prise de conscience toujours en évolution. La seule limite de la liberté individuelle est la non-violence et le respect réciproque.
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Il y en avait qui pensaient que je pouvais valoir 10,000$ parce que les « prpres» du système sont exactement ceux qui donnent naissance aux «sales» de ce monde binaire ... il faut un diable pour avoir un bon Dieu. Je n\'ai aucun nom à distribuer et ça ne m\'intéresse pas. Ils auraient dû savoir que même mort je suis extrêmement pauvre.
On m\'a dit que si j\'avais 10,000 $ , je ne ferais pas une seconde de prison, mais sans cet argent, je devais oublier ma liberté.
Certains me croyaient très riche, étant donné l\'effroyable secret que je devais porter ... et que j\' ignore encore ... et la montagne d\'argent que je devais faire comme professeur de français. Tu travailles 35 heures à l\'école et en classe, mais tu passes tes soirées et tes fins de semaine à corriger. Tu reçois de toute évidence un salaire supérieur à ce que touche un joueur de hockey. Tapper sur une rondelle est bien plus important que d\'instruire nos jeunes puisqu\'un joueur de hockey gagne (rapporte) mille fois plus qu\'un professseur. Quelle justice ! Ce phénomène prouve à lui seul que nos sociétés, en ne vivant que pour le profit , sont profondément malades.
Mais , il faut des sports pour hypnotiser les gens et faire oublier aux jeunes le sexe et ses misères...
On a cru que j\'étais très riche parce que je prenais beaucoup d\'assurances... On ne savait pas que ces assurances ne valaient rien de mon vivant ... quoiqu\'elles m\'ont permis de soigner mon épaule.
Quant à mes écrits, ça me coûte une fortune pour être publié et ça ne rapporte rien. Je reçois entre 0 et 42$ du Québec et environ 300 à 1,200 $ du fédéral chaque année. C\'est dégueulasse, mais c\'est ainsi ... Publier un livre , pour dire ce que je veux, me coûterait au minimum 3,000$ . Un autre bon moyen pour me fermer la gueule. On dirait que l\'on ne me pardonne pas de comprendre que le Bien et le Mal sont une seule et même chose, vue d\'un point de départ ou d\'un angle différent.
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Je pense qu\'il est très important pour le système d\'avoir des jeunes rendus mongoles par la drogue et les sports. Cela permet de faire oublier dans le jeu ou dans les films que le deux-tiers de la terre crève de faim , que tous les petits gar^cons sont un merveilleux pénis qu\'ils ne doivent pas toucher et qu\'en Chine, on y voue un tel hommage que l\'on essaie de se débarrasser des filles. La conscience socale est ce qu\'il y a de plus dangereux pour ceux qui nous exploitent d\'où nous divisent-ils en catégories et nous endorment avec différentes religions. Il est bine normal qu\'ils veulent diriger ce que l\'on nous apprend, sinon on risque d\'être éveillés. Ils veulent le contrôle de chaque individu, quoi de mieux que de s\'accaparer de leur sexualité puisque tout individu est sexué.
Une personne consciente est une personne dangereuse pour ceux qui nous dirigent et nous exploitent.
Pour créer une nouvelle division mentale, on a créé les arts de la jeunesse. Le but ultime : que les jeunes ne soient pas consicents de l'existence de la sexualité. Avec une littérature de la jeunesse, il est plus facile de s'assurer que les jeunes ne tombent pas par hasard sur des scènes sexuelles . Puisque ce secteur est presque exclusivement réservé aux femmes-auteures, cela permet de continuer à forger leurs petites âmes en dehors de la réalité de leur corps.
C'est à se demander, si la jeunesse n'est pas réservée exclusivement aux femmes pour être certain que tous les jeunes deviennent hétéros... Les enfants, c'est la propriété exclusive des femmes.

Certaines femmes ne peuvent pas endurer qu'un gars se dise pédéraste, car elles pensent que cette option les rejette. Elles ont ont absolument besoin de se prouver que rien ne vaut plus qu'une femme. Tout individu sait consciemment ou non que chaque être humain est bisexuel. J'ai aimé certaines femmes parce qu'elles sont arrivées à me séduire autant qu'un petit gars, quoique pour des raisons différentes. Il y a une forme de communication, de plaisir d'être ensemble qui dépasse la stricte génitalité. Chaque âge a sa richesse. J'ai profité de leurs présences parce que c'était agréable pour moi d'être en leur compagnie. Même si avec le temps, je me dis encore pédéraste, je devrais plutôt dire, si je regarde la réalité depuis des années, que je suis asexué. Je me sens disponible à tous les plaisirs possibles. J'aime découvrir. Malgré mon âge, le mot jouir n'a pas été effacé de mon vocabulaire quoique la définition à des varaintes qui se sont imposées avec l'expérience de la vie. C'est peut-être mon petit côté putain... J'aime à être »cruisé». Aristote faisait la différence entre les différents amours qui peuvent nous animer tout au long de notre vie. Il avait parfaitement raison. Chaque amitié a sa façon propre de s'exprimer. Établir des interdits par groupes d'âge, c'est nous priver de la richesse de ce qu'un vieux peut apporter à un jeune et vice-versa. ¨Ca ne regarde personne, si mutuellement, ils décident de se donner des plaisirs....
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Je dois dire que j'ai bien aimé les femmes avec lesquelles j'ai vécu parce qu'elles étaient intellectuellement supérieures... Elles avaient une largesse d'esprit , une compréhension que seules les femmes ont.
Malgré tous mes déboires, je ne rejette pas la possibilité de rencontrer un jour, un homme , une femme, de préférence un ado, avec qui je passerai le reste de ma vie. La vie s'en chargera, j'imagine. Si ça ne se produit pas, j'irai me chercher une seconde Benji ( une petite chienne que j'ai adorée)...
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Ma seule obsession sexuelle est de vaire valoir mon point de vue à savoir la différence entre la pédophilie et la pédérastie; que la sexualité est une force bonne et non comme les religions nous l'ont enseigné un péché . Que j'aie des relations sexuelles pour le reste de ma vie ou non , ça n'a pas tellement d'importance. à mon âge, on se bat pour la VÉRITÉ et non pour avoir le droit de vivre telle ou telle relation physique. On peut toujours se rincer l'oeil sur internet et se passser un poignet , si on ne peut plus se retenir. Le jour ou on aura pas à se présenter comme hétéro, homo, pédé, que l'on aura compris que ce ne sont que des catégorisations pour expliquer des comportements, le monde évoluera; car il s'apercevra que notre rapport à la morale est le même que notre rapport à la sexualité. Les découvertes scientifiques prouvent que l'on s'est fait mentir depuis des millénaires ou du moins, nous croyons dans des explications qui ne tiennent pas debout. Le sperme n'est pas une partie de notre moelle épinière ou de notre cerveau.
La liberté individuelle de conscience est à la base de toutes les réformes sociales, y compris la démocratie. D'autre part, ma priorité personnelle est ma famille.
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Ma famille, particulièrement mon père Émile Simoneau et ma mère Irène Gauthier Langlois furent des gens formidables. Il n'ont jamais admis mes goûts , mes amours avec de jeunes garçons ados; mais ils ne m'ont jamais rejeté .
Malgré ses 90 ans, ma mère a continué de m'aider quand je me suis ramassé dans la «merde». Je n'ai jamais su lui dire jusqu'à quel point ils ont été précieux, malgré bien évidemment leurs petites faiblesses humaines.
Mon père me croyait intelligent. J'ai donc été la déception totale. J'aimais les petits gars. Nous avons renoué d'amitié et il est mort alors que nous pouvions commencer à vraiment nous parler, ce qui faisait trembler ma mère de peur. Il fut mon guide politique alors que je croyais qu'il n'existait pas de communication entre nous. Il avait un sens de l'humour que je n'avais pas encore compris , ce qui prouve bien que je suis moins intelligent que je le croyais.
Quant à ma mère, elle a toujours su nous garder tous ensemble. À 91 ans, elle était encore bénévole pour l'association des infirmes qu'avait créé Constance Langlois, elle-même naine. Elle s'y rendait à toutes les semaines, même s'il y a plus de 20 milles ( 30 kilomètres) entre Magog et Barnston. Maman chauffait sa propre voiture. Il faut le faire ... être ma tante Irène pour autant de gens...
Cela me fait penser à ma barbe. Je l'ai laissé pousser comme Castro, en signe de révolution. Je savais que la CIA a déjà essayé d'éliminer la barbe de Castro, un symbole de révolution comme chez les Talibans aujourd'hui. Je voulais manifester ma détermination pour un Québec libre et la liberté sexuelle. Malheureusement ou non, cette fameuse barbe est passée de la révolte au Père Noël. J'aurais l'air bon ... selon les tout petits. Les jeunes ont des radars...
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Mes livres sur la pédérastie, comme mes conférences- partage sur la pédérastie dans les années 1980 avec le psychologue Alain Bouchard, à Montréal, ont toujours eu pour objectif de faire reconnaître ce droit à la liberté individuelle, mais aussi et surtout d'empêcher la violence dans la sexualité, car le pire ennemi de l'amour véritable est la domination. Les féministes n'arrivent pas à valoriser leur sexualité ( d'où le besoin de tout center sur leur féminité) elles prônent donc la confession publique d'où leurs campagnes intensives de dénonciation, oubliant que ton intégralité, ton intimité exige le respect le plus absolu de la vie privée. Personne n'a besoin de savoir si tu as été violée. Tes histoires de cul ne sont pas là pour charmer les autres et te rendre intéressant.. Ce qui se passe dans ton logement , encore moins dans ton caleçon, ne regarde personne ... Les confessions publiques ne serviraient qu'à instituer une façon de dénoncer toutes les formes de sexualité qui ne sont pas tolérées. Par contre, toute personne devrait pouvoir affirmer son orientation sexuelle ,si elle le trouve nécessaire , sans qu'elle soit privée de reconnaissance ou d'un travail. C'est anormal que je ne puisse pas enseigner alors qu'on manque manque tellement de professeurs qu'on engage des gens sans diplomes. J'ai jamais agressé de de mes élèves.
Pourquoi vouloir soigner un pédophile en l'écrasant par l'opinion publique ? C'est une maladie, on ne soigne pas un malade en le dévalorisant ou en le tuant publiquement , ce qui revient au même. On accuse les pédophiles d'être paranoïaques , mais qui ne le serait pas pour moins ? Dire que tu es pédophile peut, de plus en plus , vouloir dire de mettre ta vie en danger. Les jeunes avec qui j'ai eu des rapports sexuels sont aujourd'hui mariés, ont des enfants et manifestent beaucoup de plaisir à me revoir. Je ne suis pas obligé de dire à leur épouse que je leur ai déjà mangé le moineau. Dans de telles conditions, puis-je croire que je les ai traumatisés ? Je suis loin , à leur avis, d'être un maniaque dangereux comme le système à avantage de le faire croire.
Cependant , la manie des autres de surveiller la sexualité du voisin est un véritable danger. On défait la vie de milliers de personnes en projetant ses propres peurs, en autant que ces personnes demeurent vierges tout va très bien , madame la marquise... MA BANDE DE MALADES ... Cesser de faire la guerre au lieu de l'amour ... cessez d'être jalouses de ne pas avoir eu autant de plaisirs que les jeunes. Vous êtes les fuckés de l'avenir ... Une société de paranoïaques, une société qui rejète tout ce qui vient des autres. Une société castrée.
Malgré cela, je suis bien conscient que cette façon d'agir n'est pas féminine en soi ; mais le fruit des millénaires d'esclavagisme macho .. libéraux-nous des scrupuleurx ! La peur du sexe chez les femmes tient du fait qu'on les a toujours méprisées.
Je suis un des rares fous à avoir accepté de défendre la pédérastie et la liberté sexuelle afin d'instaurer plus de clémence, de tolérance entre les humains. Mais je crois de plus en plus que c'est une lutte perdue : on préfère la haine à l'amour. Tuez-vous, mes frères ! Faites la guerre , subventionnez -la avec nos taxes et vos grosses bagnoles jusqu'à ce que la terre crève. Vous êtes le mal ! La sexualité est ce que Dieu a créé de plus beau, s'il a créé quelque chose.
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Les évènements du WTC à New York viennent de prouver qu'il faut mettre fin à l'expansion de toutes les religions : l'Islam qui vise une domination mondiale comme les hébreux, comme le protestantisme et le capitalisme anglo-américain, le communisme des autres. C'est un affrontement inévitable. Le fanatisme religieux est une malade mentale.
Le fanatisme dans toutes les religions doit disparaître ou l'on doit se passer de religion car, le pire ennemi de l'homme, c'est la violence, son goût de domination.
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La sexualité, y compris la génitalité, est noble, belle saine, indispensable au développement intellectuel et spirituel de l'homme parce qu'elle comprend d'abord et avant tout une part d'émotion, de communication avec l'Autre. Sans sexualité, la race humaine serait éteinte. Quelle importance ( sauf les personnes directement concernées) cela a-t-il d'être pédéraste, lesbienne ou hétéro pourvu que cet amour soit consenti et créateur, positif pour le développement des deux personnes concernées ? Il n' y a qu'une condition : la liberté des deux êtres qui participent à cette rencontre amoureuse. Je ne suis pas contradictoire parce que je suis de toutes les orientations sexuelles.
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jean simoneau 2010
Pour lire mon roman, Le jeune espion , il faut se rendre sur http://jeansimoneau.radioactif.tv.
J'étais curieux , obsédé par l'anatomie de mes petits compagnons, une curiosité que je n'ai jamais comprise, omniprésente, obsédante. Peut-être avais-je peur d'être anormal, d'en avoir une trop petite d'où ce besoin de comparer. Pourtant , je m'en souviens plutôt comme une recherche des plaisir, une curiosité invraisemblable. Pourquoi être attiré et obsédé par des petits zizis, c'est complètement fou. Les autres garçons, avant même que j'aie dix ans, m'attiraient et me fascinaient, possiblement parce qu'ils étaient différents et surtout leur entre-jambe était secret, mystérieux, magique, interdit. Je n'aimais ni les hommes, ni les femmes adultes. Leur anatomie me repoussait. Je trouvais déjà comme Ovide, Diogène ou Oscar Wilde, un garçon mille fois plus beau. Plus j'en voyais plus j'étais fasciné par leur beauté. Leur beauté m'attirait comme un aimant. C'était irrésistible. Je n' y pouvais rien. Je suis fait ainsi. Ceux qui font des lois pour m'interdire ces plaisirs sont des imbéciles. Comme le roi, dans le Petit Prince, ils essaient " de t'emprêcher de tousser quand tu as la toux... "
On essaya de faire croire que j'avais supposément trahi le FLQ en ayant parlé à un agent de la GRC, déguisé en vrai monde. Cela semblait être sorti et répandu dans le cercle ou la chapelle féministe puisqu'une de mes professeurs à l'université m'en fit le reproche. Je ne savais pas de quoi elle parlait. Elle prétendait que puisque je parlais avec des membres du FLQ dans les années 1970 et que selon la rumeur , plus de 90 pourcent du FLQ était déjà composé de policiers, j'avais communiquer avec eux puisque je parlais avec des gens identifiés membre du FLQ. Cette connerie n'a pas tenu longtemps. Juste le temps de me rendre un peu plus paranoïaque. Ce mensonge m'attristait quand même, car, depuis mon enfance, le pire crime a toujours été celui de "stool" ou de dénonciateur. Tu peux être n'importe quoi, mais pas un "stool".
C'était d'autant plus étonnant que je n'avais jamais accepté de partager un secret important, justement, parce que sachant que j'ai une grande gueule, je risquaits de m'échapper. Je ne me faisais pas confiance. Je ne suis ni policier, ni membre du crime organisé, je suis un individu, un anarchiste. Je ne suis pas neutre : je veux une planète où l'humain ( homme et femme confondus) est le centre de l'existence plutôt que l'argent. Ma seule préoccupation est de vivre en amour avec ceux qui m'ont toujours accompagné, de pouvoir un jour tenir ma promesse envers ma petite fille, Maéli, qu'on a salement éloignée de moi.
C'est drôle que ces problèmes venaient toujours avec des femmes. D'ailleurs, on disait que c'était une femme de Val-d'Or qui faisait passer le message aux Rock Machines ( un groupe du crime organisé) , en prison à St-Jérome, à l'effet que je devais y goûter parce que j'étais, comme le disaient le journaux de Val-d'Or, un mauvais pédophile. Ce que je ne suis pas. Les féministes ont-elles un rapport avec le crime organisé ? Cette guerre contre la pédophilie permettrait-elle à celles qui veulent se venger de pouvoir le faire à bon compte ? Il suffit de mentir quand tu es prisonnier pour qu'on s'occupe de te faire avaler ton dentier... Je ne sait pas qui était cette femme...
Le père de Mathieu , ma supposée victime, me confia qu'il recevait parfois la raclée par " les grosses amies féministes" de son épouse. Vrai ? Je n'en sais rien. Je ne sais plus qui mentait ou qui dit la vérité. Je sais qu'une femme qui veut se venger d'un homme est prête à tout. Leurs excès verbaux et émotifs n'ont pas de limites. Je me suis demandé d'ailleurs si cela n'entre pas aussi en ligne de compte dans le dossier des femmes battues. Même si un tel comportement est inacceptable, ne rendent-elles pas leur partenaire complètement fou ave leur allusions et leurs jalousies ? Elles ont l'art de te massérer la conscience et de te rendre fou de rage. Il est évident que ce n'est pas une raison pour accepter la brutalité, mais c'est une question comme une autre. Il faut le savoir pour trouver une solution.
J'ai aidé Mathieu parce que son père était incapable d'en venir à bout. Était-ce parce qu'il consommait ? Il était très dépressif ? Je ne voulais pas qu'il se suicide. Je le craignais parfois. Si Mathieu n'était pas physiquement de mon goût ou de nature à m'ensorceller, il a réussi à me rendre amoureux de lui. Il venait me trouver pour participer à toutes sortes d'activités pour lesquelles je payais dès que son père confirmait que son comportement s'était amélioré. Je ne me suis jamais rendu chez lui le chercher pour l'amener chez moi. Le voyage à Montréal, c'était une promesse pour le forcer à travailler à l'école, le récompenser de ses efforts. Par contre, Mathieu ne fréquentait pas l'école où j'enseignais.
Après m'avoir dénoncé, Mathieu avait très peur de moi. Son père lui a expliqué que je ne lui en voulais pas, mais plutôt au système. Le petit est venu chez moi avec son père pour le constater par lui-même. Il était littéralement hystérique. Il se promenait en disant que son père est gai ( ce qui est abolument faux, au contraire, il est plutôt chaud envers toutes les femmes). Mathieu disait qu'il était pour vivre en famille d'accueil, mais définitvement pas chez sa mère. On lui avait sûrement lavé le cerveau au cours de la fin de semaine où on l'avait amené en famille d'accueil pour être autant surexcité. En quelques jours, les plombs lui avaient sauté comme s'il avait été en prison durant des années. Je me demande souvent ce qu'il est devenu, car il est aussi une pauvre victime d'un système d'étranglement judiciaire. Nous étions en groupe. Je lui ai flatté la bedaine comme il affirmait que je le faisais dans ses accusations. Ça le calmait. Le sourire était revenu. Il est reparti de chez-moi , en dansant de joie. Il savait que je ne lui en voulais pas. Pourtant, après mon procès. la cour a prétendu qu'il devrait vivre dans une famille d'accueil sous prétexte que son père était inapte à s'en occuper. Drôle parce qu'on avait forcé le père à me dénoncer pour garder la maintenir son droit de garde . C'est ce genre de mensonge, d'hypocrisie qui définit le mieux notre système. Ils croient leurs mensonges et sont trop idiots pour s'apercevoir qu'ils se mentent.
Pour ce qui est de Val-d'Or, il faut faire des nuances. Si j'ai haï les derniers mois avant mon déménagement alors que mon procès se prolongeait ( j'ai déménagé à Montréal) , j'ai vécu une dizaine d'années extraordiaires à Val-d'Or. Si je dénonce la police de Val-d'Or , ce sont aussi que quelques individus que je ne connais même pas, même si j'enseignais aux fils de certains policiers qui étaient sûrement très corrects. On m'a dit que le personnel policier a complètement changé depuis ...
J'ai très profondément aimé Val-d'Or et j'en conserve un souvenir extraordinaire. Tous mes anciens élèves ( gars et filles) sont bienvenus chez-moi. Ils devinaient tous sans doute que je suis gai, mais je ne le disais pas à l'école. Cela aurait été suicidaire... j'aurais immédiatement perdu mon emploi.
J'étais encore sensible à la fibre féminine, la prison y a mis fin.
Je n'ai jamais vraiment caché mon orientation sexuelle arc-en-ciel, mais tout se passait avec beaucoup d'humour au point où je crois plus personne ne pouvait être certain de mes vrais penchants naturels... Je prétendais être aux serins. Ce n'était pas de l'hypocrisie, mais une simple question de survie.
Je suis persuadé que je fus un bon professeur parce que j'aimais et j'aime encore tous les jeunes. Je trouve plus important de les ramener à l'école que d'avoir la maladie du « scrupule sexuel» de notre société. Même si je les suçais tous, avec leur consentement il va sans dire, cela serait un acquis car ils auraient appris à jouir et cesser d'avoir peur de tout. Je suis plus un acquis pour les jeunes, malgré ma pédérastie, qu'un danger quelconque.
Que j'aie parler accidentellement, sans le savoir, à un agent de la GRC dans les années 1970, c'est bien possible, mais je discutais avec ceux en qui on me disait que je pouvais avoir confiance et qu'on me présentait comme étant probablement du FLQ. Si je croyais qu'elles étaient de la police fédérale, je les faisais gambader , c'est le moins que l'on puisse dire... c'est ainsi que j'ai inventé ma prétendue obsession de violer une soeur eoncore vierge. Je venais de vivre mes premières expériences de marijuana avec une femme qui se plaisait beaucoup à se prétendre une soeur dans nos "voyages" autant sexuels que musicaux... Puisqu'on m'avait dit qu'il y avait probablement une oreille canine à l'autre table, nous étions dans un club, je criais pratiquement pour qu'il entende tout... Mais, rien de ce que je disais avait un rapport quelconque avec ce qu'il voulait entendre sur le FLQ. J'aimais les faire marcher. C'est ce qui leur a probablement permis dix ans plus tard de répandre la rumeur où j'enseignais ( à The Pas, Manitoba) que non seulement j'aimais les jeunes, mais que j'avais un dossier vieux de vingt ans et pire encore, que j'adorais violer les soeurs vierges...
J'étais tellement dangereux que mon voyage pour visiter le Québec avec les petits manitobains fut maintenu quoiqu'il me fut interdit d'y être, selon les ordres de la Commission scolaire. Mais, à la demande de la direction de l'école qui ne partageait pas cette peur à mon égard, je fus quand même le guide dès qu'ils sont arrivés au Québec. « Il faut toujours qu'il arrive des situations comme ça, à chaque fois qu'on a un bon prof», disait le directeur de l'école. J'avais été congédié préventivement un mois avant la fin de l'année scolaire. Les pollciers avaient vérifié mon dossier, parce qu'ils m'avaient trouvé complètement saoul un soir de fin de semaine.
Même si au début de l'année scolaire, les jeunes du Manitoba détestaient tout ce qui était francophone, c'est le seul endroit où j'ai enseigné et que les enfants pleuraient parce que je les ai quitté. Je suis tellement devenu un professeur adoré qu'ils en voulaient à mon fils adoptif Rouhed d'exiger que je retourne vivre avec lui à Montréal... la raison que j'avais donné pour expliquer que je devais quitter avant la fin de l'année.
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Quand je me suis présenté comme candidat Rhinocéros, en 1972, à Sherbrooke, les libéraux s'en sont pris à un infirme dans un club où j'étais invité , sachant que j'étais pour le défendre, pour excuser qu'ils me sautent dessus... j'étais un maudit séparatiste...
Quand la police de Sherbrooke m'a battu ... j'étais un maudit séparatiste. Enfermé, je me suis mis nu, et je me suis mis à leur crier de me tuer que le lendemain, ils auraient des problèms. J'étais journaliste. Le lendemain matin, à la cour, le juge , un bon libéral, m'a infligé une sentence suspendue. Je n'avais pas le droit d'en parler dans les journaux locaux et régionaux avait ordonné le juge. Alors j'ai envoyé le texte à Québec-presse qui l'a publié. Le juge n'avait pas ajouté : provincial.
La différence de certains péquistes qui me trouvent trop enragé et moi, c'est simple: ils font payés pour prôner l'indépendance, une indépendance qu'ils ne font pas alors que je me fais emprisonner et rouer de coups pour la même cause. Pire encore, avec ma liberté sexeulle, je porte un double flambeau et je reçois donc les coups en double.
Dans le temps, Jim Corcoran m'a dit que j'avais été son inspiration quand il a créé sa chanson Comme Chartrand, ce qui m'enfal un peu la tête car Chartrand, c'est tout un homme... .
On oublie trop facilement qu'il y a quelques années, on ne te promettait pas de te casse la gueule parce que tu étais indépendantiste... on le faisait. Pour être révolutionnaire à cette époque, il suffisait de te dire indépendantiste. Faire croire que tu aies pu dire quelque chose que tu ne devais pas, c'était un bon moyen de t'isoler. Aujoud'hui, on t'accuse d'être pédophile, c'est plus efficace. Tu es honni de tous.
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Ce fut non seulement la question de ma vie, ma quête dans l'Homo-vicièr et Laissez venir à moi les petits gars ; mais celle de tous les pédérastes que j'ai connus. Pourquoi faut-il toujours vivre en hypocrites ? Pourquoi un amour illimité, plein de tendresse et de caresses, un petit jeu de sexe de temps en temps, est-il pire que la violence, si le jeune est consentant ? Pourquoi une guerre est-elle plus acceptable qu'une manifestation d'amour ? Simplement parce qu'un des partenaires est mineur ? Pourquoi les grandes puissances sortent toujours leurs armes au lieu d'ouvrir le portefeuille pour solutionner les problèmes et la misère à travers l'humanité ? Aie-je parfois manqué de discernement ? Aie-je voulu profiter de quelqu'un sans même m'en rendre compte ? Aurais-je été un bourreau plutôt qu'un amant ? À ma connaissance, ce n'est pas le souvenir que j'ai laissé aux jeunes que j'ai aimés.
Comme toute personne qui a une conscience, ce sont des questions qui me torturent. Apprendre à vivre la liberté, avec ses responsabilités, ça ne se réalise pas dans une journée d'expérience. Je suis «fucké» comme tous les humains parce qu'il y a trop de questions sans réponse. Suis-je responsable des rumeurs et des mensonges des autres quant à mon état d'humain ?
Le système judicaire -- nos tueurs légaux -- a inventé deux raisons pour que je puisse être tué en prison. Une femme de juge à Rouyin-Noranda, m'a-t-on dit, aurait même acheté une bouteille de vin pour fêter ma raclée ou ma mort en dedans. Ce n'était peut-être pas si stupide de croire qu'on voulait me tuer ? Mais comment explique que ce désir soit partager par ceux qui menaient le même combat que moi pour l'idépendance du Québec ? On me prenait probablement pour un gars plus dangereux que je ne le serai jamais. Ma conception de la vie, mon idéalisme quant à l'honnêteté et la vérité coûterait trop cher à ceux qui dominent pour la laisser se répandre... De la paranoïa ? Possible. Quand j'enseignais, je publiais presque rien.
La raison que l'on a évoqué pour justifier ma sentence aurait été triple : 1- pouvoir prétendre que je suis pédophile, sans nuancer avec la pédérastie 2- prétendre que j'ai parlé avec des agents de la GRC ( ce qui était faux, mais permettait de semer le doute chez qui je pouvais exercer une certaine influence en faveur de l'indépendance du Québec 3- affirmer que je faisais perdre des millions à la mafia en appuyant la loi anti-gang. J'avais un certain poids politique, mais certes pas assez grand pour faire changer les choses.
Il y avait d'abord la pseudo-pédophilie dont on m'accusait à tort, en refusant de faire la distinction entre un pédophile , un pédéraste et un psychopate ... Pourtant, dans tous mes écrits j'ai toujours très clairement condamné la pédophilie ( rapport sexuel avec des enfants de moins de 10 ans) ; mais je réclame le droit aux jeunes garçons d'avoir la maîtrise absolue de leur corps et à leur liberté du choix de leur apprentissage de l'auto-contrôle. Si les jeunes adolescents le veulent , un adulte peut participer à cet éveil comme au temps des grands maîtres ou des grands chamans, en autant que ce choix soit vraiment libre et celui du jeune. La liberté sexuelle doit être éclairée par une bonne éducation sexuelle scientifique. Notre vie amoureuse dépend aussi de notre expérience des émotions, de la connaissance de son propre corps et celui des autres. La vérité doit être absolue quand il est question de sexualité.
Qu'on en pense ce que l'on voudra, il est préférable de contrôler la surpopulation par l'homosexualité que par des guerres ou en inventant des sidas en laboratoires , tout en exécutant des recherches militaires pour créer de nouvelles armes chimiques et bactériologiques. Quand il y a une épidémie, la main de Dieu n'a pas à être celle de la CIA ou de tout autre service secret.
Quand j'étais jeune , je rêvais aussi d'un mentor qui me guiderait dans la vie et dans ma carrière. J'avais peur de ne pas avoir les ressources nécessaires pour survivre sans mes parents ou la protection d'un adulte.
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Les parents seraient surpris de l'âge où on commence sexuellement à vouloir l'autre. Je n'avais pas dix ans, malgré ma peur, que j'aurais aimé être séduit, touché, caressé par un homme que j'aimais bien et que j'accompagnais à son travail. Il ne m'a jamais touché. Je l'ai bien aimé et il n'a jamais compris pourquoi son petit chinois ( j'avais dit-on les yeux bridés) tenait tant à l'acompagner. Il me l'a demandé alors qu'il avait plus de 80 ans. J'étais allé le revoir, après plus de 70 ans, mais je n'ai jamais pu lui avouer devant ma mère et son épouse que le petit garçon ne l'accompagnait pas parce qu'il aimait son petit chien, mais parce qu'il rêvait de se faire caresser, chérir, aimer... J'aurais voulu être la poupée ou savoir ce qu'on ressent quand un adulte te met la main sur le pénis... On nous refuse le droit d'avoir de forts besoins sexuels quand on est jeunes. On sait que l'amour conduit à la solidarité. Et , la solidarité est le pire ennemi d'une institution ou d'un état qui veut nous exploiter. Dans un monde de solidarité, le plus faible est celui à qui l'on porte le plus d'attention.
Je parlais très vite de ma pédérastie à tous les jeunes avec qui j'entrais en contact pour m'assurer qu'ils sachent dès le départ qui je suis et qu'ils ne puissent pas prétendre ne pas avoir été consentants. La masturbation me suffra-t-elle jusqu'à la fin de ma vie ? C'est tout ce que l'on peut se permettre quand on enseigne...
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J'ai aussi eu un autre ami : un prêtre. De lui aussi , on a dit des tas de choses pas très catholiques, mais jamais celui-ci ne s'est mal comporté avec moi. Jamais même il ne fut question de sexe entre nous. Au contraire, il m'amenait en voyages pour que je lui serve d'interprète. Je parlais aussi bien l'anglais que le français. Je ne suis cependant pas assez naïf pour ne pas comprendre aujourd'hui qu'il était sûrement pédéraste.
Ce fut d'ailleurs ma seule crise d'adolescence. J'avais décidé d'en finir avec la vie parce que je ne pouvais pas aller avec lui en Europe, nous n'étions pas assez riches. Il m'offrait la curiosité et le goût des voyages, sans même , du moins à ma connaissance, me toucher ... ce que j'aurais bien aimé.
Je continue à entretenir une véritable vénération envers cet individu, calomnié, car il m'a donné le goût des voyages et de connaître les gens de l'extérieur. J'ai pratiquement défailli quand j'ai appris sa mort. Cet homme m'a appris à aimer la vie. Le vieux-curé fut certainement la première personne de qui je me suis senti accepté intégralement. C'était plus qu'un ami, je l'aimais inconditionnellement comme mon chien Kiki m'aimait.
Dans ma petite enfance, j'étais vraiment bisexuel ou simplement très curieux, d'une naïveté désarmante. On jouait toujours au docteur ou au «boeuf et à la vache» , mais ça finissait toujours par une petite exploration sexuelle. Je n'y ai jamais vu de mal, sauf à l'adolescence, quand j'ai voulu être un saint et que je me suis rendu compte que mes goûts sexuels m'en privaient pour l'éternité... Je n'avais jamais compris le sens de ce que nous disaient les prêtres ou les autres sur les énigmes du sexe. Notre vocabulaire était trop différent. Une masturbation, ça ne ressemble pas à se crosser. Se faire manger, ça ne sonne pas comme une fellation. La poche c'est quand même plus beau que le scrotum. Quand j'ai compris, je fus affreusement malheureux. J'ai même voulu un miracle pour changer... ce que j'allais chercher à Lourdes. Heureusement pour moi, ce miracle n'a jamais eu lieu.
Je voulais être un saint. J'avais peur d'être possédé par le diable quand ces besoins de me mastruber naissaient. Devant la tentation, je cédais toujours, même s' y parfois j'avais assez peur pour m'accompagner d'un acte de contrition pour gagner du temps si je mourrais de tant d'efforts. J'avais peur d'être damné à cause de ces séances de plaisir. Quelle naïveté ! Quelle hypocrisie ! Mlagré tout je n'ai jamais pu concevoir que Dieu est un écoeurant pour nous punir ainsi de jouir puisque c'est lui qui nous a créé ainsi. Mais, on nous disait qu'on pouvait mourir cardiaque quand on éjaculait... Comment ne pas être révolté contre une religions qui nous a ainsi menti ?
Plus tard, je fus attiré par les adultes non seulement pour ce qu'ils pouvaient m'apprendre, mais parce que j'aurais bien aimé savoir pourquoi le sexe est défendu. J'aimais séduire un au autre. Par contre, les grosses et longues queues, contrairement à ce qui se passe chez les chimpanzés, me repoussaient. Quand j'ai lu des livres sur l'homosexualité, je n'ai jamais eu la chance de trouver un livre qui lui fut favorable, avant très tardivement, de découvrir André Gide et les Amitiés particulières de Roger Peyrefitte. Selon ce que je lisais, j'étais un malade. On prétendait que jeune tu pouvais être effrayé à te rendre malade si tu voyais un membre adulte. Être obsédé par la grossseur d'un pénis n'a jamais été de mon domaine pourquoi certains le serait-il ? On semblait ignorer qu'une très bonne éducation était ce qui réglait définitivement le problème; mais les livres d'éducation sexuelle européens étaient vus comme des chefs-d'oeuvre de pornographie. La folie ne conduit pas qu'au meurtre. Mentir en éducation est ce qu'il y a de pire, surtout concernant une affaire aussi fondamentale que ta sexualité. Si on t'a menti sur ton sexe, sur quoi peut-on se fier ? Probablement que le reste des choses que l'on t'enseigne sont aussi mensongères. Et là, c'est même Dieu qu'on remet en cause...
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Les religions sont des exploiteurs parce qu'elles nous ont toujours menti à propos de notre sexualité. Ils sont menteurs ou ils ne savaient pas de quoi ils parlaient. Tous les mensonges qu'on nous raconte pour nous expliquer la sexualité sont pire que la pédophilie. Ce n'est pas un simple viol de ton corps, c'est un viol de ton âme et ton esprit.