-- Poèmes -- Journal intime -réflexions
254 billet(s) - 3 commentaire(s) - 1386 visiteur(s) au total - 3 visiteur(s) aujourd'hui
Posté le 11.05.2009 à 16:36

     Pierre Dupuis n'avait plus que 3.98$ pour passer le mois.  Heureusement, le loyer était payé (à Val-d'Or , ils sont très élevés) , ainsi que l'électricité et le téléphone.  Il y avait quelques oeufs et trois "chiens chauds" au frigidaire.
     Il devait inventer des moyens de survivance.  Travailler ?  Il avait trois brevets d'enseignement , mais la société avait une pénurie d'enfants et un surplus de professeurs.  Planter un jardin ?  La saison était trop avancée.  Il faut bien un mois pour tirer une récolte et , en attendant les radis, il risquait fort de crever de faim.  Acheter un billet de loto ?  Cela pouvait être une dépense plutôt qu'une rentrée d'argent.
      La survie s'avérait impossible quand Pierre Dupuis apprit d'un ami l'existence d'un concours de nouvelles littéraires à Radio-Québec (autrefois Radio-Canada).  Cela rapportait peu , mais le jury sélectionnait bientôt les vainqueurs.  " Voilà ma chance ", pensa-t-il.
       Excité par une occasion pareille, Pierre courut chez lui, saisit du papier et demeura inerte devant sa dactylo.  Il avait beau se creuser les méninges , rien ne venait.  Son imagination se serait-elle tarie avec les efforts faits pour survivre le mois précédent ?
      À quoi servait d'être maître en littérature française si on ne peut pas écrire une nouvelle littéraire ?
      Il ferma les yeux, scruta, étira, força chaque rayon de sa mémoire.  Rien.  Pas un seul souvenir ne lui semblait digne de devenir un sujet de nouvelle.  Il s'épuisait à chercher cette petite action insignifiante qui prend l'allure d'une véritable obsession et finit par hanter, posséder entièrement son personnage.
      L'auteur après ces trois heures d'un terrible effort se résigna.  Il fallait chercher autrement, ailleurs que dans sa mémoire défailante.
       La nouvelle, étant basée généralement sur un fait divers , il résolut de chercher dans les journaux une source qui lui apporterait enfin un sujet sur lequel aiguiser sa plume.  Il fit le tour de sa chambre.  Pas un journal.  S'en acheter couperait encore son budget sans garantir que la lumière jaillirait.  Il décida de sortir et de fouiller les poubelles de la rue.  Sa course fut heureusement récompensée.  Il rapporta deux Écho, deux exemplaires différents de La Presse, quinze Journal de Montréal et un Devoir.
       De retour chez lui, il s'imposa dix heures de lecture.  Il était bien savant.  Il connaissait tous les arguments pour ou contre le libre échange avec les États-Unis, les stupidités du Livre Beige de Claude Ryan, et les rêves économiques de la compagnie Provigo.  Il pouvait même , en plus de connaître les opinions des éditorialistes, disséquer leur style.  Cela ne lui apporta aucune idée quant à l'événement qui lui garantirait la palme du concours.  Qui peut vraiment s'intéresser à l'actualité réchauffée ?  La preuve : qui n'a pas éteint son téléviseur pour ne plus entendre parler de Chantale Daigle et des féministes ?
       L'impatience l'emportait.  Que vaut une éducation qui nous montre tant de structures, de styles, d'idées qu'elle nous constipe l'imagination ?  Mais peut-être était-il aussi responsable de son vide littéraire que l'école ?
        Il se souvint avec honte de ses premières bouffées d'Acapulco Gold qui lui avaient indiqué les chemins de l'hilarité.  Il avait ce jour-là écrit un poême tellement génial que tous les étudiants se l'arrachaient pour rire à leur tour.  Le lendemain, en relisant le chef-d'oeuvre de sa vie, il n'avait trouvé que des grossièretés , des indécences à faire rougir les plus osés. Lui, d'habitude la gêne ambulante.  Cette expérience pénible de la drogue ne l'avait pas empêché d'essayer le "colombien" pour avoir disait-il une culture internationale !  Cette fois, Pierre se rappela comment il avait réussi , juste en se laissant aller, à créer une peinture qu'aurait jalousée Michel-Ange, mais qui, le lendemain, se révéla un Dali, le génie en moins.
      Valait mieux laisser mourir le passé.  Il risquait d'être accusateur.  De toutes façons, il y aura toujours quelqu'un à blâmer si on ne réusssit pas.  Il trouverait bien sa victime en temps et lieu, quoique déjà le système d'éducation semblait une victime de luxe puisque le public mordait facilement à toutes les critiques qui lui étaient adressées.
       Il reprit sa quête en fixant cette fois son attention sur les crimes.  Toutes les passions qui tiraillaient l'âme y passèrent.  Ces tueries l'énervaient.  Plutôt que de l'exalter , tout ce sang le submergeait de peur.  Il eut beaucoup de peine à échapper aux monstres qui le hantèrent toute la nuit.  Il sursauta dans son lit, "biboya" , nagea dans ses sueurs.  Jamais il n'eut tant peur.  Ces lectures l'avaient tellement impressionné que le matin, il hésita à se vider un café.  Qui l'assurait qu'un ouvrier de l'autre bout du monde ne l'avait pas empoisonné pour se venger des riches qui perdent leur matinée à boire, en digérant les dernières actualité ?
      Il opta pour une pomme qu'il éplucha avec attention, qu'il coupa en petits dés pour s'assurer qu'aucune lame de rasoir n'y avait été placée par pur sadisme.
   1- biboyer: parler en rêvant (mot de Rouhed Ali)  

Aucun commentaire - Poster un commentaire


Posté le 08.05.2009 à 20:36

          J'écris la plupart des textes du livre de nouvelles littéraires Le temps des cauchemars pour répondre à la demande de mon ami poète. auteur et éditeur, Jean Fergusson, de Val-d'Or. Jean est mort d'un cancer.  Il était Micmac et comptait sur moi pour se faire connaître après sa mort.   
            Les commandes étaient claires.  Mes textes devaient avoir une vingtaine de pages.  Certains voient les nouvelles littéraires comme de courts romans.  Personnellement, je préférais ce que j'enseignais, soit de très courts textes, avec une structure spéciale : Mise en situation, élément déclencheur, des événements intatendus , et finalement , bien sûr, une fin en queue de poisson.   Le temps de cauchemars réunis donc sept nouvelles littéraires d'une vingtaine de pages. Comme d'habitude , il faudra lire le texte à l'envers pour qu'il se suive comme il se devrait.  Aussi, je me servirai de chiffres comme avec l'Homo-Vicièr pour vous permettre de vous retrouver.  Je m'excuse de ce petit problème. 
           On retrouvera sept nouvelles intitulées : Le si facile métier d'écrivains ( un texte fait pour Radio-Canada , mais qui ne fut jamais primé); 2- La psychose ; 3- Les limites du jeu 4- Le chantage 5- Nous vaincrons 6- Patrice et finalement , L'arnaque.
          L'enseignement m'a permis d'amener quelques-uns de mes étudiants à réaliser leur rêve. Publier un jour.  À la sortie de ce livre, le journaliste avait souligné que les meilleurs textes étaient écrits par mes jeunes élèves.  Je dois d'y avec fierté que je suis bien d'accord.  Les jeunes ont un talent fou.

Aucun commentaire - Poster un commentaire


Posté le 07.05.2009 à 16:25

          Pour moi, écrire c'est une passion.  Je passe des heures tous les jours à réfléchir sur ce qui doit arriver dans mes petits billets.  Parfois, j'hésite énormément parce que beaucoup de mes textes n'ont jamais été publiés.  Si je meurs, ils seront vite oubliés (peut-être tout le reste aussi), sauf si une maison d'archives si intéresse,  On a déjà une bonne partie de mes écrits, les vieux des années 1970 à 2000, mais tout ce qui est contemporain  n'existe pas.
           À date, j'ai publié , avec ma maison d'étition, créée juste pour avoir le droit de publier, Les Éditions du Temps.  Sauf que , malheureusement, il faut de l'argent, beaucoup d'argent pour maintenir un tel passe-passe.  Et, je n'en ai pas.  Pire, toutes les associations de littérature au Québec m'ont écarté sous prétexte que j'ai un livre qui s'intitule Laisser venir à moi les petits gars , avec une des plus grandes maisons d'édition québécoise, soit Parti-pris.  Quant à mon livre  Il était une fois dans les Cantons de l'Est   dans lequel tout est politique, il n'existe même pas sur les plaches des bibliothèques de la ville de Sherbrooke où y vit Jean Charest, premier ministre. Je ne dis pas ça pour me plaindre, mais pour prouver l'hypocrisie de nos institutions .  Le crois ou meurs existe encore chez-nous.
           Les archives nationales ont refusé mes textes, sous prétexte que l'arrivée du premier ministre ferait en sorte que les archives de l'Estrie manqueraient d'espace pour recevoir les documents gouvernementaux. Après on prétend que la liberté d'expression existe au Québec.  Même la Commission des droits de la personne est d'accord avec cette censure.  C'est un sujet qui me vaut encore de ne même pas pouvoir être bénévole, au cas où.  Personnellement, je crois qu'il faut être malade pour interdire aux autres le droit de vivre , d'être libre penseur , tant qu'il n'y a pas de violence, de domination ou d'intimidation.  Il faut dire aussi qu'à l'époque, j'étais très politisé : un bel argument pour essayer de te la fermer.            
            Pour contourner le problème, j'ai décidé de faire parler des gens de l'époque de la Grèce Antique.  Cela me permet de critiquer notre civilisation.  Je lis tout ce que je peux trouver sur le sujet afin de mieux faire ressortir les racines de notre monde.  Quant aux Romains, les préférés de Monsieur Montesquieu, parce qu'il était contre l'homosexualité, je n'arive pas à lire leur histoire.  Ils m'écoeurent tout simplement avec leur violence. 
          C'est ce que je fais sur mon autre blog qu'on peut aller voir à partir de mes liens.  Malheureusement, il est encore impossible de publier un texte suivi en respectant sa pagination.  Peut-être qu'un jour ce sera possible.  Demain, j'entreprendrai probablement la copie d'un de mes textes qui n'a jamais été publié.  C'est une façon d'offrir quelque chose d'exclusif quoique j'hésite encore.  Peut-être devrais-je avant écrire mes nouvelles littéraires.  Elles étaient publiées à Val-d'Or, grâce à mon très bon ami, auteur et éditeur, Jean Fergusson. 



Posté le 06.05.2009 à 20:26

    Credo de l'homo-contemplore
Les instincts de conservation sont morts !  La vie est née.
L'époque de la raison est morte !  La transcendance est née .
L'époque de la mémoire est morte !  L'intériorisation est née.
L'époque de l'ignorance est morte !  La compréhension est née.
L'époque de la violence est morte !  La fraternité est née.
L'époque de la morale est morte !  La praxéologie est née.
L'époque de l'homme divisé est morte !  L'homme est né.
L'époque de l'idéalisme est morte !  Le structuralisme est né.
L'époque du savoir et de la science est morte !  La connaissance est née.
L'époque du communisme et du capitalisme est morte !  Le " partagisme " est né.
L'époque de l'art est morte !  La contemplation est née.
L'époque de la production est morte !  La gratuité est née.
L'époque de l'hypocrisie et du mensonge est morte ! La franchise est née.
L'époque de l'argent est morte !  Le service est né.
L'époque de la méditation est morte ! L'amitié est née.
L'époque des églises est morte ! La religion est née.
L'époque de la terre est morte ! Le cosmos est né.
L'époque de la coexistence est morte !  L'amitié est née.
L'époque du passé et de l'avenir est morte !  Le présent est né.
L'époque de l'Homo-vicièr est morte ! L'Homo-contemplore est né.
L'époque du mariage est morte ! L'amour libre est né.
L'époque des sexes est morte !  L'amour est sans sexe.
L'époque du divorce est morte !  La reconnaissance est née.
L'époque du devoir est morte !  Le don est né.
L'époque de la sincérité est morte !  La Vérité est née.
L'époque du commerce est morte !  La justice est née.
L'époque de l'introspection est morte !  La psychanalyse est née.
L'époque de la dignité est morte !  L'égalité est née.
L'époque de la culpabilité, du péché et de l'infériorité est morte ! La responsabilité est née.
Hourra pour la responsabilité !
L'époque de l'intransigeance est morte !  La nuance est née.
L'époque de la survie est morte ! Vive la survie !  La durée est née.
Hourra pour la durée ! 
L'époque de l'espérance est morte !  Vive l'espérance ! Le bonheur est né.
Hourra pour le bonheur !
L'époque de la Satisfaciton immédiate commence. 
L'époque de la Durée commence .
L'époque de la Contemplation commence .
L'époque de l'Amitié commence.
Dieu n'est pas mort, il n'est pas encore né...
L'homme vrai ne mourra pas, il va bientôt naître...
                                        FIN
FÉVRIER  1968
Pour lire le livre comme il se devrait, il faut commencer au tout début (vers la page 10) et revenir à maintenant.  Malheureusement, je ne sais pas comment je peux mettre le texte à la suite comme ça se devrait.

Aucun commentaire - Poster un commentaire


Posté le 05.05.2009 à 21:44

       Non. Il faut trouver un centre d'intérêt pour chaque individu et le développer au maximum en lui permettant de s'épanouir au service des autres. Ce centre d'intérêt est souvent rien d'autre qu'un vice, une passion.  Cette situation ne doit pas nous scandaliser .  Au contraire, elle doit nous emballer : elle est humaine.  Il faut découvrir ce vice pour le transformer en vertu et l'orienter au service des autres.  
      Pour être un homme, il faut être au-dessus de la morale sexuelle actuelle , car celle-ci naît d'un complexe d'infériorité, de la mésestime de soi , d'un problême sexuel social .  Elle nous ment quant à ce qu'est l'homme dans sa " toute réalité" ( i.e. peu de chose).  Il faut cesser de regarder le monde avec des yeux de moraliste -- la morale est moins importante que l'humanisme, elle est même souvent contre-nature -- .  On doit concevoir la sexualité avec des regards scientifiques , selon la vision de l'enfant qui ne cherche ni à la condamner , ni à la changer, mais à la comprendre et y boire dans tout ce qu'elle apporte de beau et de valable.
       L'homme n'évolue pas, il est logique et conséquent dans les relations internes de son acquiescement, d'où la sagesse est de ne rien juger quand on ne sait pas de quoi on parle.  Les religions devraient se taire quand il est question de sexe.  Cela implique de voir les choses sans se prendre pour d'autres .  Quand on veut sauver peu, on risque de tout perdre. Il faut essayer de sauver le maximum, sans craindre de perdre un peu.
      J'écrivais de telles réflexions quand entra mon petit lycéen. Il était plus beau que jamais.  Il s'approcha le sourire aux lèvres et commença à se déshabiller en criant : 
                              " La société est morte "
  "  Vive la mort !"       " Vive le vice !" 
     " Vivons puisqu'il faut vivre  ! "
     Et tous les deux aux Indes, en silence , nous avons répété le rituel de l'amour devant les bouddhistes qui criaient " Faisons du karman  pour revivre.  Un jour, le paradis sera sur terre. La bête mêne ; laissons-la mener jusqu'au bout  et essayons de la mettre au service de l'Homme.  Aujourd'hui, le paradis terreste est revenu parmi nous. "
                                                             VIVE LA VIE ! 
       
Pour échapper au sommeil de l'amour, il faut assez aimer pour le briser, mourir et jouir de cette amitié qui est cent corps et cent sexes.  
        Le problème primordial est la communication et les moyens à prendre pour évoluer de l'homo-vicièr à l'homo-contemplore.  Il faut chercher ce qu'il y a de valable pour que même les défauts de la société ne nous arrêtent pas;  mais au contraire nous incitent à créer un monde où la Connaissance et l'Amour banniront la violence et l'injustice .  Un monde où l'on s'élèvera au-dessus de tout ce qui nous sépare en tant qu'hommes et engendre la violence et la haine.
      Je me rappellerai toujours mon retour.  Je vivais de ses lèvres et de sa voix quand pour la première fois quelqu'un me disait en m'aimant :
      " Cela n'a pas d'importance, moi aussi j'ai eu des démêlés avec la justice des hommes.  Tu n'es pas aussi mauvais que tu le dis."
       Je vivais ces minutes où , pour la première fois de ma vie, après avoir baisé je sentais le besoin de me taire et de vivre que de mes yeux, mes oreilles, mes mains, mon corps entier pour ne percevoir que lui :  pour mourir et renaître par lui.  J'expérimentais le mot PASSION. 
       Cet état, pour la première fois loin de me faire honte, créait en moi un seul désir : recommencer ,  le revoir et me donner complètement, à jamais, à lui seul.
       La religion ne me condamnerait plus intérieurement.  Au contraire, je priais pour le revoir en me disant qu'il est impossible que Dieu condamne le bonheur et l'amour : un être aussi parfait et aussi ami ne peut juger l'homme avec notre intransigeance humaine.  L'enfer ne m'effrayait plus.  Même si c'était par elle que je devais le revoir, cela n'avait pas d'importance.  J'étais prêt, pour la première fois, à me damner pour un autre.  L'argent dont j'étais privé depuis cinq ans n'avait plus d'importance ; je travaillerais, j'expérimenterais mes forces pour lui plaire. Tout n'était plus que Daniel. Je l'adorais.  C'était pour la première fois la seule certitude de ma vie.  Je voulais vivre. Vivre pour lui, vivre par lui.  Vivre !  Vivre!  Vivre!  J'avais agonisé cinq ans pour cette journée et j'étais prêt à agoniser cinq nouvelles années pour la revivre.
       Par lui, j'apprenais que malgré les lassitudes de la vie, tant et aussi longtemps qu'il existera sur terre deux êtres qui dans leur coeur portent cet amour vrai , cette sublime minute de reconnaissance qui donne à elle seule un sens à la vie, il est impossible que l'humanité disparaisse.  La vie vraie est possible et il ne nous reste plus qu'à trouver un moyen qui, je crois, est la vérité et la franchise pour que cette vie vraie ne soit pas qu'une journée dans notre vie, mais le Bien permanent.  Le véritable langage est le silence dans l'admiration d'un monde qui vit en nous.  Les mots sont un mur et les yeux, le corps , le véritable organe de la parole.  J'apprenais la mort en moi de l'homo-vicièr et la naissance d'un monde nouveau : l'homo-contemplore où , dans la connaissance de soi et de l'autre , les hommes apprendront à vivre réellement heureux dans la non-violence et la justice sociale. 

Aucun commentaire - Poster un commentaire



<<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | 32 | 33 | 34 | 35 | 36 | 37 | 38 | 39 | 40 | 41 | 42 | 43 | 44 | 45 | 46 | 47 | 48 | 49 | 50 | 51 | Page suivant >>>

Blogs / Annuaire de blogs - Annuaire de blogs - Annuaire gratuit de Manga - Décos pour blogs - Forum de blogs - Tout l'actualité en direct - Ados
Portail de l'informatique - Rencontres Pour Ados - Forum Ados - Annuaire blog - Liste blog - Toute l'actualité pour les Ados ! - Créer son forum - annuaire 1001 RSS

Suivre le flux rss/XML de ce blog