-- Poèmes -- Journal intime -réflexions
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Posté le 28.12.2009 à 23:07

                                                            *  *

     Le gouvernement a trouvé une nouvelle méthode pour m'empêcher d'enseigner :  un concours de français qui est soumis à l'existence d'un dossier judiciare.  Tout passe par le concours de français obligatoire où l'on exige d'abord ton numéro d'assurance sociale. On s'arrange ensuite pour te couler.
       Quand j'ai décidé de retourner à l'enseignement auprès des adultes puisque je devais oublier la possibilité d'enseigner au secondaire, je n'aurais jamais cru qu'on se servait du test de français pour empêcher les gens qui ont un dossier de pouvoir enseigner. .  Je n'aurais pas corrigé mes fautes en me présentant au concours du SÉFRANC que ça n'aurait rien changé.  Le sort en était jeté avant même la correction , grâce aux liens avec la police.  C'est ainsi que l'on m'a collé un 40% pour une composition , lors de l'examen de français, un gros zéro pour l'argumentation, ça dit tout.  J'étais révolté, mais je n'y pouvais rien.  Je n'avais plus d'argent pour tenter le moindre retour.  Adieu l'enseignement, même s'il y a plus d'un million d'analphabètes au Québec.
     Avec cette note du SÉFRANC , je peux maintenant me permettre au moins une faute par paragraphe pour être à la hauteur de son évaluation.   J'espère qu'avec ce livre, mes lecteurs ne me donneront pas un zéro pour l'argumentation.  Le texte portait sur le retour aux travail des retraités en éducation, je prétendais qu'on devait plutôt envisager un choix individuel, car certains se sentent encore capables d'enseigner alors que d'autres sont ravis de voir arriver la retraite.  Pour enseigner, il faut pouvoir se faire aimer par ses élèves et la santé y est donc pour beaucoup.  J'ai connu bien des professeurs qui rêvaient d'une maîtrise pour enfin aller travailler au ministère de l'Éducation parce qu'ils ne pouvaient plus endurer les élèves.  Quand tu détestes les élèves, il est urgent que tu quittes l'enseignement , tu n'es plus à ta place.  Le pire, ce sont eux qui aujourd'hui gèrent notre système d'éducation.  On peut bien avoir les réformes que l'on a.
             Je me demande depuis si le SÉFRANC ne sert pas davantage à ratisser les dossiers judiciaires des futurs enseignants qu'à examiner réellement leur compétence.
           Le but de cette malhonnêteté intellectuelle et professionnelle est d'empêcher que des professeurs soient un danger pour les jeunes, ce qui est très bien en soi.  Mais quand il y a un manque flagrant d'enseignants, ceux qui font le métier depuis des années, ne devraient pas se faire flouer pour des raisons morales à moins que le candidat représente un véritable danger.
          Je n'ai pas encore compris pourquoi je représente pour l'establishment un tel danger puisque pour moi la révolution rime avec conscience et évolution,  la démocratie et les droits de la personne.  Mes critiques n'ont toujours eu qu'un but : prévoir et éliminer l'injustice sociale et la violence.  Trouver des solutions pour le bien- être du peuple, pas seulement pour une minorité de petits bourgeois.  Le but de ma vie a toujours été d'essayer d'améliorer la vie des Québécois.  C'est une vieille idée des philosophes de la Grèce antique de voir dans la responsabilité sociale le sommet de l'Amour.  Si j'ai pu enseigner durant 15 ans, sans que malgré les enquêtes, on ne puisse pas me reprocher un iota sur mon comportement ,  je ne comprends pas pourquoi on puisse me liquider de l'enseigneent alors que mon procès concernait un événement qui s'était complètement déroulé en dehors de ma fonction d'enseignant.  Probablement parce que la vérité est celle que m'a fourni mon avocat : c'est éminemment politique...
         Le SÉFRANC est un simplement un outil... qui fut dans mon cas , le moyen de m'empêcher à jamais d'enseigner...    

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Posté le 27.12.2009 à 20:34

    Comme le dit le juge quand il prononça son verdict : j\'ai été incarcéré surtout parce que je présentais un danger pour les institutions du pays plus qu\'un danger pour les petits gars.
     Je ne pense pas comme les autres.  Si on acceptait ma façon de voir la vie et la société, nous dirigeants seraient obligés de condamner la guerre et la violence.  Les profits des multinationales ne parviendraient plus à justifier la mort d\'un humain... Je suis conséquemment un danger public, car d\'autres pourraient commencer à penser comme moi ... Il ne faut pas trop pleurer sur mon sort, j\'existe exactement pour transmettre ce point de vue.  Pour toutes les religions, accepter la liberté sexuelle individuelle , c\'est le fiasco financier , car, c\'est éliminer la dictature émotive.
       Pour tous les sytèmes économiques prôner la non - violence, c\'est enseigner leur éclatement.  Voilà pourquoi je suis vraiment dangereux.  Le système est basé sur la nécessité de faire des guerres.
       En allant en prison, je ne suis pas un martyr puisque je suis authentiquement pédéraste et que je refuse d\'y voir quelque chose de condamnable ou de mal.   Dans bien des pays, je serais fusillé juste pour dire que je suis pédéraste.  Il n\'y aurait même pas de procès.  C\'est la différence entre un pays cilisé et un qui ne l\'est pas.  Avec l\'âge de consentement à 14 ans ( le fédéral est assez stupide pour l\'avoir élevé à 16 ans) je peux tomber en amour avec un jeune de cet âge en toute légalité.  Pour la majorité des hommes, je suis un sale parce que , malgré cette orientation sexuelle qui devrait me discréditer , j\'ose m\'affirmer pédéraste et revendiquer mon droit à aimer qui je veux , si l\'autre personne est consentente.  Pire, j\'ose écrire en faveur de la paix et de la démocratie.  J\'ai l\'audace de prétendre qu\'étant une force individuelle, la vie privée et la liberté sexuelle sont des pré-requis essentiels, indispendables à la démocratie, car la pédérastie exige le respect des autres.  La liberté ne s\'acquiert pas sans expériences.  On ne veut rien savoir de ce que je pense et on prétend ainsi que ma pédérastie met les institutions qui nous exploitent en danger, car j\'exige qu\'on prouve que cette forme d\'amour est mauvaise pour le jeune.
        À la suite de ma deuxième visite à Bordeaux Beach, après l\'effondrement de ma demande en appel ( on se protège entre juges) , je n\'ai rien à dire contre la prison.
         Même si des rumeurs voulaient que les accusés de crimes sexuels soient victimes des Comités de prisonniers, battus ou forcer à se suicider,  je n\'en ai pas eu la preuve.  On m\'a raconté bien des choses , mais je ne pouvais pas le vérifier puisque j\'étais dans une aile de protection.  En prison, les rumeurs courent plus vite que l\'éclair.  Comment savoir s\'il est vrai que le tonnerre est tombé.
         On disait que les prisonniers, membres des comités,  faisaient justice eux-mêmes pour remplacer une police qui n\'a pas le droit de le faire.  L\'omerta sur les prisons aurait été maintenue par les gardes qui acceptent cette sanction , mais qui ne peuvent pas la faire subir.  La raclée par ses paires pour les pédérastes incarcérés est une nouvelle sentence, née de la haine maladive de tout ce qui touche le sexe et la femme,  dans une certaine droite et les milieux interlopes. ( À remarquer, qu\'un proxénète peut battre son employée).   On oublie que l\'amour pédéraste existe depuis toujours et qu\'il a même été reconnu comme le plus grand amour, avant que les religions et la médecine bourgeoise en fasse un crime.  Avant que la société doive dominer les individus pour contrôler la nouvelle vie citadine.
         On dit que le prisonnier peut être battu par les autres sans que ceux-ci soient réprimendés à la condition que ce prisonnier battu puisse se tenir debout , d\'où deux prisonniers tiendraient par sa ceinture  le gars battu afin qu\'il ne tombe pas.  Pour que la violence soit possible en prison, dans des lieux comme où j\'étais détenu, petit et constamment surveillé, il faut la complicité des prisonniers et des gardiens pour être possible.  Cela peut aussi se produire si l\'agent effecté au classement envoie un prisonnier qui devrait être sous protection dans des salles publiques, soit directement entre les mains de ses bourreaux.  Le reste, les rumeurs s\'en chargent ou les journaux spécialisés dans les procès, car ils servent à transmettre à travers la couverture des procès, les reinseignements dont les prisonniers ont besoin pour rejuger ceux qu\'ils croient ne pas être assez punis.  Évidemment, ça ne s\'applique qu\'aux crimes à caractère sexuel.  Il n\'y a qu\'un prisonnier qui m\'a confirmé avoir été battu dans une autre prison parce qu\'on le croyait pédéraste... ils m\'ont pris pour toi... m\'avait-il confié.
           Quoiqu\'il en soit, si c\'est vrai, c\'est inacceptable.  L\'individu emprisonné est sous la responsabilité de l\'état et non de la mafia ou des féminounes.  Dans toutes les prisons, il ne doit y avoir qu\'une règle d\'or : tolérance zéro absolu pour la violence, la torture et le taxage.
          Les prisons doivent aussi être dotées d\'un bon personnel et service médical, car elles sont responsables de ceux qui les habitent.  Et, les «dérangés» y goûtent plus que personne...
         En deux ans, il y a eu des amérliorations surprenantes.  Les gardiens ont même appris à être polis avec les prisonniers.  Une raison de moins pour inciter à la violence.
          À cause d\'un icident, hors de ma portée, un prisonnier a commencé à dire que j\'étais un terroriste.  Je ne fus plus vu comme un prisonnier pour des motifs sexuels, mais un prisonnier politique. Ce que j\'étais à toute fin pratique.  D\'ailleurs, j\'ai curieusement été emprisonné pendant que Stéphane Dio défendait sa sale loi de la clarté pour empêcher le Québec de devenir indépendant.
© Tous les droits réservés
     jean simoneau 2009         


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Posté le 27.12.2009 à 05:25

    Mon ami le peintre Réginald Dupuis, de Sherbrooke, des décédé cet après-midi, des usites d'un cancer. C'est ce que l'on vient de m'âpprendre.
        Réginald fut un de mes meilleurs amis vers 1970.  Nous passions des fins de semaine complètes à peindre avec lui.  Réginald était assez bien connu. Il a tenu de nombreuses expositions.  Il était au centre d'un petit groupe d'amis, écrivains, auteurs-compositeurs, un pillier de l'éveil culturel que nous avons connu à cette époque à Sherbrooke.
       

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Posté le 26.12.2009 à 05:55

     À part le suicide de mon fils adoptif en 1994 ( ou la mort des autres que j'ai aimés, mais particulièrement , lui), la pire calamité dans ma vie  fut  : quoique je fusse un bon professeur, qu'il ya des milliers de décrocheurs, des millions d'anaphabètes,  que j'aie enseigné sans problème depuis 15 ans, de ne pas pouvoir continuer d'enseigner parce qu'un jeune disait que je lui avais touché le pénis.   Mon dieu que c'est grave !  Il aurait pu en sécher !   Le jeune durant le procès affirma que je lui avais frôlé le pénis ou plus exactement  misl a main dessus sans bouger, même pas une petite masturbation ,et fini le droit d'enseigner, de gagner décemment  ta vie...
      Le pire fut cette misère de me retrouver socialement inutile, un rejet total, un démon qui ne fait que du mal.  Être classé renégat, un sale , un pas bon, une nuisance pour la société pour le reste de sa vie, car j'avais touché le pénis d'un gars à qui il manquait une semaine pour avoir le droit de dire oui.  
        Je ne crois pas être plus sale que le commandant en chef de l'armée qui ordonne de tuer pour protéger les acquis monétaires des dirigeants de son pays, mais lui, c'est un TUEUR-HÉROS, il obéit aux ordres. Il tue au nom de la liberté... liberté qu'il étouffe pourtant, la liberté anglosaxonne qui se mesure à la valeur capitaliste des bénifices financiers.  Par ailleurs, dans toutes les religions, il y a des pédophiles, des pédérastes, des gais et des hétéros.  Le nier, c'est mentir.  Pourquoi toujours juger les autres ?
       Notre société doit être très profondément malade pour que le «cul» soit plus important que l'instruction et l'éducation.  On oublie que la répression sexuelle est la source, par excellence, du fascisme.  Nos dirigeants seraient-ils tous des néo-fascistes ?
           Si j'étais un monstre qui pourrait blesser ou tuer un enfant ( ou un ado) pour avoir une relation sexuelle, je suis bien d'accord qu'alors il serait important de me tenir à l'écart; mais, la façon avec laquelle je vis ma pédérastie, exigeant un consentement mutuel et du plaisir, c'est complètement différent. Une telle obsession répressive ne se justifie pas.  Elle nuit même à la société.
           Ce n'est pas parce que je refuse la morale des féminounes, une morale d'hypocrites et de menteurs, que je dois passer pour un danger international.  Je ne suis pas un taliban.  Je crois qu'être scrupuleux au point d'empêcher les autres de recevoir des caresses, ce n'est pas de la pudeur, mais de la psychose.  Avoir aussi peur du sexe, c'est de la paranoïa.  Prôner la délation,ce n'est pas de la charité ou de la force, mais de la jalousie, de la médisance et parfois de la calomnie.  Agir ainsi, c'est créer un société de demain inhumaine, une sociét incapable d'aimer parce que la peur est leur motivation la plus profonde.  On croit qu'il est préférable de se détruire mutuellement à se caresser.  Voilà où nous conduit invariablement la répression sexuelle.
         Ce livre a été pensé en prison, bien avant le 11 septembre 2001, soit avant que l'on puisse saisir jusqu'où le profit des pétrolières peut nous attirer, surtout si de par le monde, il y a des religions qui enseignent la haine plutôt que la clémence d'un Gandhi.  Si tous les prophètes de la paix et de l'égalité humaine ont été tués, comme John Lennon,  des Beatles, John Kennedy, président des États-Unis, Luther King, des droits civiques, par l'extrème droite américaine, comprenant tout aussi bien la mafia que les services secrets de la police, comment ne pas craindre pour ta vie quand tu te bats pour un idéal qui représente le mal pour ce même système.  Car pour eux la liberté sexuelle est le crime des crimes et, ils ont raison, les droits individuels combattent  la violence , la guerre, et la pensée unique des religons.  Même si ta mort ferait des vagues, ça ne changerait rien .  On a même pu tuer le président des États-Unis à Dallas.  Dans le système,  autant islamisque, capitaliste que communiste , on tue pour les profits.
         Malheureusement. avec les communications, la vitesse me rattrappe plus vite.  Si L'homo-vicièr était en avant de son temps en 1968 , aujourd'hui,  je suis déjà dépassé dès que j'écris.

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Posté le 25.12.2009 à 01:06

                                                            *  *

      Tu ressors toujours un peu paranoïaque de prison.  Deux ans après, c\'\'était encore le cas.  J\'avais peur que l\'on s\'attaque à mes parents et amis, particulièrement, un jeune punk qui demeurait avec moi depuis Va-d\'Or ainsi qu\'à mon autre fils adoptif.. « Le système, m\'a-t-on dit s\'attaque à son entourage pour briser un individu».  Tu ne peux jamais savoir lequel croire.
      J\'ai même commencé à penser que le suicide de mon plus jeune fils adoptif était un meurtre déguisé, l\'aboutissement d\'un chantage. J\'avais peur qu\'on se serve de mes finances, non seulement pour me faire taire, mais pour me faire chanter, en me faisant perdre le tout petit peu d\'argent que j\'ai pour survivre, soit ma petite retraire et mes rentes du Québec.  J\'ai une imbécile au BS, qui n\'arrête pas d\'essayer de me prendre en défaut et me faire payer davantage. J\'ai eu peur que les insinuations sur ma mort prochaine m\'influencent dans mes écrits. J\'avais peur de comencer à haïr les humains. J\'ai eu peur que l\'on cherche à me rendre assez fou pour ne plus être crédible et suicidaire.  J\'ai eu peur d\'agir ou d\'écrire sans déclencher une avalanche de réactions négatives.  Était-je vraiment si paranoïaque ?  Le temps le dira, mais en attendant, cette peur m\'empêchait d\'être créatif.
       Mon pire ennemi demeure que pour gagner ma vie, je n\'ai pas le temps d\'écrire autant que je le voudrais.  Mais, ce n\'est pas à moi de reconnaître si je suis un écrivain de talent ou on. Je me crois plutôt médiocre.
        Par conséquent, je suis encore en prison puisque celle-ci peut être de plusieurs ordres.  La pire prison, c\'est moi-même, à cause de la dégradation qu\'entraîne automatiquement le fait d\'avoir un dossier judiciaire, l\'argent, et finalement le pire l\'impossibilité de se réaliser dans le monde, la recherche de la solitude absolue.  Cesser d\'être un acquis pour ton pays.  Devenir un déchet.
       Le système judiciaire te condamne à un certain temps derrière les barreaux, mais il te maintient en réclusion durant des années par des moyens divers : probation, dossier, harcèment, non emploi, etc. Être coupable d\\\'un crime sexuel est une peine à subir toute ta vie alors que l\'on prétend que notre système est basé sur la réhabilitation.  Tuer est moins pire que de sucer un petit sexe : une morale judéo-chrétienne bien débile...
           Même si mon procès a eu lieu en 1996, ce n\'est qu\'en 1999 que je suis allé en prison pour purger ma peine, après avoir perdu en appel aux mains de juges féminines.  En 2001, après avoir fait ma probation, le procureur de Val-d\'Or, un  idiot, demandait que je recommence ma probation  en sortant de prison.  Mon responsable a refusé.  Si ce n,est pas du harc`lement de la part de la Couronne, qu\'est-ce que c\'est  ce harcèlement ?  Une mesure politique ?   D\'autant plus qu\'à l\'automne 2002 , le fédéral établira une liste des personnes condamnées pour crime sexuel .  De plus , il est toujours possible également que l\'on remonte jusqu\'à 30-40 ans en arrière pour pouvoir te réaccuser.  Une pipe ça traumatise en tabarnache ! Tu vies avec une possibilité d\'inculpation presque de la naissance à la mort.  Et, on prétend que les pédérsastes sont des paranoïaques.  Qui ne le serait pas ?   On met beaucoup moins de zêle à condamner les vrais criminels, les violents... Il est évident quant à moi, que toute relation sexuelle avec violence, est un viol, donc, un crime.  On a beau me dire que je suis un cas particulier, un hostie de bon gars, je n\'en demeure pas moins pour le système un ennemi à abattre.  Tant qu\'on peut me discréditer sur le plan sexuel, je ne représente plus un danger politique.  L\'habit fait le moine

                                                                                 *

     Avant de choisir ce que serai pendant les 20 prochaines années, si Dieu me prête vie, j\'ai décidé de reprendre tout ce que j\'ai écrit jusqu\'à date... question d\'y mettre un point final, de recommencer une nouvelle vie.  Je sera allé au bout de ce que je crois.  Le public en fera bien ce qu\'il voudra ... C\'est un CRI en faveur de ce que je crois être le gros bon sens.  La répression sexuelle respose sur des tabous et des préjugés millénaires entretenus par les églises pour dominer les individus.  J\'ai étudié les écrivains grecs, comme Marguerite Yourcenar, et j\'en suis tombé amoureux.
      Ainsi, je pourrai recommencer dans une année ou deux, une carrière d\'écrivain -- si j\'ai des éditeurs.  Grâce à mon âge et les temps libres que ma retraite devrait me procurer, je devrais pouvoir enfin produire ce qui me tente.  Créer une façon personnelle de voir le monde, un monde grai, éblouissant et aussi passionnant que la vie, que la beauté des Autres.  Cesser de me prendre pour un petit Jos Connaissant afin de revenir le jouisseur avide de découvrir qui je suis fondamentalement.
       Je suis beaucoup plus molasson que dans ma jeunesse, question de libido et la prison rend un peu plus névrosé, paranoïaque, mais elle nous permet d\'atteindre une plus grande maturité, un sagesse qui pourra profiter aux jeunes, s\'ils en veulent. 
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