-- Poèmes -- Journal intime -réflexions
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Posté le 17.12.2009 à 23:15

    Qu'on le veuille ou non, le jeune de plus de dix ans environ est beaucoup plus influencé par ses pairs que par ses parents.  Malheureusement , pour aider un jeune, il faudrait souvent rééduquer les parents ou avoir prise sur ses amis.  Toutes les pressions sociales, de la peur à la honte, sont  tournées chez le garçon , contre l'homosexualité.  Pour être normal, un jeune doit être hétérosexuel.  Nous avons ainsi créé une société d'hypocrites.  Être gai, c'est aussi tout à fait naturel puisque l'on naît selon un bagage génétique dans lequel on a rien à dire.  Qu'on aime ça ou pas, selon la nature humaine, hommes et femmes sont potentiellement, inévitablement, viscéralement, bisexuels.  Tout tient par la suite au développement et au dosage des hormones, des gênes.  Pourquoi n'y aurait-il pas à l'occasion des petits mélanges aberrants, mais naturels ?  L'individu est-il responsable de ce qu'il reçoit en héritage ?  Du milieu où il naît.  ?   Dieu est-il un inbécile parce qu'il s'est trompé de mélange ?  C'est pourtant ce dont les religions essaient de nous faire croire.  Elles sont des mines d'illogismes et de discriminations.
    Le passage à l'acte génital est souvent le fruit d'une recherche de l'expression de sa personnalité, une réaction ou une affirmation de ses propres goûts.  Il peut exister une très profonde amitié entre deux êtres, sans relations génitales, mais non sans relations sexuelles.  D'ailleurs, une caresse, une preuve passagère, une marque d'affection n'affecte pas ton orientation sexuelle.  L'amitié est une très riche relation humaine possible, plus souvent qu'autrement, entre deux gens de même sexe.
      Le problème avec les morales religieuses est qu' en plus d'être sans nuances, elles interdisent plutôt que nous apprendre à nous contrôler.  C'est la même chose au niveau sexuel, on doit avoir l'intelligence de faire la nuance entre un attouchement sexuel et un viol.  C'est à l'individu de décider quand un geste ne le respecte pas et non aux règles millénaires qui ont établi le péché de la chair, selon lequel, dès que tu rêves de plaisir, tu es déjà en faute ... comme si le plaisir devrait être absolument interdit ...
        Notre civilisation a une approche féminoune et paranoïaque de la sexualité.  Une approche basée sur l'ignorance et le mépris de tout ce qui est mâle.  On voudrait d'une société castrée... Une société de féministes.
        Souvent , toucher le pénis de quelqu'un ne veut pas dire que tu ne le respectes pas, mais que tu es curieux à son endroit.  Ce plaisir doit cependant être partagé pour conserver son sens « d'hommage» à la virilité.  C'est un jeu masculin. Stupide peut-être, mais ce n'est pas pire que les crises de jalousie ou du besoin de se maquiller durant des heures chez les femmes. Les féminounes réussissent là où tous les curés ont échoué : amener les hommes à croire qu'il est irrespectueux de se laisser voir nu, regarder ou palper les organes génitaux, comme si un toucher était l'équivalent d'une pénétration.  Pour être pur, il faut être asexué, car on a mélangé pureté et chasteté. La curiosité d'un enfant mâle l'amène souvent à mesurer , comparer, son zizi à celui d'un autre, et il n'y a rien là, sauf si les adultes en font un drame.  C'est une curiosité bien masucline.  Chercher à voir est aussi féminin
       Les féminounes ont réussi à propager leur paranoïa sexuelle, à unversaliser leur peur et leur dégoût du pénis.  Freud dirait probablement qu'elles ont réussi à faire croire qu'être asexuel   être castré, .(sans pénis) pour un garçon , c'est normal  alors que les études démontrent que la libido est bien présente même chez les enfants.  Pour un garçon, le plaisir de bander, de se sentir électrisé dans le bas du ventre par des attouchements, même s'il n'éjacule pas encore, ça vient très vite... entre neuf et douze ans, selon les individus, souvent après une période de latence, c'est-à-dire une période où, la curiosité ayant été satisfaite dans l'enfance, le jeune ne s'intéresse plus à la sexualité.  Pas d'hormone, pas d'attrait ... Sauf, que dans la publicité,  on essaqie de nous faire croire qu'un jeune garçon est déjà attiré par une fille, ce qui n'est pas le cas de la majorité.  Jeune, un gars est porté à ne pas aimer les filles.  Question de jeux différents, probablement.   Les tentations, le plaisir naissent avec les modifications physiques de l'adolescence.
        Malheureusement, plusieurs hétérosexuels vivent leur sexualité tout autrement.  Ils confondent génital et sexuel.  Ils interdisent tout, car, leurs rapports sexuels ne peuvent pas se limiter qu'au plaisir de se caresser.  Ils passent à la pénétration et qui dit pénétration dit danger de procréation.  Est-ce strictement éducatif ?  De l'ignorance millénaire ?  L'arme par excellence pour dominer tous les individus ?  Il est intéressant de noter que les viols, la sodomie chez les garçons ne sont pas surtout le produit des homosexuels, mais très majoritairement l'oeuvre d'hétérosexuels.  ( Ça arrive ausi à des garçons, Michel Dorais, VLB édituer, 1997) .
               La répression sexuelle permet aux autorités l'espionnage individuel comme le faisait les confessions.  Elle oblige tous les individus à être conformes à ce que la société s'attend d'eux, car sinon, ils deviennent objets de tous les racontars, les esclaves de tous les maîtres-chanteurs , les répudiés de l'idéologie dominante.  Croire et penser autrement que les autres est un crime.  Pourtant, ceux qui appliquent cette morale ne se gênent pas pour se servir de la violence, du chantage, de la répression pour maintenir tous les êtres humains sous leur jourg de violence.  La violence devrait être le premier ennemi de l'homme, pas sa sexualité.
                                                                   *
     J'ai écrit ce livre dans le but de comprendre entre autre toutes les règles contre la pédérastie alors qu'il fut un temps que c'était reconnu comme la forme d'amour la plus évoluée.  Pourquoi ce changement ?   D'autre part, je crois sincèrement, que nos décisions dans la vie ont un rapport direct avec notre degré d'autonomie, de conscience personnelle.  C'est la voie , la seule, à mon avis, « pouvoir s'exprimer ouvertement et librement pour l'amour du Québec», qui permettra au Québec de se libérer en prenant conscience de la différence des valeurs québécoises des valeurs canado-américaines. J'espère que le jour où le Québec naîtra, ce sera un peuple de haute tolérance.
        Je ne trouve pas essentiel, les dates de mises à jour, d'où je me permets parfois des changements dans le texte original, mais le moins possible.

Féminoune : C'est un terme inventé pour identier les féministes rétrogrades qui sont obsédées par le sexe et la parité numérique entre gars et fille. Elle cherche l'égalité homme-femme , en voulant prendre le pouvoir.   J'ai inventé ce mot car il faut faire une nuance totale avec les féministes québécoises des années 1970 qui ont fait évoluer énormément la société québécoise.
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    jeansimoneau 2009 

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Posté le 16.12.2009 à 21:17

        Autant la pédophilie doit être interdite, la pédérastie devrait être décriminalisée pour respecter le développement des jeunes, si tout est vécu sans violence et dans un consentement mutuel.  Toute personne devrait être le seul maître de son corps et de son esprit.
          Quant aux plus jeunes,  la sexualité devrait être ce qu'elle est déjà, soit une exploration de soi-même et des autres. Un jeu.  Les lois concernant l'incitation, les touchers, les caresses sans violence, ne sont pas protectrices, mais surprotectrices; car, elles ne respectent pas la réalité.  Elles exagèrent le devré de danger et ignorent le droit fondamental de tout invividu à être le seul maître absolu de son corps et de son esprit.
             Le mal sur le plan sexuel n'existe que dans la tête des adultes corrompus par une civilisation qui a toujours condamné la sexualité ( La lutte sexuelle des jeunes, Wilhem Reich, petite collection Maspéro 100, 1972)
                                                          * *
      Si j'avais vécu dans une société libre,  je suis certain que mon procès ne se serait jamais produit.  J'enseignerais encore puisque malgré toutes les enquêtes faites sur ma carrière (15 ans) et auprès des jeunes à l'école, on a pas trouvé l'ombre d'un reproche à me faire.  Comme on m'avait déjà dit :  Never on the job !
        Je n'ai pas à répondre aux rumeurs publiques... L'imagerie populaire est menteuse, cruelle, sans scrupule et sans limite. ( Même s'il y a une pénurie de professeurs, je ne peux pas enseigner depuis 10 ans et plus).  Un an, après avoir cessé de boire, je me suis rendu dans un club y trouver des amis.  Le changement de luminosité m'affectait tellement que je tribuchais partout.  Le lundi suivant, un de mes élèves prétendait que ses parents m'avaient vu en état d'ébriété et que je mentais à tous, en prétendant ne plus boire  ( un fait pour donner l'exemple 'une fausse perception, car mon abstinence a duré environ huit ans).  Et , voilà pour la valeur des rumeurs.
          Qui fut responsable ou qui a commandité ce coup monté n'a pas d'intérêt.  J'en suis sorti péniblement , mais c'est du passé.
           Le système m'empêche de travailler dans mon métier et l'on essaie de m'égorger financièrement, grâce à mon dossier.  Je suis condamné au maximum, car même si je suis plein d'énergies, le système m'exclus complètement parce que j'assume totalement ma pédérastie.  On préfère les tueurs aux amants...aux boys lovers.
            Quant à moi, je suis condamné à perpétuité puisque bientôt on établira une liste de personnes condamnées pour crime sexuel et cela doit aussi apparaître dans le passeport.  Donc, plus de voyage en dehors du Canada.  Cela veut dire que je serai à jamais privé du droit à la « vie» qu'ont tous les autres humains, simplement , parce qu'un jour, un juge a décidé qu'un jeune disait la vérité plutôt que moi, qu'il a cru que j'étais coupable d'avoir touché son pénis, une fois à cinq fois, alors que j'aurais été seul avec lui.  De ce fait, je suis devenu un dangreux personnage parce que j'aime les garçons et que je suis prêt à donner ma vie pour le bonheur de ceux que j'aime.  Malheureusement pour moi, je ne crois plus dans le péché de la chair ... C'est contre ma conscience.
                                                    * * *
      Que l'on protège les enfants, j'en suis.  Par contre, ce n'est pas à la société de protéger la sexualité en imposant une morale et la répression.  Comme disait Léo Ferré : « Le problème avec la morale, c'est que c'est toujours la morale des autres. »
      Par contre, le ministre de l'Éducation du Québec (16-12-2001) a raison de demander une vérification des antércédents judiciaires de toutes les personnes appelées à travailler avec des jeunes de la maternelle et de l'école primaire.  Les plus jeunes doivent être protégés tant qu'ils n'auront pas atteint le développement affectif leur permettant de choisir eux-mêmes ce qu'ils aiment ou n'aiment pas.  La sexualité doit être enseignée positivement en faisant ressortir toute sa beauté.  Ce que l'on appelait des péchés étaient des peurs à contrôler parce que c'étaient des façons d'interpréter ce que l'on ne connaissait pas; mais aujourd'hui, on doit pouvoir parler plutôt de responsabilité sexuelle que de péchés.
         Au secondaire, après avoir reçu une bonne éducation sexuelle dans les dernières années du primaire, qui ne soit pas une mise en accusation de la sexualité, mais une bonne connaissance du développement de son corps et de son développement psychologique, pour mieux se comprendre, le jeune devrait être le seul à décider de ce qui se vit à l'intérieur de ses bobettes.  C'est à lui de décider , en autant qu'il n'y ait pas de violence, de domination , d'intimidation , ce qui lui plaît ou non. 
            La répression sexuelle au secondaire n'est plus une protection pour les jeunes , mais une supercherie, une façon malicieuse de diriger leur sexualité, une forme surprotection, un encadrement injustifié.  On apprend à une personne qui a soif à contrôler ses désirs en l'écartant dans un désert.  Plutôt que d'aborder la sexualité sous la forme de la répression ( qui est injustifiable), on doit leur apprendre à vivre une sexualité responsable vis-à-vis eux et les autres.
NDLR : J'ai hésité de publier le livre tel quel, car en dix ans, certains éléments peuvent être perçus différemment ;  mais j'ai opté de respecter l'ordre du livre pour en donner une connaissance exacte.  Je serais peut-être plus incisif aujourd'hui)  
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      jeansimoneau 2009

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Posté le 10.12.2009 à 18:06

         Avoir fait du temps pour un attouchement sexuel, c'est stupide, mais ce sont nos lois débiles.  On est plus puni pour attouchement que d'avoir volé les retraites des personnes âgées... Je le sais et je n'ai qu'à contrôler mes doigts.  Si je désobéis, c'est ma responsablité, respecter mes propres valeurs.  Mais, on ne fait aucune différence entre ce qui passe sans violence, dans le plaisir , et la violence , le viol.  C'est d'autant plus écoeurant que notre société dirigent nos esprits à coups de violence, d'ignorance,  en se prétendant capable de respecter les droits de l'homme. Ce qui me fatigue, c'est que cette intervention fut , je crois, un coup monté politique.
           Si ce n'était pas un coup monté, comment l'Homo-vicièr, un de mes romans écrit en 1968, qu'on retrouve avec beaucoup de difficulté, s'est-il ramassé entre les mains de la police de Val-d'Or ?  Était-ce le même que celui qui venait de disparaître dans l'appartement de Rouhed, juste après son suicide, à Montréal ?  Je ne connaissais pas les nouvelles amies de Rouhed, mon fils adoptif.  Je comprends qu'une lettre dans laquelle je disais que notre système est meilleur pour protéger les pénis que les cerveaux que je venais de remettre en main propre au ministre de la Sécurité du Québec, Me Ménard, se soit retrouvée dans mon procès.  Je l'avais écrit pour appuyer la création d'une loi anti-gang parce qu'on venait d'assassiner un petit gars à Montréal, le petit Daniel Desrochers.   J'ai aussi écrit à cette époque, un mémoire qui s'intitulait : " Pour en finir avec l'hypocrisie".  Pour dénoncer les suicides qui sont attachés à la répression sexuelle et à la drogue.  Ces suicides sont surtout dus à notre jansénisme.
             La police avait fait une perquisition chez moi.  Dans les photos saisies par la police de Val-dOr, il y en avait une de mon bon ami Marc Lachance qui avait créé de nombreux cirques en Éthiopie pour permettre aux jeunes de la rue d' y participer, ce qui leur garantissait de manger et de pouvoir fréquenter l'école. Une oeuvre extraordinaire de générosité !  Est-ce une coïncidence qu'il se pende quelques mois plus tard , car il aurait été dénoncé dans des lettres anonymes.  Il aimait les garçons comme moi.  Dans sa dernière lettre, il nous demandait d'interpréter son suicide comme un meurtre.  Un policier de Londres l'accusait d'appartenir à un réseau international pédophile, ce qui me semble carrément stupide puisque ça ne lui ressemble absolument pas.  Ce n'était pas dans ses conceptions de forcer un jeune, encore moins de l'exploiter .  Marc avait un très grand respect des jeunes qu'il aimait.  Donc, je ne crois pas dans ces accusations.  Par contre, si on écoute le film  Au nom du Père,  on comprend mieux ce qui peut s'être produit.
              Ce procès m'a aussi empêché de pouvoir remplir la promesse faite à mon fils de m'occuper de son enfant.  La personne qui l'a adoptée ne me faisait pas confiance.  Si elle avait pu me faire disparaître, elle l'aurait fait.  J'espère que sa petite connaîtra un jour le soujait de son père et le respectera.
             À travers la justice, j'ai appris que les êtres humains peuvent se conduire  pire que les animaux,  sans aucune nuance, aucune tolérance, aucun effort de compréhension.  Comme on me l'a dit , à cette époque,  "quand tu la reverras, elle sera assez veille et on lui aura tellement inculqué le désir de te rejeter d'emblée qu'elle te détestera sans même vraiment te connaître".
               Avant mon procès réel, une dame a tenté de me confronter une première fois chez un ami à nous, à Montréal.  Je lui faisais confiance.  Cette enquête enregistrée sur cassette audio, disait-elle, était fort attendue car " On se servira d'une limousine pour l'amener à Ottawa, si le plan réussit.  "  De quel plan s'agissait-il ?  Pour qul parti ?  Essayait-on de me mettre en confiance pour "enregistrer" mes possibles aveux ?   Dans cette entrevue,  j' y ai expliqué le pourquoi ces jeux , consistant à flatter la bédaine de Mathieu, une farce qui existait entre nous, je disais aussi pourquoi il n' y avait rien de mal là-dedans, car il était impossible qu'il ait un pénis assez long pour se rendre près de sa ceinture... même un adulte aurait été une exception pour réussir un tel exploit en longueur...  Pourquoi cette entrevue ? 
           Je n'aime pas parler de rumeurs, mais je fais exception cette fois-ci ?  Est-il vrai qu'un policier de Val-d'Or a dû s'exiler dans l'Ouest canadien parce que Mathieu, le june qui a porté plainte contre moi, aurait prétendu que l'agent qui l'interrogeait à mon seujet aurait aussi succombé à ses attraits ?  Pourquoi a-t-il affirmé chez moi, au retour de sa fin de semaine en famille d'accueil, après avoir déposé une plainte contre moi, que son père était gai alors qu'il est sans nuance hétérosexuel ?  En quoi son divorce faisait-il partie de cette mise ne scène ?  Le jeune prétendait qu'il serait  placé en famille d'accueil, mais que jamais il n'accepterait d'aller vivre chez sa mère ?  Qui au cours de cette fin de semaine a réussi à lui faire croire que son père était homosexuel ?  
             En cour, Mathieu a dit être venu en voyage, même s'il connaissait toute mes tendances et mes goûts.  Malheureusement, il lui manquait une semaine pour avoir le droit au consentement ... Peut-on consentir seulement qu'au moment , à minuit, qu'on a l'âge requis ?  Ne devient-on conscienct que sur les coups de minuit , marquant ton entrée dans tes quatorze ans ? Quelle connerie !
            Mathieu aurait dû être le seul à pouvoir porter plainte contre moi, s'il le désirait, mais librement.  Sauf en ce qui concerne l'enfance ( avant l'âge de raison , comme disait l'Église) , la sexualité devrait être absolument individuelle, libre, et axée sur la vie privée et l'intimité désirée par chacun.  L'orgasme n'est pas un péché, mais une libération.  Dieu n'a pas créé u corps pour que nous le maudissions, mais pour nous accepter dans nos faiblesses
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      jean simoneau 2009

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Posté le 09.12.2009 à 22:46

        Le procès a-t-il été poussé par les libéraux , les féministes ou les Mormons ? Le père du petit me dit qu'on assisterait à une lutte entre un gars de pouvoir et l'argent de la religion, les Mormons.  Une chose est certaine, le père était en lutte pour la garde des enfants avec son épouse qui venait de joindre les Mormons quelques années plus tôt.  Inutile de dire que nous avons des valeurs tout à fait différentes.  Son père m'avait prévenu avant mon départ pour Montréal avec son fils de bien faire attention, car on voulait absoument me piéger.  Pour le prouver, il m'avait montré une lettre de sa mère, indiquant sa préoccupation quant au voyage de son fils Mathieu avec moi. Quand j'ai demandé au père ce qu'il en pensait, sa réponse fut : " J'ai connu des homosexuels qui jamais ne m'ont touché."   Par conséquent, il me faisait confiance.  Je l'aidais parce qu'il était dépressif et qu'il avait beaucoup de difficilté avec Mathieu.  Le voyage était une promesse , une récompense,  s'il s'améliorait.  Son fils le rendait fou, car il ne voulait jamais lui obéir.  Puisque , selon lui, j'en avais récupéré de plus coriaces, il croyait que je pourrais avoir raison de la paresse de son fils. La maison était effectivement devenue incroyablement sale, car Mathieu refusait d'aider son père nouvelement divorcé.
         Le père est venu me trouver avec Mathieu pour que je l'aide.  " Garde-le, il ne veut rien comprendre."  Depuis quelques mois, Mathieu venait me trouver avec son père s'il avait fait des progrès.  J'aillais alors avec lui jouer aux quilles ou au cinéma, lui donner une récompense à mes frais bien entendu.  Ça me faisait d'autant plus plaisir que Rouhed venait de se suicider et que Gabriel, un jeune qui venait souvent habiter avec moi, était retenu dans une institutions judiciaires pour délinquants. J'étais devenu un bénévole avec sa mère pour que l'on puisse l'aider aussi.    Selon mes règles, le seul endroit où l'on ne devait pas savoir,  que je suis pédéraste, c'était l'école.  Un mot sur le sujet et je ne peux plus jamais enseigner.  Je n'en parlais tout simplement pas.  "Never on the job! "  Par contre, mon ami Jean Ferguson partageait mes goûts et était ami avec le père du petit Mathieu.  Tous connaissaient mon orientation sexuelle.
           Ça n'a pas d'importance que j'aie fait de la prison pour des attouchement sexuels, mais je ne pouvais plaider coupable à un tel délire puisque c'était affreusement exagéré et que l'on ne tenait pas compte de la vérité.  On me jugeait en me prêtant des intentions, en interprétant une situation. Je sais qu'en vivant ma pédérastie, je suis contre les règles de notre société.  Je le fais consciemment , donc, il est normal qu'on veuille me le faire payer; mais je suis moins dangereux que des présidents ou des premiers ministres qui font éliminer ceux qui ne pensent comme eux.  Je ne crois pas que la pédérastie soit mal, péché ou négative, s'il n'y a pas de violence ou de domination.
               Effectivement , en arrivant à la Ronde, à Montréal, Mathieu s'est dit malade.  On est entré chez moi. Il faisait un peu de fièvre.  J'ai voulu qu'il prenne un bain, il ne voulait pas.  Il était très tendu, je lui ai donc offert de le masser, ce que je venais d'apprendre dans des cours.  Si ça peut faire plaisir au système, c'est vrai que je l'ai touché presque partout en faisant ce massage suédois complet.  Lui aie-je effleuré le pénis ou la poche, une fois ou deux ?  C'est possible, même probable, puisque ça arrivait quand on me le montrait.  L'aie-je touché aux fesses. Définivement, ça fait partie du massage.  Mon remède a dû être très efficace, car on est reparti pour la Ronde.  Que je l'aie touché, possible, mais comme il a dit en cours : je ne l'ai même pas masturbé. Quel crime !  On voulait me donner trois ans, mais on s'est contenté de neuf mois.  À la fin du procès, des 32 fois où je l'aurais touché, il en restait une ou deux possible, selon son propre témoignage.  C'était sa parole contre la mienne. 
                Il est vrai que je n'ai pas la même conscience de la sexualité que les normes de cette civilisation qui privilégie le meurtre à l'orgasme comme nous le disait Charles Fourrier, dans Vers la liberté en amour.  Je priviégie l'orgasme au meurtre, à la torture.  Question de point de vue...
               Ce que j'ai vécu avec Mathieu ne regarde que lui et moi puisqu'il n' y a jamais eu de violence.  Malheureusement, il n'eut 14 ans, âge du consentement, qu'une semaine après ce voyage.  Puisqu'ainsi il était mineur, la police pouvait procéder quoiqu'il en pense.  Mathieu est venu me voir, une semaine avant ma sentence pour s'assurer qu'il pourrait quand même pouvoir venir en vouage avec moi.  Nous étions en vacances à mes frais.  Une chose est certaine, ça ne s'est pas passé comme il l'a raconté lors du procès.  Je l'aimais. Je l'affectionnais.  Je lui caressais le ventre pour le faire rire, le soigner quand il était trop stressé.  Je lui ai donné un massage.  Rien de tout ça n'est condamnable. Sauf, si on vit dans une société bornée.  Et, sur le plan de l'homosexualité, le Québec catholique l'a toujours profondément été.
               Je lui pardonne.  Il a été victime de l'imbécilité humaine.  Il fut manipulé par les féministes qui prétendaient le protéger et qui manifestait à l'extérieur , lors du porcès.  D'ailleurs, son père était parfois battu par les petites amies de sa mère.  C'est du moins ce qu'il me racontait.
              Mathieu n'a jamais manifesté de réticence à mes farces, sauf , serrer sa ceinture à s'en rompre la colonne vertébrale, pour s'assurer que je ne pourrai jamais descendre les doigts plus bas. Dans l'enquête préliminaire, il a affirmé vouloir venir avec moi, même s'il connaissait mes goûts.  Je lui avais dit avant de partir que je couchais nu et que je ne ferais pas d'exception durant ce voyage.  On m'accusa de m'être montré nu devant ce pauvre enfant qui a dû sûrement sentir son âme le quitter... Il a aussi ajouté avoir mollement essayé de me retenir le bras pour me le retirer de son pantalon, soulignant ainsi sa désapporbation.  Je me rappelle que son sourire était très joyeux quand je lui flattais le ventre.  Peut-on être condamné pour le désir d'avoir été en voie d'accomplir un geste ? 
               Caresser un ventre ou une tappe sur les fesses pour le féliciter aux quilles n'ont rien d'illégal.  Il faut vraiment être malade pour y voir du mal, comme le prétendait le Procureur de la Couronne.  On sait que ceux-ci sont payés pour salir les accusés ... comme si représenter le bien commun signifie écraser les individus dans le grand cirque de la justice.  Je croyais que la vérité y avait encore une toute petite place, mais je me trompais.
               Mettre la main sur le pénis de quelqu'un, même le sucer, s'il est d'accord, ça n'a jamais assèché personne.  Au contaire, l'orgasme, le sentiment d'être désiré a toujous été bénéfique, une pilule formidable de bonheur.  Un médicament sans pareil contre le stress.  La répression sexuelle est un acte d'ignorance, un moyen pour contrôler les individus.  Sans la répression sexuelle, les policiers ne pourraient pas mettre le nez dans la vie privée des individus et les contrôler jusque dans leur poste internet, sous prétexte de surveiller la pornographie infantile ou le terrorisme ... Pire que 1984, Big brother se fait passer pour une putain afin de mieux te piéger ... La loi devrait être là pour te protéger, non pour te piéger.
               Si ce procès n'était pas politique pour soi-disamment me faire payer au départ un prétendu crime felquiste (terroriste) commis 20 ans plus tôt , je me demande pourquoi mon avocat m'a dit que je devais écoper de trois ans de prison parce que ce procès était imminamment politique, mais dans un autre sens que celui que j'entends habituellement.
               Si mon procès n'était pas politique pourquoi le père de Mathieu a-t-il parlé de mes poèmes à la police ?  Cela leur a permis de perquisitionner chez moi et de saisir mes trois vidéos sur la poésie : soit
Les nuits de la poésie à Montréal en 1970 et 1980 ainsi que le film La société des poètes disparus. 
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Posté le 09.12.2009 à 02:49

La paranoïa est le début de la Sagesse. Gilbert Langevin.
                                                             **
J'ai commencé à écrire ce livre en prison ( les 45 premières pages).  Je voulais y exprimer toute ma révolte et expliquer pourquoi à mon point de vue la liberté sexuelle est si importante dans l'imagerie et la compréhension de la vie pour nous,  les Occidentaux.  Ce fut mes premiers pas dans la théorie à l'effet que la liberté sexuelle individuelle est l'élément le plus important pour la libération des esprits et la capacité de repenser notre système.  Éliminer la violence, les drogues, remplacer notre lutte au plaisir par la lutte à la violence.  Je ne suis pas le premier à avoir perçu là quelque chose de fondamental si l'on veut changer le monde.  La liberté sexuelle, la non violence, c'est la révolution.  La même que celles des droits individuels et à la vie privée.

Cela explique aussi cette drôle de structure dans laquelle je passe du politique à la sexualité, ce qui lui confère cet air un peu névrosé,spirale, nouvel essai comme dans le nouveau roman.

Cette perception de quelques unes des années qui ont suivi mon aventure comme professeur à Val-d'Or et mon engagement pour l'indipendance du Québec peut être carrément paranoïaque, mais ça n'a aucune importance, ce fut un événement qui a marqué mon cheminement.  Je n'ai jamais pu enseigner par la suite et en tirant le diable par la queue, je n'ai jamais pu me réengager politiquement comme je l'aurais voulu.

Puisque l'on ne pouvait pas m'attaquer sur un plan politique, ni même me reprocher quoique ce soit comme professeur  (nerver on the job) ,  pour me la fermer le système a monté un procès après m'avoir tendu un piège, en fournissant le petit gars... une victime qui a eu bien du plaisir à jouer son rôle de victime...

Ce qui s'est sexuellement passé entre nous est tellement insignifiant que l'on a dû se servir d'un de mes livres sur la pédérastie, écrit en 1968, L'homo-vicièr, pour essayer de faire croire aux gens que je suis pédophile.  Une étiquette qui ne me colle pas à la peau, mais je me suis toujours présenté comme pédéraste. Ça se ressemble, mais ce sont deux mondes tout à fait différents.

À mon avis, mon incarcération faisait partie de la répression qui a suivi le référendum perdu en 1995.  Il fallait écraser à jamais les indépendantistes québécois qui venaient presque de réussir la création du pays du Québec. Je venais de démissioner comme président de la Société nationale des Québécois.  On croyait que j'avais été mêlé au FLQ  ( un mouvement terroriste , le Front de Libération du Québec) dans les années 1970.   Je poursuivais ma lutte contre le fédéralisme canadien.  Comme on me l'a bien expliqué en prison : être un prisonnier politique, c'est dangereux, ça crée des martyrs et des héros ; mais être reconnu coupable de pédophilie, ça fait de toi un monstre, un salaud, un perverti, pire que les faucons qui ,eux , ne sont que des assassins légaux ...

Pour réaliser ce plan, la police de Val-d'Or, a kidnappé deux enfants ( une petite fille de six ans environ et un garçon qui allait bientôt pour avoir 14 ans, soit l'âge de consentement  au Québec, à cette époque.  La police les a séquestrés une fin de semaine, étant placés sous le regard d'une famille d'accueil, avec l'interdit pour leur père d'entrer en communication avec eux.  Puisqu'il n'avait pas comminiqué avec la DPJE, c'était un geste illégal. 

Puis, on a choisi entre deux versions des faits reprochés par le jeune garçon.  Ces versions avaient été établies, après coup, à la suite de nombreuses heures d'interrogation par une représentante de la DPJE ( une amie de la gouverneure générale actuelle) et la police.  On a probablement choisi celle qui paraîtrait la plus crédible.  Je ne sais pas pourquoi on a choisi la version présentée en cour, mais celle qui fut rejetée ne tenait pas compte que je venais quelques mois plus tôt d'être gravement blessé à l'épaule droite, ce qui m'empêchait à toute fin pratique d'utiliser mon vras droit.  Cet accident m'avait temporairement rendu impuissant.  La douleur l'emportait sur le besoin de jouir... Le physiothérapeute pouvait en témoigner, mais mon avocat ne l'a jamais demandé à la barre. Le juge l'a même pratiquement supplié de lui fournir la moindre preuve s'il voulait me faire innocenter.  Il n'y eut que deux témoins : le père et le fils.

J'ai refusé de témoigner.  Si je respecte ce que je crois, je suis innocent.  Puisqu'on fabulait, j'ai plaidé non coupable.  Mon avocat a aussi refusé la liste d'une vingtaine de jeunes et amis qui pouvaient venir témoigner en ma faveur. 

D'ailleurs, j'avais été averti : " si tu n'as pas 10,000$ pour te défendre, oublie ça, tu iras en prison." Je n'avais pas cet argent.  Et, avec ce que j'avais déjà écrit et publié, j'étais condamné d'avance.

J'ai fait mes neuf mois de prison, j'ai payé.  Maintenant, je peux avouer sans problème que je l'ai touché, je l'ai mangé comme un vampire et il en a fait autant.  Si vous êtes assez crétin pour le croire, car il était irréversiblement hétérosexuel, comme son père , vous êtes de bons citoyens.  Je ne sais même pas encore s'il est circoncis.
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     jean simoneau 2009


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