Qu'arriverait-il si on réalisait une vision anarchiste où chaque individu est le centre de l'univers , où la terre est la planète de tous les humains, où le seul mal véritable serait de tuer, blesser, violer, voler, faire la guerre, essayer de dominer et exploiter l'Autre ? Comment ces vérités religieuses immuables d'aujourd'hui résisteraient-elles logiquement à l'interdiction planétaire de tuer un autre être humain quelles que soient les raisons ? Comment réagiront les fanatiques de tous acabits quand on décidera universellement de redonner à l'homme son droit de vivre dans la dignité , sans violence. L'homme doutera-t-il enfin des vérités qui ont besoin de meurtres pour survivre ?
La première erreur monumentale de notre civilisation est que nous avons accepté dans nos croyances la bêtise générale qu'un certain Montesquieu a essayé de nous faire avaler, à savoir que la cause de la décadence des grecs et des romains fut l'homosexualité, oubliant qu'à cette époque , la force des états tenait du nombre de ses soldats et leur folie meurtrière à combattre tout étranger. Ce problème militaire a enfanté une réaction saine des femmes d'alors qui en avaient assez de perdre fils et maris. Elles ont faite la grève contre les guerres en se refusant aux hommes.
La force des amours grecs, platoniques ou non, a été bien au contraire , comme l'a si bien compris Marguerite Yourcenar, un des grans moteurs de la bravoure des armées grecques. Ils font penser jusqu'à un certain point aux kamikazes d'aujourd'hui. On leur fait croire dans un paradis après la mort pour les motiver, mais qui est revenu de ce paradis pour en confirmer l'existence ?
Dans un tour de plume homophobe, on a renié l'essentiel de la réflexion humaine, de la civilisation grecque, quant à l'individualité et la différence de chaque humain. On a rejeté la philosophie grecque , la pensée, la réflexion la plus évoluée sur nous, au dépens de la violence décadente des romains.
Depuis la répression sexuelle a donné naissance au fascisme et à l'exploitation des muscles de la jeunesse. La culpabilité a remplacé l'amour comme moteur de la vie ... ( La lutte sexuelle des jeunes, W. Reich ) popur nourrir la société économique et industrielle.
Nous avons ainsi commencé à croire que la violence était moins dangereuse que le sexe. Et, nous avons constitué tous les enseignements jansénistes de la planète, religions et sectes confondues ... Nous avons inventé pour le pouvoir les castes secrètes : les services secrets et les vendeurs d'armes ... Le pouvoir d'agir de l'exploitation commerciale dite colionaliste.
Charles Fourrier semble , avec le Marquis de Sade, un des rares à comprendre que l'hypocrisie qui naît nécessairement d'une telle forme de société ne peut qu'un jour nous éclater au visage. Mains, ils furent catalogués comme fous, car, ils avaient oublié un principe fondamental qui ne refera surface qu'avec Sartre : la liberté ne peut pas exister sans une très profonde conscience de la responsabilité. Et, la liberté n'est pas un abus, mais un contrôle de l'agir sur une fenêtre de la vie.
Il faut replacer le corps dans une perspective qui nous offre une raison de vivre. André Gide nous disait qu'il a réussi sa vie, tout simplement parce qu'il l'a vécue. Revoir le but de la vie engendre un tel déséquilibre sur le plan religieux, et par conséquent économique qu'il est plus facile de continuer avec nos systèmes basés sur la violence et la cupidité, même s'ils conduisent inexorablement à notre destruction, que d'essayer de les remplacer
Loin d'emprunter le tonneau de Diogène pour remettre en cause les fondements mêmes de la propriété , les digireants de notre monde ont inventé la torture et la prison pour mieux asseoir leur pouvoir sur l'individu et le peuple (Surveiller et punir, Michel Foucault)
Plutôt que de rechercher la justice, la tolérance, la réhabilitation, on a basé le système judiciaire sur la peur et la punition. « La crainte est le début de la sagesse», disait-on. Oubliant que la violence conduit à la folie.
Avant-propos (début des années 2000)
L'homme mérite-t-il d'exister ? Serons -nous des Bar-b-q pour quelques barils de pétrole ou quelques gouttes d'eau ? C'est la question que nous devons nous poser alors que nous gambadons à une vitesse vertigineuse vers une troisième guerre mondiale. " Quand les hommes politiques se promènent , ça n'augure rien de bon...", disait mon père.
Pendant que nous nous rendons pesamment au travail pour remettre quelques dollars d'impôts à nos tout-puissants maîtres, nous oublions que ces argents servent à alimenter notre propre destruction : les religions et la machine militaire alimente la haute finance. Plus nous payons comme contribuables, et moins nous recevons de services en retour. Nous ne semblons pas être conscients que des millions d'humains souffrent d'un manque de l'essentiel.
Tout a commencé bien avant un certain 11 septembre 2001, à New York.
Depuis déjà quelques années, les magnats du pétrole et du sacré saint cénacle des milliardaires ont décidé de revoir la distribution des richesses naturelles sur terre.
On a parlé du phénomène de la mondialisation.
Nous avons commencé à revivre la dérive économique des continents, la création de marchés continentaux , dont le World Trade Center illustre un des premiers soubresauts provoqués par la fureur maladive de ses acteurs. « Mieux vaut mourir que de ne pas tout avoir. »
Ce n'est pas d'aujourd'hui que les magnats de la finance et du pétrole anéantissent peuples et pays. L'Afrique a été dévastée et les forêts de l'Amazonie diminuent à vue d'oeil. L'homme n'a pas sa place dans le mot «économie». L'homme est devenu un grand singe terriblement malade du cerveau puisqu'il juge la valeur de la vie en terme d'argent et de pouvoir. Toute la malédiction de cette éphémérité repose sur l'exploitation de l'homme par l'homme, sa peur de la mort et le sens donné à la vie. Pour ne pas encore les rendre plus maladivement jalouses faudrait-il y inclure les femmes qui rêvent de redevenir Amazones ?
La tradition ou la civilisation est une obsession omniprésente du passé, rattachée aux rêves de pouvoir entretenus par nos dirigeants de toutes les classes : le colonialisme et et l'hégémonie.
Cette perception de nos vies nous plonge au centre de «1984» afin de découvrir encore de nouvelles méthodes de répression. En est-il, comme dans 1984 où le pouvoir inclue aussi la révolution, où des guerres sont organisées pour justifier la répression ?
Ainsi, au lieu de voguer vers l'avenir, sommes-nous plongés en plein Moyen-Âge et en pleines guerres de religion.
En fait, on pourrait dire que notre civilisation est foncièrement malade depuis, bien avant le capitalisme qui n'est qu'une accélération de l'esclavage économique mondial moderne.
La bêtise a commencé avec la royauté. La royauté est un phénomène qui tient peut-être du comportement des singes, là, ou celui qui a le plus long et le plus gros pénis domine les autres. C'est possiblement depuis ce temps qu'on parle aussi des bijoux de famille ... La royauté était le centre du pouvoir et des intérêts d'une nation. Pour un marxiste, l'aristocratie et la bourgeoisie dominaient les classes ouvrières et agricoles. Mais, un fait existait déjà, le pouvoir venait d'en-haut et non de la démocratie. Et bien évidemment, il faut faire croire que ces dominateurs agissent pour le plus grand bien de la majorité.
Pour dominer, il a fallu inventer « une vision de dieu» et pour les lignées postérieures des familles royales, le principe de la descendance. C'était une vision du monde, une interprétation qui avait l'avantage de ne jamais pouvoir être remise en cause. C'était la vérité avec un grand V. Par conséquent, le pouvoir religieux s'est lié au pouvoir économique et politique, donnant ce que l'on a appelé nos civilisations puisque chaque religion a incarné une explication de l'existence et dans chaque cas, cette vérité a dû être défendue par les mises à mort pour ne pas être remises en question. » Hors de l'Église, point de salut ! »
Notre histoire est une illustration constante d'une schizophrénie des hommes et des femmes qui nous dominent. Leur instinct de pouvoir s'est muté en une véritable paranoïa ... "Le peuple est sale, igrorant, vicieux , nous devons être làpour veiller au grain". semblent-ils penser. ... Freud y verrait certainement encore l'oeuvre du péché, de sermons des prêtres, mais Dieu, s'il y en a un ( et je crois qu'il y en a un) ne peut être qu'Énergie, et par conséquent que d'une autre dimension. Il doit se sentir blasphémé avec tout ce qu'on lui fait raconter et tout ce que l'on dit de Lui. Au mieux, Dieu est un nom donné à la puissance d'organisation, de structures, de pensée que l'homme a intuitivement créé pour expliquer la réalité et se protéger de son ignorance et de sa peur.
En fait, en cherchant une raison d'exister , l'homme a maudit sa temporalité, son corps, (sa mort) au point de créer le péché de la chair plutöt que celui de la « jalousie et de l'orgueil» . Il a démonisé le sexe pour glorifier la violence. Sa soif d'immortalité a suscité toute une imagerie autour du ciel et de l'enfer (le Bien et le Mal) pour échapper à sa condition d'être condamné à mort.
Même si ce langage semble celui de l'extrême droite, c'est le même que celui de l'extrême gauche ( dieux en moins) . Quelle différence y a-t-il à être existant, mais impuissant à intervenir, ou ne pas exister ? La seule existence dont tu peux temporairement être certain, c'est TOI.
Le livre commence par des présentations.
Entre la prison et la vision. " Tu dois exprimer démocratiquement tout ce que tu ressens en toute sincérité pour participer à la construction de l'édifice de l'Amour universel" Paul-Hervé Bénard
"Simoneau, c'est le marginal des marginaux. Le Jean Genêt du Québec. La paranoïa , c'est le début de la sagesse. " Gilbert Langevin.
Écarté du monde, je suis ,à cause de ma pédérastie, un éternel "reject"..
Face à la mort , je me suis défini ainsi : Des Évangiles selon St-Jean l'Évangéliste, dans la bible de Jérusalem, nu au Jardin des Oliviers
Du Coran et de Boudha, pour la miséricorde divine et l'illumination
Évolutionniste, pour notre réalité
Absolument non violent... donc, révolutionnaire
Gai, pédéraste, amourajeux, boys lover...
Anarchiste, peace and love,
En d'autres termes, je ne sais pas
d'où je viens
qui je suis
où je vais
Je suis tout, car je ne suis rien.
Nous voici, prêt pour l'avant-propos !

Spirale intra projective est un essai dont l'autre titre aurait pu être L'indépendance ou la mondailisation ou encore Une nation = un pays.
C'est un livre que j'ai commencé en 1999, pendant un petit séjour en prison. La raison officielle était d'avoir touché sexualement un jeune de 13 ans 258 jours, soit une semaine avant l'âge de consentement. Personnellement, j'y ai toujours vu une intervention politique.
Selon le père du jeune accusateur, qui était aussi mon ami, la police lui a donné le choix entre signer ma dénonciation ou perdre la garde de son enfant. Le procès a été rendu possible à la suite d'un geste illégal de la police qui pourrait être considéré comme une arrestation illégale, voire même un kidnapping. La police est allé chercher le petit gars et sa soeur, contre le gré du père qui venait de divorcer et qui étaient en procès pour la garde de ses deux enfants. Le prétexte était que la maison (chez lui) était trop sale et représentait un danger pour les enfants. La maman était mormonne.
À la fin de mon procès, mon avocat m'a informé que je pouvais le faire déclarer invalide, étant donné sa très faible performance. On m'avait d'ailleurs dit que je devais verser 10,000$ , si je ne voulais pas aller me promener en tôle. J'ai toujours pensé que ces procès sont d'abord commandés par le monde politique. Paranoïa ?
Je crois dans la liberté sexuelle si elle est non-volente et consentie. En ce sens , selon le système, je mérite ce que j'ai eu. Je n'ai pas changé d'idée depuis . La répression sexuelle est un motif politique facile.
À cette époque, nous sortions d'un référendum pour l'indépendance du Québec, au cours duquel j'avais été très actif comme président de la Société nationale des Québécois, à Val-d'Or. J'ai commencé le livre en-dedans et je l'ai terminé en 2002. Il a été présenté chez un seul éditeur qui me l'a refusé. Étant donné que le manuscrit a 295 pages, il est demeuré sur les tablettes. Il était devenu impossible de continuer à gagner ma vie en enseignant et les emplois disponibles fournissaient à peine de quoi survivre. Un bon moyen de nous forcer à la transquilité. On m'a d'ailleurs dit qu'on n'avait pas l'intention de faire de moi un second Mendéla. C'était m'accorder plus d'importance que je m'accorde moi-même.
Bizarrement, durant que j'étais dedans, le fédéral acceptait une loi pour tuer à jamais l'indépendance du Québec. La loi de la clarté a été présenté par Stéphane Dion.
En écrivant ce livre, j'ai essayé de me servir de la formule du nouveau roman , tout en faisant un essai. Ainsi, les sujets s'emboîtent. Il sont 5 : général; le procès et ses suites; la pédérastie et la liberté sexuelle; la politique et finalement, la religion. Le seul moyen de savoir de quoi il sera question est le nombre d'étoiles au début de chaque partie.
Je n'ai pas écrit ce livre pour pleurer sur mon sort, mais livrer mon opinion sur la situation politique au Québec et la peur maladive de la sexualité. Le poème À droite toute (déjà publié ici) dit en condensé ce que j'affirme dans ce livre.

Ce théâtre peut paraître agressif. Il faut dire que je n'ai rien contre la reine elle-même ou sa famille, mais je suis totalement pour l'abolition de la monarchie, surtout au Canada.
Le Canada a prétendu avoir obtenu complètement son indépendance de l'Angleterre, mais on maintient les symboles de la royauté au Canada : on doit toujours prêter serment à la reine d'Angleterre et ll'institution continue d'être sous l'emprise monarchiste puisque Michaël Jean, gouverneur générale,( un lieutenant -gouverneur par province) demeure la représentante de la reine et encore pire celle qui dirige l'armée. Pourtant, tous ces symboles devraient être abolis puisque c'est ce que la reine et Trudeau avaient signé comme entente. Avec cette institution, le Canada est toujours une colonie britannique.